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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Mercedes González, directrice générale de la Guardia Civil, a comparu comme mise en examen le 17 juillet 2026 devant le juge Santiago Pedraz à l'Audiencia Nacional de Madrid. Elle a nié toute entrave aux enquêtes judiciaires et se dit « victime » d'une trame attribuée à Santos Cerdán, ex-responsable du PSOE, et à l'ex-militante socialiste Leire Díez. Sa déclaration a duré plus d'une heure et demie. Le parquet anticorruption l'avait fait inculper début juillet pour prévarication et obstruction à la justice. Un désaccord persiste sur le nombre de réunions entre González et Díez.
Mercedes González, directrice générale de la Guardia Civil, a comparu comme mise en examen le 17 juillet 2026 devant le juge Santiago Pedraz à l'Audiencia Nacional de Madrid, selon El País.
González a nié toute collaboration avec une « cloaque » et affirmé que Leire Díez ne lui avait jamais demandé d'entraver des enquêtes. Sa déclaration a duré plus d'une heure et demie.
Elle se dit « victime » d'une trame qu'elle attribue à Santos Cerdán, ex-secrétaire à l'Organisation du PSOE, et à l'ex-militante socialiste Leire Díez. Ces deux personnes auraient cherché à « déstabiliser » des procédures judiciaires sensibles pour le PSOE, le gouvernement ou l'entourage du président Sánchez.
Sa comparution, initialement prévue le jeudi 16 juillet, a été reportée au vendredi parce que l'audition de son adjoint s'était prolongée au-delà du temps prévu.
Manuel Llamas, directeur adjoint opératif de la Guardia Civil, avait témoigné pendant près de deux heures le 16 juillet. Il a nié avoir fait pression sur les enquêteurs judiciaires pour qu'ils restent en retrait dans les affaires impliquant le PSOE, le gouvernement et l'entourage du président Sánchez.
Début juillet 2026, le juge Pedraz avait approuvé l'inculpation de González et la convocation de Llamas à la demande du parquet anticorruption (Fiscalía Anticorrupción), pour des délits de prévarication (prevaricación) et d'obstruction à la justice.
Selon les enquêteurs judiciaires, González et Llamas auraient activé des enquêtes administratives internes (informaciones reservadas) de la Guardia Civil pour rechercher des fuites. La trame Díez aurait ensuite cherché à instrumentaliser ces procédures comme mécanisme de pression et d'intimidation contre les fonctionnaires participant aux enquêtes judiciaires.
Lors de leur première rencontre — tenue 13 jours seulement après la prise de fonctions de González — Díez s'était limitée à la féliciter pour sa nomination. Lors de la seconde, elle avait évoqué la réintégration du commandant Rubén Villalba, mis en examen dans le caso Koldo, une affaire judiciaire distincte. González a refusé immédiatement et mis fin à la réunion.
González a précisé que les deux femmes avaient échangé des messages téléphoniques avant leurs rencontres et que Díez lui envoyait des articles d'actualité. Elle affirme ne pas avoir entretenu de bonne relation avec Cerdán et se ranger dans la liste de ses « victimes ».
Un désaccord persiste sur le nombre exact de réunions entre González et Díez. Les enquêteurs judiciaires ont détecté au moins trois réunions. La troisième est inférée d'une communication interceptée dans laquelle Díez mentionnait une amende de stationnement à proximité du siège de la direction générale de la Guardia Civil.
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González maintient n'avoir eu que deux réunions et affirme que la troisième ne figure pas dans son agenda — version déjà défendue lors de sa comparution devant le Sénat espagnol le 16 juin 2026. Les enquêteurs ont par ailleurs relevé que Díez affirmait entretenir « une très bonne relation personnelle » avec González et « déspachar » avec elle, ce que González conteste.
Le parquet anticorruption a demandé son inculpation pour prévarication (prevaricación) et obstruction à la justice. Les enquêteurs lui reprochent d'avoir activé des enquêtes administratives internes qui auraient servi à intimider des fonctionnaires participant aux enquêtes judiciaires.
Santos Cerdán est un ex-secrétaire à l'Organisation du PSOE. Leire Díez est une ex-militante socialiste. González les accuse d'avoir orchestré une trame visant à déstabiliser des procédures judiciaires sensibles pour le gouvernement et le PSOE.
Le caso Koldo est une affaire judiciaire dans laquelle le commandant Rubén Villalba est mis en examen. Díez avait demandé à González de le réintégrer lors de leur deuxième rencontre, ce que González a refusé immédiatement.
Selon les enquêteurs judiciaires, les deux responsables auraient activé des enquêtes administratives internes (informaciones reservadas) de la Guardia Civil pour identifier des fonctionnaires ayant transmis des informations à la presse ou à la justice.