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Économie
Herz — Desk Économie · · Résumé 30 s · Article 3 min
Le chancelier allemand Friedrich Merz a tenu le 15 juillet 2026 à Berlin sa conférence de presse estivale, qui marque traditionnellement le début de la pause parlementaire. Il a reconnu ne pas être encore là où il voudrait être, tout en affirmant avoir trouvé sa cadence. Ses sondages de popularité sont inférieurs à ceux de son prédécesseur Olaf Scholz, l'AfD dépasse désormais son camp dans les intentions de vote, et des tensions persistent au sein de l'Union sur l'endettement et la réforme fiscale.
Friedrich Merz, chancelier fédéral (CDU), a tenu le 15 juillet 2026 à Berlin sa conférence de presse estivale (Sommerpressekonferenz), un rendez-vous qui marque traditionnellement le début de la pause parlementaire, selon le Handelsblatt. Il est apparu concentré et parfois tendu, refusant de diffuser une atmosphère de vacances.
Die Regierung hat Tritt gefasst — le gouvernement a trouvé sa cadence.
— Friedrich Merz, chancelier fédéral, 15 juillet 2026
Merz a néanmoins reconnu des insuffisances : « Wir sind noch nicht da, wo ich uns gerne sehen möchte » — nous ne sommes pas encore là où il voudrait être. Il se décrit comme un « lernfähiges System » (un système capable d'apprendre) et considère ses chiffres de popularité défavorables comme un « Ansporn », un aiguillon.
Les sondages placent Merz en dessous de son prédécesseur Olaf Scholz en termes de popularité, une situation qu'il a reconnue le préoccuper.
L'AfD dépasse désormais les partis de l'Union (CDU/CSU) dans les intentions de vote. Des élections régionales — les Landtagswahlen — sont prévues en Allemagne de l'Est au début de l'automne 2026. Merz soutient que l'AfD ne les a pas encore remportées.
L'économie allemande stagne depuis quatre ans. Une reprise s'amorçait, selon Merz, mais a été freinée par la politique douanière des États-Unis et les importations massivement subventionnées de certains concurrents — une allusion à la Chine —, dont la monnaie est jugée sous-évaluée.
Des parlementaires de l'Union se plaignent que la coalition ait eu recours à un endettement record, en contradiction avec les promesses de rigueur budgétaire formulées pendant la campagne électorale.
La réforme de l'impôt sur le revenu prévue par la coalition noir-rouge (CDU/CSU–SPD) est contestée en interne. Des membres de l'Union la qualifient de « pure redistribution du haut vers le bas », à l'opposé des engagements électoraux du parti.
Beaucoup plus d'ambition sur la réduction de la charge fiscale.
— Wolfgang Steiger, secrétaire général du Wirtschaftsrat der CDU, dans le Handelsblatt
Steiger soutient que la réforme se limite à remplir des obligations constitutionnelles : exonération du minimum vital et ajustement des allocations pour enfants (Kinderfreibeträge). Le tarif général de l'impôt sur le revenu n'est pas amélioré, de sorte que les célibataires et couples sans enfants en profiteront peu ou pas du tout, selon leur niveau de revenus.
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Lors des négociations de coalition, des membres de l'Union ont reproché à Merz d'avoir mal négocié et trop souvent cédé aux exigences du SPD (Parti social-démocrate d'Allemagne, partenaire de coalition).
Il n'est pas précisé si les critiques internes déboucheront sur une révision du projet de réforme fiscale. L'impact des élections régionales du début de l'automne 2026 sur l'équilibre de la coalition reste à déterminer.
La nature exacte du Wirtschaftsrat der CDU — dont Wolfgang Steiger est secrétaire général — ne figure pas dans les sources disponibles pour cet article.
C'est un rendez-vous annuel à Berlin qui marque traditionnellement le début de la pause parlementaire estivale en Allemagne. Le chancelier y fait le point sur l'action gouvernementale et répond aux journalistes.
Des membres de l'Union lui reprochent d'avoir accepté un endettement record et une réforme fiscale jugée insuffisante lors des négociations avec le SPD, à rebours des promesses électorales.
L'AfD dépasse CDU/CSU dans les intentions de vote au niveau national. Des élections régionales en Allemagne de l'Est, prévues au début de l'automne 2026, constitueront un premier test électoral.
Elle se limiterait à des ajustements constitutionnels obligatoires (minimum vital, allocations pour enfants), sans améliorer le tarif général de l'impôt sur le revenu. Les célibataires et couples sans enfants en bénéficieront peu ou pas selon leur revenu.