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International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
Les affiches de films peintes à la main, nées dans les salles de quartier ghanéennes à la fin des années 1970, trouvent aujourd'hui un marché international. Créées pour promouvoir des projections dans des video clubs informels, elles ont failli disparaître avec l'essor des téléviseurs au début des années 2000. La galerie Deadly Prey, cofondée en 2012, commercialise ces œuvres via 15 artistes ghanéens, à partir de 600 dollars pièce. Des peintres comme Heavy J et Stoger perpétuent ce style libre, souvent très éloigné des affiches officielles des films.
De la fin des années 1970 au début des années 2000, des artistes ghanéens ont peint à la main des affiches de films pour les « video clubs », des salles de quartier informelles pratiquant la projection payante de films pour un public local, selon The Guardian.
La pratique a amorcé son déclin au tournant du siècle, à mesure que l'accès à l'électricité, aux téléviseurs et aux lecteurs vidéo s'est généralisé, entraînant la fermeture de nombreux de ces établissements.
Des affiches peintes à la main sont aujourd'hui exposées au Centre for National Culture d'Accra.
Heavy J — de son vrai nom Jeaurs Affutu — peint des affiches depuis quatre décennies depuis son atelier de Teshie, près d'Accra. Au moment du reportage, il travaillait sur une affiche de La Petite Sirène, en y intégrant un homme armé d'un couteau et un crâne, éléments absents du film.
À Ashaiman, à environ 18 kilomètres de là, Stoger — Benjamin Amartey de son vrai nom — s'est reconverti de la sculpture à la peinture d'affiches en 1992. Il réalisait des commandes pour Poltergeist et Gummo, premier long métrage d'Harmony Korine sorti en 1997.
La galerie Deadly Prey a été cofondée en 2012 par Robert Kofi, originaire de Winneba au Ghana, et Brian Chankin, alors propriétaire d'un vidéoclub à Chicago.
La structure travaille avec 15 artistes, qu'elle met en relation avec des clients en ligne tout en assurant l'expédition des œuvres. La majorité des commandes provient des États-Unis.
Les pièces commandées débutent à 600 dollars (environ 450 livres sterling). Les films d'action, de science-fiction et d'horreur des décennies passées sont les plus demandés — notamment L'Exorciste, Star Wars et Terminator.
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Les informations disponibles ne précisent pas le nombre total d'artistes encore actifs dans cette tradition au Ghana, ni le volume global du marché de ces affiches. Le nombre d'affiches originales produites entre la fin des années 1970 et le début des années 2000 n'est pas documenté.
Les video clubs ghanéens étaient des salles de quartier informelles pratiquant la projection payante de films sur écran, à distinguer des boutiques de location de cassettes vidéo connues sous le même nom en Europe.
Les artistes disposaient d'une grande liberté de création. Heavy J intégrait par exemple un homme armé d'un couteau et un crâne dans son affiche de La Petite Sirène, des éléments absents du film d'origine.
Fondée en 2012, la galerie met en relation des clients internationaux avec 15 artistes ghanéens via une boutique en ligne et assure l'expédition des œuvres. La majorité des commandes vient des États-Unis.
Les films d'action, de science-fiction et d'horreur des décennies passées dominent les commandes. L'Exorciste, Star Wars et Terminator figurent parmi les titres les plus fréquemment sollicités.