
…
…
International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Un tribunal de Gênes a condamné, le 16 juillet 2026, Giovanni Castellucci, ancien directeur général d'Aspi, l'opérateur autoroutier italien, à 12 ans de prison pour homicide involontaire dans l'affaire du pont Morandi. Le viaduc s'était effondré le 14 août 2018, faisant 43 morts. Premier jugement rendu au terme d'un procès de quatre ans et 283 audiences, la décision déclare coupables 32 des 57 accusés. Deux autres cadres d'Aspi ont également été condamnés à des peines de prison.
Un tribunal de Gênes a condamné, le 16 juillet 2026, Giovanni Castellucci, ancien directeur général d'Aspi (Autostrade per l'Italia, principal opérateur autoroutier d'Italie), à 12 ans de prison pour homicide involontaire dans l'affaire du pont Morandi.
Il s'agit du premier jugement rendu dans ce procès fleuve lié à l'effondrement du viaduc, survenu le 14 août 2018 à Gênes, qui a causé la mort de 43 personnes. Sur 57 personnes poursuivies, 32 ont été reconnues coupables.
Outre Castellucci, Michele Mitelli, directeur de la maintenance chez Aspi, a été condamné à 11 ans de prison. Paolo Berti, ancien vice-directeur de la même société, a écopé de cinq ans et demi.
Parmi les accusés figuraient des cadres d'Aspi et de sa filiale Spea, ainsi que des fonctionnaires du ministère italien des Infrastructures. Beaucoup d'entre eux ont refusé de témoigner.
Long de 1,2 kilomètre et inauguré en 1967, le pont Morandi traversait la ville de Gênes. Le 14 août 2018, son pilier 9 a cédé, provoquant l'effondrement d'environ 200 mètres de chaussée depuis une hauteur d'environ 50 mètres.
L'état fragile de l'acier armé du pont était connu avant la catastrophe. Selon le juge d'instruction, aucune mesure minimale d'entretien n'avait été réalisée depuis 1967 pour renforcer les câbles porteurs du pilier 9, contrairement aux piliers 10 et 11 où des travaux avaient été effectués.
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.
Une démolition du pont avait pourtant été envisagée dès 2009, toujours selon le juge d'instruction.
Le parquet reprochait à Castellucci d'être informé depuis 2009 des défauts structurels à l'origine de la catastrophe. Il aurait négligé les travaux d'entretien nécessaires, ignoré les signaux d'alerte et fait passer le profit avant la sécurité.
La défense a soutenu que l'effondrement résultait d'un défaut de construction originel et non d'un manque d'entretien.
Aspi et sa filiale Spea n'ont pas été jugées dans ce procès. Elles ont conclu un accord extrajudiciaire avec le parquet prévoyant le paiement de 29 millions d'euros à l'État.
Au moment de la catastrophe, Aspi et Spea appartenaient au groupe Atlantia, holding privée italienne active dans les infrastructures autoroutières et aéroportuaires, contrôlée par la famille Benetton via la holding Edizione S.p.A. Atlantia a depuis disparu : retirée de la cotation à la Bourse de Milan, elle a cédé la place à Mundys S.p.A. en mars 2023.
Giovanni Castellucci est déjà incarcéré pour un autre accident : en 2013, un bus était tombé d'un pont dans le sud de l'Italie, causant la mort de 40 personnes. Il avait été condamné à 6 ans de prison dans cette affaire.
Les peines prononcées à l'encontre des 29 autres personnes reconnues coupables — au-delà de Castellucci, Mitelli et Berti — ne sont pas détaillées dans les sources disponibles pour cet article.
Le pont Morandi était un viaduc de 1,2 kilomètre inauguré à Gênes en 1967. Il s'est effondré le 14 août 2018, causant la mort de 43 personnes.
Aspi est l'acronyme d'Autostrade per l'Italia, le principal opérateur autoroutier d'Italie. Au moment de la catastrophe, il appartenait au groupe Atlantia, détenu par la famille Benetton.
Aspi et sa filiale Spea ont conclu un accord extrajudiciaire avec le parquet, prévoyant le paiement de 29 millions d'euros à l'État, ce qui les a exclues du procès pénal.
Les 57 accusés répondaient d'homicide involontaire, de mise en danger de la sécurité routière et de falsification de documents. Le parquet avait requis plus de 400 ans de prison au total.
Oui. Il était déjà incarcéré pour la chute d'un bus d'un pont dans le sud de l'Italie en 2013, qui avait tué 40 personnes, et pour laquelle il avait écopé de 6 ans de prison.