…
…
International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
L'agence australienne de sécurité sociale Centrelink, opérant également sous le nom de Services Australia, cherche à recouvrer 4,93 milliards de dollars australiens (AUD) auprès de 1,34 million de débiteurs, selon The Guardian. Certaines de ces dettes remontent à plus de 40 ans. Des experts contestent la fiabilité des calculs historiques, et des associations réclament l'effacement des dettes de plus de six ans. Le gouvernement australien a accepté en principe de rétablir une prescription de six ans, sans fixer de calendrier ni préciser si les dettes existantes seraient concernées.
Centrelink, l'agence australienne de sécurité sociale (opérant aussi sous le nom de Services Australia), cherche à récupérer 4,93 milliards de dollars australiens (AUD) répartis sur 1,34 million de dettes impayées, selon The Guardian. La plus ancienne remonte à plus de 40 ans.
Parmi ces dettes, environ 600 ont plus de 30 ans, avec un montant médian de 5 451,49 AUD. Quelque 76 800 remontent à 15 à 30 ans (montant médian : 2 197,64 AUD). Environ 645 000 font l'objet d'un plan de remboursement actif.
Des intérêts s'appliquent à certaines dettes en suspens, en particulier pour les anciens bénéficiaires qui n'ont ni remboursé leur dette ni maintenu un plan de remboursement acceptable.
Jusqu'en 2017, une règle empêchait Centrelink de réclamer une dette de sécurité sociale au-delà de six ans après en avoir raisonnablement pu connaître les circonstances. Cette limite a depuis été supprimée.
La commission royale sur le Robodebt — une enquête gouvernementale portant sur les pratiques de Centrelink en matière de recouvrement de dettes sociales — a recommandé de rétablir cette prescription. Le gouvernement australien a accepté cette recommandation en principe, sans annoncer de calendrier ni préciser si les dettes actuellement en recouvrement seraient concernées.
Economic Justice Australia, dont la directrice générale est Kate Allingham, réclame l'effacement de toutes les dettes de plus de six ans.
Christopher Rudge, expert en protection sociale à l'Université de Sydney, estime que les dettes historiques de Centrelink ont été calculées par des systèmes informatiques incompatibles avec les outils d'audit actuels.
ne peuvent pas être tenus pour corrects
— Christopher Rudge, expert en protection sociale, Université de Sydney, sur les calculs de dettes historiques de Centrelink
Les dettes inférieures à 2 000 AUD ne feront pas l'objet d'une vérification manuelle : elles seront traitées par un algorithme.
En 2025, deux enquêtes de Services Australia ont identifié 147 773 dettes potentiellement calculées illégalement via un mécanisme dit d'income apportionment, jugé illicite. Des documents obtenus par demande d'accès à l'information (FoI) suggèrent qu'environ 3 millions d'Australiens pourraient avoir été concernés.
En 2025, le gouvernement australien a annoncé des paiements de résolution allant jusqu'à 600 AUD pour les personnes lésées. Quelque 44 000 Australiens auraient trop remboursé leur dette, certains de 20 000 AUD ou plus.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.
Un dispositif de réparation, l'Income Apportionment Resolution Scheme, a reçu 78 000 demandes couvrant plus de 201 000 dettes. À ce jour, seulement 92 000 AUD de paiements ont été versés.
Le gouvernement n'a pas précisé si la future prescription de six ans s'appliquera aux dettes déjà en cours de recouvrement, ni à quelle date la réforme entrerait en vigueur.
La fiabilité des calculs pour les dettes historiques reste contestée, et le traitement algorithmique prévu pour les dettes inférieures à 2 000 AUD soulève des interrogations sur leur exactitude.
Depuis 2017, aucune règle de prescription ne limite le recouvrement des dettes sociales par Centrelink. Avant cette date, une limite de six ans s'appliquait.
Economic Justice Australia et d'autres organisations demandent l'effacement automatique de toutes les dettes de plus de six ans.
Il s'agit d'un mécanisme de calcul utilisé par Centrelink pour établir des dettes, jugé illicite par deux enquêtes de Services Australia menées en 2025.
Le gouvernement a accepté en principe de rétablir une prescription de six ans, mais sans calendrier ni confirmation que les dettes existantes seraient annulées.
Selon des documents FoI, environ 3 millions d'Australiens pourraient avoir été concernés, mais seulement 78 000 ont déposé une demande auprès du dispositif de réparation.