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Herz — Desk Tech & Science · · Résumé 30 s · Article 4 min
Au 17 juillet 2026, plus de 890 incendies brûlent activement au Canada — dont plus de 190 en Ontario —, ayant consumé près de 3 millions d'hectares. La fumée a gagné plusieurs États américains, du Minnesota à New York, provoquant des alertes de qualité d'air «dangereuse». Ce jour-là, Detroit affichait la pire qualité d'air au monde selon IQAir, un traceur de pollution suisse. Quatre élus républicains du Michigan ont écrit au Premier ministre Mark Carney pour dénoncer l'«inaction» canadienne. Ottawa et la province d'Ontario ont rejeté ces accusations en rappelant leur mobilisation sur le terrain.
Quatre élus républicains du Michigan — John James, John Moolenaar, Jack Bergman et Lisa McClain — ont adressé une lettre conjointe au Premier ministre canadien Mark Carney, dénonçant l'«inaction continue» du Canada face aux feux de forêt dont la fumée envahit les États-Unis. Au 17 juillet 2026, le gouvernement fédéral canadien recensait plus de 890 incendies actifs à travers le pays, la majorité hors de contrôle.
Plus de 190 de ces incendies brûlent en Ontario, certains hors de contrôle. Au total, près de 3 millions d'hectares de terres canadiennes ont déjà été détruits cette saison.
La fumée s'est répandue sur plusieurs États américains — du Minnesota et du Michigan jusqu'en Pennsylvanie, Ohio et New York —, déclenchant des alertes de qualité d'air classifiées «dangereuses» et l'annulation de nombreux événements en plein air. Le 16 juillet, une épaisse brume a masqué les vues de New York, obscurcissant l'Empire State Building et la Statue de la Liberté.
Ces classements sont établis par IQAir, un traceur de qualité de l'air basé en Suisse. Le 17 juillet, Detroit se trouvait en tête du palmarès mondial de la pollution atmosphérique, devant Chicago, Washington DC et New York.
Le Premier ministre canadien Mark Carney a tenu une conférence de presse en Ontario, affirmant que le changement climatique est la responsabilité de tous, y compris des États-Unis.
«Le changement climatique est la responsabilité de tout le monde [...] y compris des États-Unis.»
— Mark Carney, Premier ministre du Canada, conférence de presse en Ontario
Le Premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a détaillé les moyens déployés par sa province : plus de 150 équipes de pompiers et plus de 80 bombardiers d'eau et hélicoptères sont actuellement engagés. Depuis 2018, son gouvernement a consacré plus d'un milliard de dollars à la lutte contre les incendies de forêt.
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Doug Ford a rappelé que le Canada a apporté son aide aux États-Unis lors des feux de Californie et des ouragans en Caroline du Nord. Il a invité les élus américains à envoyer des renforts plutôt que des reproches.
Dans leur lettre au Premier ministre Carney, les quatre membres du Congrès reprochent au Canada un manque chronique d'investissement dans la gestion préventive des forêts — éclaircie forestière, brûlages dirigés et réduction de la charge combustible — ainsi qu'une application insuffisante des lois contre les incendies criminels.
Des scientifiques interrogés par BBC Verify — dont le Dr Patrick James de l'Université de Toronto et la Dre Anabela Bonada de l'Université de Waterloo — indiquent que les saisons de feux de plus en plus sévères sont en partie dues au changement climatique, qui crée des conditions plus chaudes et plus sèches. La fumée suit les vents sans tenir compte des frontières nationales.
Ces chercheurs précisent que de nombreux incendies prennent naissance dans des forêts éloignées, difficiles à détecter avant de devenir incontrôlables. Une meilleure gestion forestière peut réduire le risque localement, mais ne peut pas prévenir les feux à l'échelle d'un écosystème aussi vaste que les forêts canadiennes.
Les données disponibles ne mentionnent ni victime ni ampleur précise des destructions matérielles liées aux incendies. Il n'est pas établi si le gouvernement fédéral canadien a formellement répondu à la lettre des quatre élus du Michigan au-delà de la déclaration de M. Carney en conférence de presse. L'évolution attendue des incendies et les délais de rétablissement de la qualité de l'air aux États-Unis ne sont pas précisés dans les sources disponibles. Par ailleurs, les définitions officielles de pratiques telles que les «brûlages dirigés» ou la «réduction de la charge combustible», citées par les élus américains, ne disposaient pas d'entrées sourcées vérifiables dans les sources consultées pour cet article.
Selon des scientifiques consultés par BBC Verify, la fumée suit les courants d'air sans tenir compte des frontières nationales. Le changement climatique, en rendant les conditions plus chaudes et plus sèches, favorise des incendies plus intenses et plus étendus.
Près de 3 millions d'hectares de terres canadiennes avaient été détruits par les feux de forêt au 17 juillet 2026.
Quatre membres républicains du Congrès du Michigan accusent le Canada d'«inaction continue» et d'un manque d'investissement dans la gestion préventive des forêts, ainsi que d'une application insuffisante des lois contre les incendies criminels.
Le Premier ministre Mark Carney a rappelé la responsabilité partagée face au changement climatique, y compris celle des États-Unis. Le Premier ministre ontarien Doug Ford a mis en avant la mobilisation de sa province — plus de 150 équipes de pompiers, plus de 80 aéronefs — et des dépenses dépassant un milliard de dollars depuis 2018.
Detroit a enregistré la pire qualité d'air au monde ce jour-là selon IQAir, un traceur de pollution suisse, devant Chicago (2e), Washington DC (3e) et New York (7e).