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Économie
Herz — Desk Économie · · Résumé 30 s · Article 2 min
En Allemagne, le nombre de cadres inscrits au chômage a bondi de 14 % en un an dans tous les secteurs, selon la Bundesagentur für Arbeit, la principale agence fédérale pour l'emploi. Christine Altstötter-Gleich, chercheuse en estime de soi à l'Université de Koblenz-Landau, explique que les cadres fondent souvent leur sentiment de valeur sur leur performance professionnelle. La perte d'un poste supprime alors une source centrale de reconnaissance. Elle distingue une estime de soi « contingente », dépendante du regard extérieur, d'une estime de soi stable — et juge la première parfois plus éprouvante.
En Allemagne, le nombre de cadres inscrits au chômage a bondi de 14 % en un an dans tous les secteurs, selon la Bundesagentur für Arbeit — la principale administration fédérale chargée des demandeurs d'emploi, qui gère notamment le versement des allocations chômage.
Christine Altstötter-Gleich enseigne à l'Université de Koblenz-Landau et a publié plusieurs livres sur l'estime de soi et le perfectionnisme. Selon Handelsblatt, elle est l'une des principales chercheuses allemandes sur ces sujets.
Les cadres sont particulièrement exposés après un licenciement : ils tirent souvent une large part de leur estime de soi de leur performance professionnelle. La perte du poste supprime alors une source centrale de reconnaissance.
La chercheuse distingue l'estime de soi « contingente » — dépendante de la validation externe, qui vacille à la moindre critique ou revers — de l'estime de soi stable. Elle juge la première parfois plus éprouvante qu'une estime de soi durablement basse.
La motivation sous-jacente joue un rôle clé. Agir par plaisir du succès constitue un facteur protecteur face aux revers. Agir par peur de l'échec est, à l'inverse, un facteur de risque de crise après un licenciement.
Les perfectionnistes développent fréquemment une estime de soi contingente. Leurs hautes performances leur valent des éloges répétés, ce qui renforce leur dépendance à la validation externe.
Selon Christine Altstötter-Gleich, les cadres fondent souvent une grande partie de leur estime de soi sur leur performance professionnelle. La perte d'emploi supprime alors une source centrale de reconnaissance, ce qui amplifie la déstabilisation.
C'est une estime de soi dépendante de la validation externe, qui vacille à la moindre critique ou revers. La chercheuse la juge parfois plus éprouvante qu'une estime de soi durablement basse.
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Les perfectionnistes reçoivent souvent de nombreux éloges grâce à leurs hautes performances, ce qui favorise le développement d'une estime de soi contingente. En cas de licenciement, cette dépendance au regard extérieur accroît le risque de crise.
Agir par plaisir du succès est un facteur protecteur face aux revers professionnels. Agir par peur de l'échec est un facteur de risque : la perte d'emploi peut déclencher une crise d'estime de soi plus profonde.