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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Human Rights Watch, Amnesty International et Legal Agenda ont conclu le 6 août 2026 que la frappe israélienne ayant tué la journaliste libanaise Amal Khalil en avril 2026 constitue un crime de guerre. Khalil, 42 ans, couvrait le conflit avec Zeinab Faraj, 21 ans. Les organisations établissent qu'Israël a délibérément visé les deux femmes en sachant qu'elles étaient des civiles, puis retardé les secours pendant des heures. Israël conteste cette qualification. Selon l'ONU, au moins 210 journalistes ont été tués par Israël à Gaza et au moins 15 au Liban depuis 2023.
Human Rights Watch (HRW), Amnesty International et Legal Agenda — une ONG beyrouthine fondée en 2009 qui promeut l'État de droit au Liban — ont conclu le 6 août 2026 que la frappe israélienne ayant tué la journaliste libanaise Amal Khalil constitue un crime de guerre.
Khalil, 42 ans, travaillait pour le journal libanais al-Akhbar. Zeinab Faraj, 21 ans, était caméraman et photojournaliste freelance. Toutes deux couvraient la guerre au Liban depuis trois ans.
Selon les enquêtes des trois organisations, Israël a délibérément et directement ciblé les deux femmes en sachant qu'elles étaient des civiles. Elles appellent à ce que ces attaques soient poursuivies comme crimes de guerre.
Khalil et Faraj se sont rendues au village d'al-Tiri, dans le sud du Liban, situé dans la « zone de sécurité » revendiquée et occupée par Israël. Elles suivaient un véhicule transportant Ali Nabil Bazzi, officiel municipal de Bint Jbeil, et Mohammed Hourani, pour vérifier des informations sur un retrait de troupes israéliennes.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Pendant que les deux femmes attendaient les secours, des quadricoptères israéliens ont survolé à moins d'un mètre de leurs visages, selon Faraj.
Les ambulances ont été bloquées à un checkpoint militaire dans l'attente d'une autorisation israélienne. Israël a largué des grenades assourdissantes sur des membres de la Croix-Rouge libanaise et tiré sur leurs ambulances.
Les rapports hospitaliers indiquent que Khalil était peut-être encore en vie plusieurs heures après la frappe sur le bâtiment, ce qui suggère que le retard a contribué à sa mort. À 17h00, l'autorisation n'avait toujours pas été accordée via « le mécanisme » — le canal de déconfliction que les équipes de secours opérant dans le sud du Liban doivent obligatoirement utiliser pour obtenir un passage sécurisé.
Israël a déclaré regretter « tout préjudice causé aux journalistes » et soutient que les deux femmes ont été tuées lors « d'une série d'événements » pendant lesquels deux opérateurs militaires du Hezbollah auraient été éliminés.
Human Rights Watch appelle les États à suspendre leurs ventes d'armes à Israël et à imposer des sanctions ciblées contre les responsables israéliens impliqués dans des crimes en cours.
Les preuves montrent que l'armée israélienne savait, ou aurait dû savoir, que Faraj et Khalil étaient des civiles, mais les a attaquées quand même, puis a empêché les secouristes de les atteindre pendant des heures.
— Ramzi Kaiss, chercheur Liban à Human Rights Watch
Les organisations ne précisent pas si des poursuites ont déjà été engagées ni devant quelle juridiction. L'affirmation d'Israël selon laquelle les personnes tuées lors de la première frappe étaient des opérateurs du Hezbollah n'est ni confirmée ni contestée dans les éléments disponibles.
Amal Khalil était une journaliste libanaise de 42 ans, correspondante pour le journal al-Akhbar. Elle couvrait la guerre au Liban depuis trois ans avec la photojournaliste freelance Zeinab Faraj.
Selon HRW, Amnesty International et Legal Agenda, Israël a délibérément ciblé Khalil et Faraj en sachant qu'elles étaient des civiles. Les attaques intentionnelles contre des civils constituent des crimes de guerre au regard du droit international humanitaire.
Une première frappe a tué deux personnes dans un autre véhicule. Le véhicule des journalistes a ensuite été touché, les blessant. Environ deux heures après, le bâtiment où elles s'étaient réfugiées s'est effondré sur elles lors d'une seconde frappe.
Selon le Bureau des droits de l'homme de l'ONU, au moins 15 journalistes ont été tués au Liban et au moins 210 à Gaza depuis 2023.
HRW appelle les États à suspendre leurs ventes d'armes à Israël et à imposer des sanctions ciblées contre les responsables israéliens impliqués dans des crimes en cours.