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International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Le Parlement français adopte le 21 juillet 2026 une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, selon Le Temps — une première en Europe. Le Sénat vote dans l'après-midi, l'Assemblée nationale en fin de journée. Portée par Emmanuel Macron comme mesure phare de fin de mandat, la loi entre en vigueur le 1er septembre 2026 pour les nouveaux comptes et le 1er janvier 2027 pour les comptes existants. Elle étend aussi l'interdiction du téléphone portable au lycée. La vérification d'âge incombe aux plateformes.
Le Parlement français adopte le 21 juillet 2026 une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, selon Le Temps. C'est la première législation de ce type en Europe, portée personnellement par Emmanuel Macron comme mesure phare de fin de mandat.
Le Sénat vote dans l'après-midi, suivi de l'Assemblée nationale en fin de journée.
La loi interdit aux moins de 15 ans l'accès aux réseaux sociaux. Elle étend aussi l'interdiction du téléphone portable aux lycées — les écoles primaires et les collèges étaient déjà concernés. Des exceptions pourront être prévues par le règlement intérieur des établissements.
Certains services restent accessibles : les encyclopédies en ligne et les projets numériques éducatifs sont exclus du périmètre. Pour YouTube et WhatsApp, seules les fonctions assimilées à un réseau social — chaînes de partage, commentaires — sont visées. La simple visualisation de vidéos et la messagerie interpersonnelle ne sont pas concernées.
Aucune sanction n'est prévue pour les enfants ou les parents. Il appartient aux plateformes de déployer elles-mêmes un ou plusieurs dispositifs de vérification d'âge.
les grandes plateformes sont à mon sens largement prêtes
— Laure Miller, rapporteure Renaissance, à l'AFP
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Parmi les outils cités figurent FranceConnect — service public d'identification et d'authentification en ligne, porté par la direction interministérielle du Numérique français — et Docaposte, filiale numérique du groupe La Poste. Docaposte dispose des données d'âge de 95 % des enfants français via leurs espaces numériques de travail scolaires.
La Commission européenne a par ailleurs présenté en avril 2026 une application européenne de vérification d'âge.
L'opposition s'est manifestée. Le groupe socialiste, par la voix d'Arthur Delaporte, dénonce un flou sur les mécanismes de vérification d'âge et envisage de saisir « probablement » le Conseil constitutionnel.
grand flou sur les mécanismes de vérification d'âge
— Arthur Delaporte, groupe socialiste
Les Insoumis, emmenés par Louis Boyard, ont voté contre, dénonçant une suppression de l'anonymat en ligne.
une loi de fin d'anonymat sur internet
— Louis Boyard, La France Insoumise
Du côté du Sénat, la rapporteure centriste Catherine Morin-Desailly a signalé un risque de censure par le Conseil constitutionnel. Elle rappelait la mise en garde du Conseil d'État sur la liberté d'expression des jeunes.
Pour justifier la proportionnalité de la mesure, Laure Miller a invoqué les alertes de l'Anses sur le danger des réseaux sociaux pour la santé mentale des adolescents. L'Anses — Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail — est un établissement public français placé sous la tutelle de plusieurs ministères.
La Commission européenne a rendu un avis environ deux semaines avant le vote pour guider les parlementaires français. Elle a ensuite annoncé son intention d'instaurer un accès « progressif et gradué » des mineurs aux réseaux sociaux.
Un comité d'experts européen recommande une interdiction pour les moins de 13 ans, les États membres restant libres d'aller plus loin. Laure Miller a indiqué que la loi française est « en concordance » avec ce cadre.
Le 21 juillet 2026, le Mexique lançait également un débat national sur l'intelligence artificielle, les réseaux sociaux et les appareils numériques chez les mineurs. La présidente Claudia Sheinbaum vise un consensus social plutôt que des restrictions unilatérales. Seize des trente-deux États mexicains ont déjà restreint le numérique dans l'enseignement de base.
La constitutionnalité de la loi n'est pas garantie. Le groupe socialiste envisage de saisir le Conseil constitutionnel, et le Conseil d'État avait déjà alerté sur un possible conflit avec la liberté d'expression des jeunes.
Les modalités concrètes de vérification d'âge restent à définir par chaque plateforme. La loi n'impose aucune technologie spécifique.
La loi entre en vigueur le 1er septembre 2026 pour les nouveaux comptes. Les comptes déjà ouverts par des moins de 15 ans devront être fermés avant le 1er janvier 2027.
La loi confie cette responsabilité aux plateformes elles-mêmes. Aucune sanction n'est prévue pour les enfants ou les parents.
Non. Seules les fonctions de type réseau social — chaînes de partage, commentaires — sont visées. La visualisation de vidéos et la messagerie interpersonnelle restent accessibles.
C'est possible. Le groupe socialiste envisage de le saisir, et la sénatrice Catherine Morin-Desailly a signalé ce risque, rappelant la mise en garde du Conseil d'État sur la liberté d'expression des jeunes.
Selon la rapporteure Laure Miller, oui. Un comité d'experts européen recommande une interdiction pour les moins de 13 ans, les États membres restant libres d'aller plus loin.