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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Le 17 juillet 2026, Manuel Llamas, directeur adjoint opérationnel de la Guardia Civil, a comparu pendant trois heures devant la commission d'enquête sénatoriale espagnole sur le caso Koldo, au lendemain de sa mise en examen pour prévarication et obstruction à la justice. Accusé d'avoir exercé des pressions sur l'UCO (Unidad Central Operativa) pour freiner des enquêtes visant le gouvernement, il a rejeté toutes les accusations et refusé de démissionner. Simultanément, la directrice générale Mercedes González, également mise en examen, comparaissait devant l'Audience nationale à Madrid.
Le 17 juillet 2026, Manuel Llamas, directeur adjoint opérationnel (DAO) de la Guardia Civil, a comparu devant la commission d'enquête sénatoriale sur le caso Koldo. Il témoignait au Sénat espagnol le lendemain de sa mise en examen par l'Audience nationale, tribunal espagnol à compétence nationale siégeant à Madrid.
Llamas est mis en examen pour prévarication et obstruction à la justice dans le « caso Leire Díez ». Il est accusé d'avoir exercé des pressions sur l'UCO (Unidad Central Operativa) pour entraver des enquêtes judiciaires visant le gouvernement et l'entourage familial du Premier ministre Pedro Sánchez.
Lors de ses trois heures d'audition, Llamas a accusé certains membres de l'UCO d'« excès de protagonisme » et d'« une certaine vanité », sans les nommer. Il leur a reproché d'avoir proposé aux magistrats des pistes d'enquête qualifiées de « toxiques », outrepassant selon lui leur rôle.
Llamas a refusé de démissionner. Il a déclaré bénéficier du soutien du ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska, qui considérerait sa situation « injuste ». Démissionner lui ferait perdre son statut actif sans possibilité d'y revenir, a-t-il précisé.
Il a également nié connaître Leire Díez, l'ex-militante socialiste présentée comme une figure centrale de la trame enquêtée.
Selon les généraux Rafael Yuste et Alfonso López Malo, anciens chefs de l'UCO, Llamas leur avait demandé de rester « de perfil » — en retrait — dans les enquêtes touchant le gouvernement et le PSOE. Ils ont tenu ces propos devant le juge Santiago Pedraz.
Llamas nie catégoriquement cette version, tant devant l'Audience nationale que devant le Sénat, affirmant ne pas « se reconnaître dans cette expression ».
Au même moment, Mercedes González, directrice générale de la Guardia Civil, comparaissait comme mise en examen à l'Audience nationale de Madrid. Sa déclaration a duré plus d'une heure et demie.
González a nié toute entrave aux enquêtes judiciaires et s'est déclarée « victime » d'une trame attribuée à Santos Cerdán, ex-responsable du PSOE, et à Leire Díez. Le parquet anticorruption l'avait mise en examen début juillet 2026 pour prévarication et obstruction à la justice.
Les versions divergent aussi sur ses réunions avec Leire Díez. González a affirmé au Sénat avoir tenu ses supérieurs de l'UCO informés de ces rencontres. Les généraux Yuste et López Malo le nient devant le juge Pedraz. Le nombre exact de réunions est lui aussi contesté.
Selon le parquet, l'ouverture d'« informaciones reservadas » — des enquêtes internes disciplinaires pouvant déboucher sur des procédures disciplinaires — contre des agents de l'UCO a été instrumentalisée. Le but présumé : créer un climat d'intimidation pour pousser ces agents à l'autocensure.
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Le sénateur du PP José Antonio Monago a exigé la démission de Llamas. Il estime qu'il a « traîné le prestige de l'UCO », « désprotégé » ses agents, et aurait dû assumer sa responsabilité politique avant de comparaître.
La sénatrice socialiste María del Lirio Martín n'a posé aucune question à Llamas. Elle a accusé le PP de pratiquer un « jeu dangereux » en alimentant des narratives extrémistes pour politiser les enquêtes policières.
Deux points restent contradictoires entre les déclarations. D'abord, si Llamas a effectivement demandé aux chefs de l'UCO de rester en retrait : les généraux le confirment devant le juge, Llamas le nie catégoriquement.
Ensuite, si González a informé ou non ses supérieurs de ses réunions avec Leire Díez — et le nombre exact de ces réunions est lui aussi disputé entre enquêteurs et directrice.
Pour prévarication et obstruction à la justice dans le « caso Leire Díez ». Il est accusé d'avoir exercé des pressions sur l'UCO (Unidad Central Operativa) pour entraver des enquêtes visant le gouvernement et l'entourage de Pedro Sánchez.
L'Audience nationale (Audiencia Nacional) est un tribunal espagnol à compétence nationale, dont le siège se trouve à Madrid. C'est devant elle que Mercedes González a comparu le 17 juillet 2026.
Non. Il a refusé de démissionner, invoquant le soutien du ministre Fernando Grande-Marlaska et précisant que démissionner lui ferait perdre définitivement son statut actif.
La directrice générale de la Guardia Civil a été mise en examen début juillet 2026 pour prévarication et obstruction à la justice par le parquet anticorruption.
Des enquêtes internes disciplinaires au sein de la Guardia Civil pouvant déboucher sur des procédures disciplinaires. Selon le parquet, elles auraient été instrumentalisées pour créer un climat d'intimidation au sein de l'UCO.
