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Tech & Science
Herz — Desk Tech & Science · · Résumé 30 s · Article 3 min
Une étude doctorale menée à l'Université de Colombie-Britannique (Canada) identifie une « zone Goldilocks » d'utilisation de l'intelligence artificielle pour les tâches créatives. Un usage modéré produit les meilleures idées ; un recours trop faible ou trop intensif nuit à la créativité. Deux expériences contrôlées, réunissant respectivement environ 150 et 319 participants, confirment ce résultat. Une enquête auprès de professionnels créatifs — designers, auteurs, artistes — livre la même conclusion : ceux déclarant un usage modéré sont évalués comme les plus créatifs par leurs supérieurs.
Une étude doctorale de Hsuan-Che Brad Huang, menée à l'Université de Colombie-Britannique au Canada, identifie une « zone Goldilocks » d'utilisation de l'intelligence artificielle pour les tâches créatives. Un usage modéré produit les meilleures idées ; un recours trop faible ou trop intensif nuit à la qualité créative. Les résultats sont rapportés par New Scientist.
Dans une première expérience réunissant environ 150 participants, chacun disposait de 15 minutes pour proposer une idée d'entreprise à un étudiant fictif disposant de 10 dollars de capital. Les participants ayant soumis entre 4 et 6 requêtes à ChatGPT ont obtenu les meilleures évaluations de juges experts sur la nouveauté, l'utilité et la valeur commerciale de leur idée — devançant ceux n'ayant utilisé qu'un seul prompt et ceux en ayant soumis neuf ou plus.
Une deuxième expérience, conduite auprès de 319 participants, a reproduit et confirmé ces mêmes résultats.
Une enquête menée auprès de professionnels créatifs — designers de mode, artistes visuels, auteurs, animateurs, technologues et influenceurs — a livré la même conclusion. Ceux déclarant un usage modéré de l'IA, soit un score de 4 à 5 sur une échelle de 1 à 7, étaient jugés les plus créatifs par leurs responsables hiérarchiques.
Selon Huang, les grands modèles de langage (LLMs) — des modèles d'intelligence artificielle possédant un très grand nombre de paramètres — sont essentiellement des outils statistiques. Ils tendent à produire une « réponse moyenne », dépourvue des idiosyncrasies propres au cerveau humain.
Ces modèles peuvent par ailleurs absorber des biais issus de leurs données d'entraînement. Un recours trop intensif risque aussi de miner le sentiment de compétence de l'utilisateur et de produire une forme d'apathie créative.
Les informations disponibles proviennent d'un article de New Scientist ; les modalités de publication scientifique de cette thèse ne sont pas précisées dans les sources accessibles. La généralisabilité des résultats à d'autres types de tâches créatives ou à d'autres outils d'IA que ChatGPT n'est pas établie par les données disponibles.
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Il s'agit d'un niveau d'usage modéré — ni trop faible ni trop intensif — qui permet d'obtenir les meilleures performances créatives, selon l'étude de Hsuan-Che Brad Huang.
Dans la première expérience, le groupe ayant soumis entre 4 et 6 requêtes à ChatGPT a obtenu les meilleures évaluations, contre 1 seule pour le groupe faible et 9 ou plus pour le groupe intensif.
Des designers de mode, artistes visuels, auteurs, animateurs, technologues et influenceurs, évalués par leurs responsables hiérarchiques sur leur niveau de créativité.
Selon Huang, les grands modèles de langage produisent une « réponse moyenne » statistique, peuvent absorber des biais de leurs données d'entraînement et risquent de miner le sentiment de compétence de l'utilisateur, générant une apathie créative.