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Économie
Herz — Desk Économie · · Résumé 30 s · Article 4 min
Donald Trump a annoncé le 23 juillet 2026 une nouvelle série de droits de douane ramenant le tarif général américain sur les produits européens de 15 % à 10 % — soit le même niveau que celui du Royaume-Uni dans son accord bilatéral avec Washington. Cet alignement efface l'avantage tarifaire que Londres pensait détenir, et place les entreprises britanniques en situation défavorable dans les secteurs non couverts par l'accord, comme les vêtements ou les boissons, soumis à un tarif cumulé de 22,5 %. Le whisky écossais bénéficiera d'un droit zéro, annoncé le 24 juillet 2026.
Donald Trump a annoncé le 23 juillet 2026, en soirée, une nouvelle série de droits de douane américains. Selon The Guardian, l'annonce a été faite par Jamieson Greer, représentant américain au commerce. La justification officielle : lutter contre les pays pratiquant le travail forcé.
La principale mesure est la réduction du tarif général sur les produits européens : il passe de 15 % à 10 %. Ce taux correspond à celui du Royaume-Uni, obtenu dans son Economic Prosperity Deal (EPD), accord commercial bilatéral conclu avec Washington par le Premier ministre Keir Starmer et son envoyé Peter Mandelson.
Le nouvel accord remplace un arrangement surnommé « Turnberry deal » — du nom d'un golf écossais propriété de Trump — qui bloquait l'UE à 15 % sans possibilité d'exemptions. Le nouveau texte fixe un taux de 10 % et rétablit des exemptions pour le liège, les diamants, les avions et pièces détachées, les médicaments génériques et les principes actifs pharmaceutiques.
Pour les secteurs couverts par l'EPD — automobile, pharmaceutique, aérospatial —, le taux de 10 % et les conditions préférentielles du Royaume-Uni restent inchangés selon le gouvernement britannique.
En revanche, pour les secteurs non couverts — vélos, vêtements, produits chimiques, boissons, cadeaux —, les entreprises britanniques se retrouvent désavantagées. Un pull tricoté au Royaume-Uni supporte un tarif cumulé de 22,5 % (12,5 % de droit sectoriel existant plus 10 % de l'EPD), contre 10 % tout compris pour le même article venant de l'UE.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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À l'inverse, le whisky écossais bénéficie d'un avantage net : un accord ramenant son tarif américain à 0 % devait être annoncé le 24 juillet 2026. Les spiritueux irlandais et français restent soumis à 10 %.
William Bain, directeur de la politique commerciale de la British Chambers of Commerce (chambre de commerce britannique), juge la différence de traitement entre le Royaume-Uni et l'UE « indéniable » et appelle à la poursuite des négociations entre Londres et Washington.
L'UE dispose désormais d'une meilleure relation commerciale avec les États-Unis que le Royaume-Uni, ce qui sape la soi-disant relation spéciale.
— Charlotte Brumpton-Childs, secrétaire nationale du syndicat GMB
Le syndicat GMB a qualifié les nouveaux droits de « mal avisés, potentiellement catastrophiques pour les entreprises ».
Le gouvernement britannique adopte une position opposée : un porte-parole affirme qu'il n'y a « aucun changement négatif » au taux tarifaire pour les entreprises britanniques, citant les droits à zéro sur le whisky et les technologies médicales.
L'UE précise par la voix d'un porte-parole qu'elle n'a pas accepté le principe d'une enquête américaine sur le travail forcé, et en a informé ses homologues de Washington.
Trump devrait également annoncer des droits sur les médicaments pouvant atteindre 100 %, en invoquant la « section 301 du Trade Act de 1974 » — disposition législative américaine dont le mécanisme précis n'a pu être vérifié de façon indépendante dans le cadre de cette rédaction. Ces tarifs frapperaient particulièrement l'Irlande, l'Allemagne et la Belgique.
Ces mesures interviendraient en partie en représailles à l'amende de 890 millions d'euros (760 millions de livres sterling) infligée par l'UE à Google en début de semaine. Leur calendrier exact d'application n'est pas encore connu.
Trump a annoncé un nouvel accord abaissant le tarif général européen de 15 % à 10 %, soit le niveau de l'EPD (accord bilatéral RU-États-Unis). Ce deal remplace le précédent « Turnberry deal », qui bloquait l'UE à 15 %.
L'EPD ne couvre pas tous les secteurs. Pour les produits non couverts — vêtements, vélos, boissons —, les entreprises britanniques paient un tarif cumulé (12,5 % sectoriel + 10 % EPD = 22,5 %), contre seulement 10 % pour les exportateurs européens.
Oui. Un accord portant le tarif américain sur le whisky écossais à 0 % devait être annoncé le 24 juillet 2026, donnant un avantage net sur les spiritueux irlandais et français, soumis à 10 %.
Les grands exportateurs européens de médicaments vers les États-Unis seraient les plus affectés : l'Irlande, l'Allemagne et la Belgique. La mesure est annoncée mais pas encore en vigueur.
Non. Un porte-parole de l'UE a précisé que Bruxelles n'a pas accepté le principe de l'enquête américaine sur le travail forcé invoquée pour justifier les nouvelles mesures, et en a informé Washington.