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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Des experts alertent sur le risque d'apatridie pour les enfants nés par gestation pour autrui (GPA) à l'étranger, et appellent à une régulation internationale urgente. La Conférence de La Haye sur le droit international privé a suspendu un effort de 15 ans visant à établir une convention mondiale sur la GPA, faute de consensus entre États membres. Au Royaume-Uni, les naissances par GPA ont dépassé 981 en 2025, soit plus du double du chiffre de 2015. L'absence de cadre juridique commun peut priver certains enfants d'une filiation légalement reconnue selon les pays.
Des experts internationaux avertissent que la hausse du recours aux mères porteuses à l'étranger accroît le risque de bébés apatrides, et appellent à une régulation internationale urgente de la gestation pour autrui (GPA) — pratique par laquelle une femme porte un enfant pour le compte d'autrui.
Selon The Guardian, les naissances par GPA au Royaume-Uni ont dépassé 981 en 2025, soit plus du double du chiffre de 2015. La majorité de ces enfants sont nés à l'étranger, principalement aux États-Unis, en Ukraine, au Nigeria, en Géorgie, en Colombie et au Mexique.
La Conférence de La Haye sur le droit international privé (HCCH) a suspendu un effort de 15 ans visant à établir une convention mondiale sur la GPA, faute de consensus entre ses membres. Le Pr Michael Hellner, président du groupe de travail de la HCCH, a déclaré avoir consacré dix ans à ce projet sans aboutir, les divergences éthiques profondes entre États membres ayant rendu toute convention impossible.
Les États impliqués dans les discussions comprenaient les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie et le Canada — où la GPA est autorisée sous différentes formes — ainsi que la France, l'Allemagne et l'Italie.
Le Pr Hellner avertit que le patchwork d'arrangements transfrontaliers expose les enfants à ce qu'il nomme une « filiation boiteuse » : une situation où leurs parents légaux diffèrent selon le pays considéré. Dans les cas les plus graves, un enfant peut se retrouver apatride.
Au Royaume-Uni, les parents ayant recouru à une mère porteuse à l'étranger doivent obtenir auprès d'un tribunal de la famille une décision de justice les reconnaissant comme parents légaux — désignée « parental order » dans le droit britannique. Ils doivent parfois aussi demander la nationalité britannique pour l'enfant.
Maud de Boer-Buquicchio, présidente de l'ONG genevoise Child Identity Protection et ancienne rapporteuse spéciale de l'ONU sur la vente et l'exploitation sexuelle des enfants, juge la suspension du projet de la HCCH comme une occasion manquée d'établir des normes internationales sur la filiation en matière de GPA.
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Les approches nationales restent profondément disparates. L'Italie interdit totalement la GPA. Certains États américains autorisent la GPA commerciale, où la mère porteuse perçoit une rémunération. Le Royaume-Uni n'autorise que la GPA dite « altruiste », dans laquelle la mère porteuse ne peut recevoir que le remboursement de ses frais.
En Allemagne, la controverse a pris un tour politique. Jens Spahn, ancien ministre de la Santé et allié du chancelier Friedrich Merz, a été contraint de démissionner de sa fonction au sein de son parti après avoir révélé que lui et son mari ont recouru à une mère porteuse.
Cette révélation a créé une contradiction publique : Spahn avait par le passé critiqué cette pratique, à laquelle son parti est fermement opposé.
L'avenir du projet de convention sur la GPA à la HCCH n'est pas précisé par les sources disponibles : il n'est pas indiqué si les travaux pourraient reprendre, ni sous quelle forme une régulation internationale pourrait émerger.
Le chiffre exact de naissances par GPA au Royaume-Uni en 2015 n'est pas communiqué — seule sa relation au chiffre de 2025 est mentionnée (« le double »).
La gestation pour autrui (GPA) transfrontalière désigne le recours à une mère porteuse résidant dans un autre pays que les parents commanditaires. Elle peut être motivée par des différences de législation ou de coût entre pays.
En l'absence de cadre juridique international commun, la filiation légale de l'enfant peut être reconnue différemment selon le pays. Dans certains cas, aucun État ne le reconnaît comme citoyen.
La Conférence de La Haye sur le droit international privé (HCCH) a travaillé pendant 15 ans à élaborer une convention mondiale sur la GPA. Ces travaux ont été suspendus faute de consensus entre États membres aux positions éthiques très divergentes.
Ils doivent obtenir auprès d'un tribunal de la famille une décision de justice (« parental order ») les reconnaissant comme parents légaux. Ils doivent parfois aussi demander la nationalité britannique pour l'enfant.
Cet ancien ministre de la Santé et allié du chancelier Friedrich Merz a révélé avoir recouru à une mère porteuse avec son mari — une pratique qu'il avait critiquée dans le passé et à laquelle son parti est fermement opposé.
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