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International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
La Commission européenne a adopté le 16 juillet 2026 deux décisions contraignant Google à modifier son modèle commercial en Europe. Android devra être ouvert aux assistants IA tiers dans un délai d'un an, y compris pour l'activation vocale et la délégation de tâches. Google devra également partager ses données de recherche avec ses concurrents à partir du 1er janvier, avec anonymisation obligatoire. Ces mesures s'appuient sur le règlement sur les marchés numériques (DMA). Google a rejeté les décisions, invoquant des risques pour la vie privée et la sécurité nationale.
La Commission européenne a adopté le 16 juillet 2026 deux décisions contraignant Google à modifier son modèle commercial en Europe, selon le quotidien El País. Ces mesures s'appuient sur le règlement sur les marchés numériques (DMA), le texte européen encadrant les obligations des grandes plateformes numériques.
La première décision porte sur Android, le système d'exploitation mobile de Google. L'entreprise devra permettre aux assistants IA tiers de s'activer par commande vocale — à l'image du déclencheur « Hey Google » — et de prendre en charge des tâches comme la réservation d'un taxi. Cette obligation doit être effective dans un délai d'un an.
La deuxième décision porte sur les données de recherche. À partir du 1er janvier, Google devra mettre à la disposition des moteurs de recherche concurrents les mêmes données qu'il exploite pour ses propres services. L'anonymisation est obligatoire, via un mécanisme multicouche. Google peut toutefois invoquer de graves risques de cybersécurité pour déroger à cette obligation.
Google a rejeté les deux décisions. Dans un communiqué, l'entreprise estime qu'elles introduisent des risques sans précédent pour la vie privée des utilisateurs, la sécurité des appareils et la sécurité nationale. Elle affirme avoir proposé à plusieurs reprises des solutions alternatives, que la Commission n'a pas retenues.
Ces décisions introduisent des risques sans précédent pour la vie privée des utilisateurs, la sécurité des appareils et la sécurité nationale.
— Google, communiqué cité par El País
La Commission justifie la mesure sur Android par la place du système dans l'UE : 60 % des utilisateurs européens possèdent un appareil Android. Les assistants IA tiers y voient leurs capacités limitées par rapport à l'assistant intégré de Google, ce qui les rend moins attractifs.
Alphabet, maison mère de Google, est désignée au titre du DMA comme « contrôleur d'accès stratégique » aux marchés numériques — statut réservé aux entreprises dépassant certains seuils légaux. Ces seuils comprennent au moins 45 millions d'utilisateurs dans l'UE, un chiffre d'affaires d'au moins 7,5 milliards d'euros dans l'Espace économique européen (EEE) sur chacune des trois dernières années, et/ou une capitalisation boursière supérieure à 75 milliards d'euros. Alphabet dépasse largement ces critères.
Ces décisions s'inscrivent dans une série d'actions similaires. Quelques semaines avant le 16 juillet 2026, la Commission avait contraint Meta à ouvrir WhatsApp aux assistants IA tiers. L'obligation concernait notamment ChatGPT, Claude et l'assistant IA Luzia.
Alphabet est l'entreprise la plus sanctionnée de l'histoire de l'UE pour infraction au droit de la concurrence. Ses amendes cumulées avoisinent 11 milliards d'euros, réparties en quatre décisions distinctes.
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La source indique que le partage des données de recherche prendra effet « à partir du 1er janvier », sans préciser l'année. Les conditions exactes selon lesquelles Google peut invoquer une exception de cybersécurité restent par ailleurs à définir.
L'une des quatre amendes d'Alphabet — 1,45 milliard d'euros — a été annulée en première instance par le Tribunal général de l'UE. L'arrêt définitif est encore attendu.
Le DMA (règlement sur les marchés numériques) est la base juridique sur laquelle la Commission s'appuie pour imposer des obligations aux grandes plateformes numériques en Europe. Il permet de désigner certaines entreprises comme « contrôleurs d'accès stratégiques » et de leur imposer des règles spécifiques.
60 % des utilisateurs de l'UE possèdent un appareil Android. La Commission estime que les assistants IA tiers y voient leurs capacités limitées par rapport à l'assistant intégré de Google, ce qui les rend moins attractifs et fausse la concurrence.
Google a rejeté les deux décisions via un communiqué. L'entreprise estime qu'elles introduisent des risques sans précédent pour la vie privée et la sécurité. Elle affirme avoir proposé à plusieurs reprises des solutions alternatives, sans qu'elles aient été retenues par la Commission.
Oui. Quelques semaines avant le 16 juillet 2026, la Commission avait contraint Meta à ouvrir WhatsApp aux assistants IA tiers, notamment ChatGPT, Claude et l'assistant IA Luzia.
L'obligation sur Android doit être effective dans un délai d'un an. Le partage des données de recherche s'applique à partir du 1er janvier, sans que l'année exacte soit précisée dans la source.