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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
Des professeurs de l’Université de Gand contestent la nomination de Nathan Cofnas, suspendu la semaine dernière dans l’attente d’une enquête préliminaire. Selon The Guardian, ils jugent son expertise « très limitée » pour son poste et l’accusent de poursuivre un programme d’extrême droite. Le département de philosophie estime très improbable qu’il ait été le meilleur des 14 candidats. L’université n’a pas précisé si la suspension concernait les critiques visant sa nomination.
Des professeurs de l’Université de Gand ont contesté la nomination de Nathan Cofnas à un poste de chercheur postdoctoral. The Guardian rapporte qu’ils jugent son expertise « très limitée » et l’accusent de poursuivre un programme d’extrême droite.
Nathan Cofnas a obtenu en mars un poste consacré à « l’avenir du libéralisme ». Quelques semaines après son entrée en fonction, le département de philosophie et de sciences morales a transmis une déclaration de 19 pages aux responsables universitaires.
Dans ce document envoyé au recteur le 28 mai, le département juge « très improbable » que Nathan Cofnas ait été le meilleur des 14 candidats. Il lui attribue une expertise très limitée en philosophie politique, libéralisme et démographie.
Le département estime aussi que ses publications et son CV ne démontrent pas le fort intérêt de recherche pour le libéralisme exigé dans l’offre d’emploi.
En mars, 48 membres du personnel, 73 étudiants et 367 universitaires ont signé un courriel adressé aux dirigeants et gouverneurs de l’université. Ils y exprimaient leur « étonnement et indignation » face à la nomination.
Des universitaires ont également allégué un manque de transparence. Ils ont affirmé qu’une « large majorité » soupçonnait un choix idéologique décidé à l’avance.
Le conseil du département de philosophie a adopté une position officielle le 27 mai. Il affirme que Nathan Cofnas n’a jamais mené de recherches sur l’intelligence et que le projet financé n’en prévoyait pas.
Le département a aussi déclaré que les opinions diffusées par Nathan Cofnas dans des billets de blogue ne reposaient ni sur ses propres travaux scientifiques ni sur des recherches solides.
L’Université de Gand a annoncé la semaine dernière la suspension de Nathan Cofnas dans l’attente d’une enquête préliminaire. Elle n’a pas indiqué si cette mesure concernait les allégations visant sa nomination.
La rectrice Petra De Sutter et le vice-recteur Herwig Reynaert ont déclaré que la liberté académique et le débat ouvert s’accompagnaient de responsabilités. Ils ont ajouté que ces libertés pouvaient être restreintes pour protéger les droits d’autrui.
Les deux responsables ont indiqué que l’université prenait très au sérieux les récentes déclarations publiques d’un chercheur postdoctoral sur cette affaire. Un porte-parole a refusé de commenter les détails de la procédure disciplinaire et ses arguments sous-jacents.
Nathan Cofnas avait accusé Jason Arday, professeur de sociologie à l’Université de Cambridge, de plagiat. Ces accusations n’ont pas été formellement prouvées.
Jason Arday avait reconnu des « erreurs » en réponse aux accusations. Il avait également affirmé avoir subi une cruauté inacceptable.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Dans un billet publié en avril 2023, Nathan Cofnas avait présenté des moyens d’« écarter » certains universitaires. Il proposait de montrer qu’ils ne satisfaisaient pas à des critères minimaux.
Le département juge son expertise très limitée pour le poste et estime très improbable qu’il ait été le meilleur des 14 candidats.
Il a obtenu en mars un poste de chercheur postdoctoral consacré à l’avenir du libéralisme.
L’université n’a pas communiqué le motif précis. Elle a seulement annoncé une suspension dans l’attente d’une enquête préliminaire.
Non. Les accusations de plagiat formulées par Nathan Cofnas n’ont pas été formellement prouvées.