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Économie
Herz — Desk Économie · · Résumé 30 s · Article 4 min
Volkswagen envisage de supprimer quelque 50 000 postes supplémentaires, environ pour moitié en Allemagne et pour moitié à l’international. Oliver Blume, président du directoire, a présenté mardi ce besoin théorique, qui concerne environ 170 sociétés. Le constructeur privilégie les départs volontaires et une politique d’embauche restrictive. Les syndicats demandent des garanties sur les investissements, les modèles et l’activité des usines allemandes. Quatre sites ne disposent pas encore d’une affectation viable ou compétitive pour les années 2030.
Volkswagen envisage quelque 50 000 suppressions de postes supplémentaires, réparties environ pour moitié en Allemagne et pour moitié à l’international. Le besoin théorique concerne environ 170 sociétés, a déclaré mardi Oliver Blume, d’après Le Temps et Handelsblatt.
La direction veut privilégier autant que possible les départs volontaires, notamment les retraites et les accords amiables. Elle prévoit aussi une politique d’embauche restrictive.
Les mesures concrètes doivent encore être définies avec les représentants des salariés.
Ce nouveau plan social est le deuxième après celui de 2024. Il accompagne le durcissement des économies annoncé au printemps dans le cadre de la nouvelle stratégie du groupe pour 2030.
Volkswagen avait déjà annoncé la suppression de 50 000 postes en Allemagne d’ici à 2030. Ce total comprend 35 000 postes dans sa marque principale et le solde dans des filiales comme Audi et Porsche.
Plus de 37 000 salariés ont déjà signé les accords correspondant à ce premier plan.
Les usines d’Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm n’ont pas encore d’affectation de production viable ou compétitive pour les années 2030.
Oliver Blume présente leur fermeture comme une solution de dernier recours qu’il souhaite éviter. Il veut dégager des perspectives solides pour les sites menacés dans les six à douze prochains mois.
Les sites d’Emden et de Zwickau ont reçu ces dernières années d’importants investissements pour leur conversion à l’électromobilité.
Oliver Blume attribue la pression sur l’industrie automobile aux droits de douane américains, à l’évolution du marché chinois et à plusieurs crises politiques.
Il estime que Volkswagen doit réduire sa complexité, alléger ses structures et diminuer ses coûts. La marge opérationnelle de 3,8% ne permettrait pas au groupe de financer son avenir par ses propres moyens.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Le directoire veut réexaminer plus de 2 000 participations ainsi que l’offre de modèles. Une gamme resserrée doit réduire la complexité et les efforts de développement et de production.
Daniela Cavallo, présidente du comité d’entreprise, affirme que la confiance envers la direction, particulièrement Oliver Blume, est abîmée. Elle critique le manque d’explications sur les économies et les 50 000 postes évoqués.
Sa prise de parole lors de l’assemblée de Wolfsbourg a reçu les applaudissements de nettement plus de 10 000 salariés, d’après des participants.
Thorsten Gröger, responsable régional d’IG Metall, un syndicat allemand représentant notamment les travailleurs de la métallurgie, juge que la seule réduction des coûts ne constitue pas une stratégie d’avenir.
Il affirme que les salariés contribuent déjà au redressement à hauteur de 1,5 milliard d’euros.
Les syndicats réclament des garanties sur les investissements promis, les futurs modèles et la charge de travail des usines allemandes. Ils accusent la direction de remettre en cause certains engagements conclus en 2024.
Les représentants des salariés n’excluent plus des mouvements sociaux, y compris des grèves.
Le comité d’entreprise a convoqué ces assemblées extraordinaires sur plusieurs sites. Elles portent le débat sur les économies, l’emploi et l’avenir des usines.
Olaf Lies, ministre-président de Basse-Saxe, estime que les fermetures d’usines ne sont pas une option. Il préconise d’exploiter le potentiel de croissance de l’électromobilité.
Il évoque aussi la production pour la défense afin de maintenir temporairement l’activité des sites.
La Basse-Saxe détient 20% des droits de vote de Volkswagen. Son ministre-président siège au conseil de surveillance du constructeur en raison de sa fonction.
Oliver Blume évoque un besoin théorique d’environ 50 000 suppressions supplémentaires dans quelque 170 sociétés.
Environ la moitié des postes supplémentaires concerne l’Allemagne, l’autre moitié l’international.
La direction privilégie les départs volontaires, les retraites, les accords amiables et une politique d’embauche restrictive.
Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm n’ont pas encore d’affectation viable ou compétitive pour les années 2030.
Ils demandent des garanties sur les investissements, les modèles et l’activité des usines, et n’excluent pas des grèves.