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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 5 min
L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), déclarée à la mi-mai 2026, est désormais la troisième plus importante jamais enregistrée, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Au 16 juillet 2026, on recense 2 003 cas confirmés et 796 décès. L'épidémie, due au variant Bundibugyo — une espèce du virus Ebola sans vaccin ni traitement homologué — se propage plus vite que toutes les précédentes : le seuil des 2 000 cas a été atteint en environ deux mois, contre plus de dix mois lors de l'épidémie 2018-2020.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré le 16 juillet 2026 que l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est désormais la troisième plus importante jamais enregistrée. Le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a précisé qu'elle se propage plus rapidement que toutes les épidémies précédentes. On dénombre ce jour-là 2 003 cas confirmés, 796 décès et 377 personnes rétablies.
Cette épidémie — la 17e à frapper la RDC — a été déclarée à la mi-mai 2026. Le foyer principal se situe dans la province de l'Ituri, au nord-est du pays.
La rapidité de l'épidémie 2026 est sans équivalent dans l'histoire d'Ebola en RDC. L'épidémie de 2018 avait mis plus de dix mois pour atteindre 2 000 cas confirmés ; l'épidémie actuelle y est parvenue en environ deux mois.
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L'épidémie est causée par le variant Bundibugyo (Bundibugyo ebolavirus), l'une des six espèces connues du virus Ebola, qui se transmet principalement par contact direct avec les liquides biologiques d'une personne infectée. Contrairement à d'autres espèces du virus pour lesquelles des vaccins et des traitements existent, aucun outil thérapeutique ou vaccinal n'est à ce jour homologué contre cette espèce.
Dans la province de l'Ituri (nord-est RDC), plus de 80 % des nouveaux cas sont détectés parmi des personnes absentes des listes de contacts connus. Environ deux tiers des décès surviennent dans les communautés, chez des personnes qui n'ont jamais été prises en charge dans un établissement de santé.
Début juillet 2026, l'OMS a lancé des essais cliniques sur deux traitements contre Ebola-Bundibugyo : l'anticorps monoclonal MBP134 — un traitement expérimental visant à neutraliser le virus — et l'antiviral remdesivir, testés seuls ou en association.
La semaine du 14 juillet 2026, l'université d'Oxford (Royaume-Uni) a lancé le premier essai de sécurité du vaccin ChAdOx1 adapté au variant Bundibugyo. La plateforme ChAdOx1 est un vecteur adénoviral de chimpanzé, la même technologie qui a servi à développer le vaccin Oxford-AstraZeneca contre la Covid-19.
Le 14 juillet 2026, un essai clinique distinct a démarré pour évaluer l'obeldesivir — un antiviral oral, prodrogue du remdesivir — en prophylaxie post-exposition (PEP), c'est-à-dire administré à titre préventif à des personnes en contact avec des cas confirmés, dans les heures ou jours suivant l'exposition.
L'épidémie 2018-2020 avait été la plus meurtrière de l'histoire de la RDC : près de 2 300 morts pour environ 3 500 malades recensés. Il avait fallu plus de dix mois pour franchir le seuil des 2 000 cas confirmés — un seuil que l'épidémie 2026 a dépassé en environ deux mois.
L'OMS n'a reçu qu'environ 40 % des 115 millions de dollars (USD) estimés nécessaires pour les six premiers mois de la réponse. Malgré ce déficit, la capacité d'hospitalisation dépasse 800 lits et le taux de suivi des contacts a atteint près de 80 % au 16 juillet 2026.
L'Ouganda voisin a recensé 20 cas et 2 décès au total. Le 16 juillet 2026, les autorités ont annoncé n'avoir plus aucun malade actif dans le pays.
Selon Chikwe Ihekweazu, directeur des situations d'urgence de l'OMS, le nombre réel d'infectés en RDC pourrait être deux à quatre fois supérieur aux cas certifiés en laboratoire. Cette estimation se fondait sur environ 1 900 cas confirmés recensés au 14 juillet 2026.
Le nombre de laboratoires de dépistage déployés fait l'objet de données contradictoires : 60 installations selon France 24 (au 16 juillet 2026), contre 14 selon d'autres informations datant du 14 juillet. L'écart est trop important pour s'expliquer par deux jours d'intervalle et pourrait tenir à des définitions différentes des types d'installations comptabilisées.
Le Bundibugyo ebolavirus est l'une des six espèces connues du virus Ebola. Il provoque des fièvres souvent hémorragiques et se transmet principalement par contact direct avec les liquides biologiques d'une personne infectée. Aucun vaccin ni traitement n'est à ce jour homologué contre cette espèce.
La cause exacte n'a pas été précisée par l'OMS. On sait que dans la province de l'Ituri, plus de 80 % des nouveaux cas surviennent parmi des personnes absentes des listes de contacts connus, ce qui rend le traçage très difficile. Environ deux tiers des décès surviennent hors de tout établissement de santé.
Depuis début juillet 2026, des essais cliniques évaluent l'anticorps monoclonal MBP134 et l'antiviral remdesivir. Le 14 juillet 2026, un essai sur l'obeldesivir en prophylaxie post-exposition (PEP) a également démarré. Un vaccin expérimental ChAdOx1, développé par l'université d'Oxford, fait l'objet d'un premier essai de sécurité depuis la semaine du 14 juillet 2026.
Oui. L'Ouganda a recensé 20 cas et 2 décès au total. Le 16 juillet 2026, les autorités ont annoncé qu'il n'y avait plus aucun malade actif dans le pays.
Non. L'OMS estimait à 115 millions USD le budget nécessaire pour les six premiers mois de la réponse. Au 14 juillet 2026, elle n'en avait reçu qu'environ 40 %, ce qui contraint les capacités de surveillance et de prise en charge.