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Herz — Desk International · · · Résumé 30 s · Article 3 min
Un effondrement glaciaire accompagné d’une coulée de débris a provoqué mercredi la crue meurtrière à la frontière entre le Népal et le Tibet, en territoire chinois. Le bilan atteint désormais au moins 180 morts et plus de 1 300 disparus, dont quatre Français; les secours se poursuivent malgré la boue et les routes bloquées, alors que des experts signalent un risque de deuxième crue.
Une crue soudaine meurtrière a frappé mercredi la frontière entre le Népal et le Tibet, en territoire chinois. Watson fait état d’au moins 165 morts, contre au moins 163 dans un précédent article de Lost in the Jungle.
Plus de 1 300 personnes sont portées disparues au Népal et en Chine. Au Népal, les secours ont sauvé 104 personnes.
La boue et les routes bloquées compliquent l’accès à la zone frontalière ainsi que les opérations de secours.
L’USGS, l’organisme gouvernemental américain chargé notamment de surveiller l’activité sismique, avait d’abord interprété le signal comme un séisme.
L’organisme avait relevé une magnitude de 4,4, ensuite réévaluée à 5,2. Il a finalement attribué le signal à un effondrement glaciaire accompagné d’une coulée de débris.
Cette masse de glace et de débris a entraîné des conséquences catastrophiques en aval.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Une analyse citée par Watson n’a détecté aucune anomalie du côté chinois de la frontière. Elle situe au Népal une avalanche de roches et de glace ayant bloqué la rivière Lhende.
Dans un environnement montagneux, une avalanche ou un glissement de terrain peut obstruer une rivière étroite, explique Dorothy Heinrich. L’eau s’accumule alors derrière cet obstacle.
La rupture de ce bouchon peut libérer rapidement une grande quantité d’eau et provoquer une crue soudaine.
Avant cette conclusion, le ministre népalais des Affaires étrangères Shishir Khanal avait avancé une autre explication. Il évoquait un séisme ayant probablement déclenché un glissement de terrain, puis l’obstruction d’une rivière.
Aucune précipitation n’avait précédé la catastrophe. Cette absence de pluie met en échec pratiquement tous les systèmes opérationnels d’alerte aux inondations, d’après l’hydrologue Hatim Sharif.
L’hydrologue décrit la boue et l’eau lancées à très haute vitesse comme un mélange comparable à du béton liquide. Pour lui, il faut gagner une hauteur d’au moins six mètres pour échapper au flot.
Des capteurs pourraient mesurer le niveau des rivières et transmettre les données aux autorités en temps réel. Ils offriraient aux habitants entre 20 et 30 minutes d’avance.
Qianggong Zhang, responsable des risques climatiques et environnementaux, alerte sur une possible deuxième crue. Un nouveau bouchon s’est formé en aval.
Le Népal est exposé aux vidanges brutales de lacs glaciaires. Ce phénomène survient lorsqu’un barrage naturel cède et libère soudainement l’eau retenue.
En juillet 2025, une catastrophe similaire avait suivi le débordement d’un lac du comté chinois de Gyirong vers le district népalais de Rasuwa.
Un effondrement glaciaire et une coulée de débris ont bloqué la rivière Lhende avant de provoquer la crue en aval.
Les bilans font état d’au moins 163 à 165 morts. Plus de 1 300 personnes sont portées disparues.
Le mouvement de la glace et des débris a produit un signal sismique d’abord évalué à 4,4, puis à 5,2.
Un expert a signalé un risque de deuxième crue en raison d’un nouveau bouchon formé en aval.
Le lien n’est pas établi. Une étude spécifique doit comparer la probabilité actuelle de l’événement avec celle de l’ère préindustrielle.