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Économie
Herz — Desk Économie · · Résumé 30 s · Article 3 min
BayWa, premier négociant allemand en produits agricoles et matériaux de construction, dispose d'un deuxième plan de restructuration. Propriétaires coopératifs et banques créancières ont conclu un accord de principe incluant une possible décote de dette et une nouvelle injection de capital. Le secteur coopératif — propriétaire majoritaire de BayWa — a déjà engagé environ 550 millions d'euros dans le sauvetage. Stefan Müller, président du GVB, l'association des coopératives de Bavière, présente l'accord comme la seule alternative à la faillite.
BayWa, le plus grand négociant allemand en produits agricoles, machinisme agricole et matériaux de construction, dispose d'un deuxième plan de restructuration. Propriétaires coopératifs et banques créancières ont conclu un accord de principe, selon le Handelsblatt.
L'accord de principe prévoit une possible décote de la dette — c'est-à-dire que les créanciers bancaires renonceraient à une partie des sommes dues — et une nouvelle injection de capital des propriétaires coopératifs.
Les actions des coopératives seront placées en fiducie afin de permettre l'apport futur de capitaux extérieurs. Il s'agit d'une deuxième opération de sauvetage pour le groupe.
Stefan Müller préside le Genossenschaftsverband Bayern (GVB), l'association des coopératives de Bavière qui représente les propriétaires majoritaires du groupe. Il occupe cette fonction depuis août 2024 et défend publiquement le plan.
Le résultat des négociations est un « grand succès ». L'alternative à la restructuration aurait été un « Totalschaden » — la perte totale, soit l'insolvabilité.
— Stefan Müller, président du GVB, selon le Handelsblatt
Le secteur coopératif est exposé à la crise à un triple titre : en tant que propriétaire majoritaire de BayWa, en tant que créancier bancaire, et indirectement comme banque de référence des agriculteurs clients du groupe.
BayWa est tombé dans une crise existentielle en 2024 après une expansion agressive menée pendant la période de taux d'intérêt bas. Les résultats du pôle énergies renouvelables ont été inférieurs aux prévisions.
Malgré la crise, le groupe réalise un chiffre d'affaires de 9,6 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de 2025.
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Depuis la crise de 2024, Michael Baur occupe la fonction de directeur de la restructuration (Chief Restructuring Officer, ou CRO). Il est l'homme-clé du groupe BayWa.
Le poste de PDG est actuellement vacant. Müller réclame une nomination rapide, estimant que le groupe a besoin de dirigeants centrés sur l'activité principale, pas uniquement sur la restructuration.
La stratégie prévue repose sur un recentrage autour des trois métiers historiques : le commerce agricole, le machinisme agricole et les matériaux de construction.
L'accord conclu est un accord de principe, pas un contrat définitif. La décote de la dette reste conditionnelle et ses modalités exactes ne sont pas encore arrêtées.
L'exposition totale du secteur coopératif en Allemagne et en Autriche est actuellement nettement inférieure à 1 milliard d'euros. Elle pourrait franchir ce seuil si les actions BayWa devaient être entièrement dépréciées — une éventualité que Müller lui-même juge incertaine.
La date de nomination d'un nouveau PDG n'a pas été communiquée.
L'entreprise a mené une expansion agressive en période de taux bas, et ses activités dans les énergies renouvelables ont déçu. La crise existentielle déclenchée en 2024 n'a pas pu être surmontée par le premier plan de restructuration.
Une décote de dette signifie que les créanciers — ici les banques — acceptent de renoncer à une partie des sommes prêtées à BayWa. Cette mesure, envisagée dans l'accord de principe, permettrait d'alléger le passif du groupe.
BayWa est une entreprise cotée en bourse dont la majorité du capital est détenue par des coopératives. Celles-ci sont représentées notamment par le GVB (Genossenschaftsverband Bayern) en Bavière.
L'exposition totale du secteur coopératif en Allemagne et en Autriche pourrait dépasser 1 milliard d'euros si les actions BayWa étaient entièrement dépréciées. Actuellement, elle reste nettement en dessous de ce seuil.