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International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 5 min
Le 15 juillet 2026, le département d'État américain a annoncé un programme de subventions offrant jusqu'à 3 millions de dollars par subvention à des organisations européennes alignées sur le mouvement MAGA. Friedrich Merz, chancelier allemand, a mis en garde contre toute ingérence américaine dans les élections régionales allemandes prévues en septembre 2026. Le programme est administré par le Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, un bureau fondé sous Carter pour défendre la démocratie et réorienté par l'administration Trump. D'anciens responsables américains dénoncent un effort visant à donner aux groupes d'extrême droite européens « un avantage injuste ».
Le département d'État américain a annoncé le 15 juillet 2026 un programme de subventions pouvant atteindre 3 millions de dollars — environ 2,2 millions de livres sterling — par subvention, destiné à des organisations caritatives, think tanks et individus européens dont les causes sont alignées sur le mouvement MAGA, révèle The Guardian.
Intitulé « Developing Civilizational Bonds, Democratic Resilience, and Rule of Law in Europe », le programme est administré par le Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor (DRL), bureau du département d'État fondé sous Jimmy Carter pour soutenir la démocratie face aux régimes autoritaires pendant la guerre froide, et que l'administration Trump a depuis radicalement réorienté.
Les candidats doivent chercher à répondre aux « défis de souveraineté nationale, de migration, de censure et de lawfare » — terme désignant l'utilisation du système judiciaire comme arme contre un adversaire politique — « en accord avec une philosophie politique partagée, le droit et l'héritage civilisationnel occidental commun ».
Le chancelier allemand Friedrich Merz a averti lors de sa conférence de presse estivale annuelle à Berlin, le 15 juillet 2026, qu'il ne souhaitait pas que le gouvernement américain ou des institutions proches de celui-ci interfèrent dans les élections allemandes.
De notre côté, nous n'interférons pas dans les élections américaines.
— Friedrich Merz, chancelier allemand, Berlin, 15 juillet 2026
Des élections régionales se tiennent en septembre 2026 en Allemagne. Le financement de partis politiques depuis l'étranger y est interdit par la loi, ce qui place le programme américain en tension directe avec le droit électoral allemand.
D'anciens responsables américains décrivent le programme comme l'aboutissement d'un effort de plusieurs mois du département d'État pour réorienter des fonds publics vers des groupes d'extrême droite et potentiellement des partis politiques en Europe, afin de leur conférer « un avantage injuste ».
Parmi les bénéficiaires potentiels figurent la Free Speech Union, organisation britannique de défense de la liberté d'expression fondée par le journaliste Toby Young, et d'autres organisations ayant perdu des financements. Un ancien responsable du département d'État juge les critères d'éligibilité « ambigus » : les « individus » et les « institutions gouvernementales » sont mentionnés sans précision supplémentaire.
Le Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor (DRL) avait pour mission originelle de contrer les régimes autoritaires et de soutenir les droits humains dans le monde. Sous l'administration Trump, il finance désormais des causes nationalistes et conservatrices en Europe — une inversion de sa vocation historique.
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En décembre 2025, une nouvelle stratégie américaine de sécurité nationale affirmait que l'Europe faisait face à un « effacement civilisationnel » et saluait l'influence croissante des « partis européens patriotiques ».
Sarah B Rogers, visage public de l'hostilité du département d'État envers les démocraties libérales européennes, avait annoncé début 2026 une dotation de 500 000 dollars pour « promouvoir la liberté numérique » lors d'une visite en Irlande, et participé comme invitée au Prosperity Institute britannique. Le mois dernier, un haut responsable américain avait affirmé lors d'une conférence à Londres que la police britannique procédait à des milliers d'arrestations liées à la « liberté d'expression » — affirmations rejetées par le gouvernement britannique.
Les critères d'éligibilité du programme restent jugés « ambigus » par un ancien responsable du département d'État. Les « individus » et les « institutions gouvernementales » figurent parmi les bénéficiaires potentiels sans que leurs contours soient précisés.
Il n'est pas établi si des partis politiques européens sont visés directement, bien que d'anciens responsables américains l'évoquent comme une possibilité.
Le programme « Developing Civilizational Bonds, Democratic Resilience, and Rule of Law in Europe » vise officiellement à soutenir des organisations cherchant à répondre aux défis de souveraineté nationale, de migration, de censure et de guerre juridique (lawfare), en accord avec un héritage civilisationnel occidental partagé.
Des élections régionales sont prévues en septembre 2026 en Allemagne, où le financement de partis politiques depuis l'étranger est illégal. Le chancelier Merz craint que des fonds américains ne servent à influencer le scrutin.
Le Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor (DRL), fondé sous Jimmy Carter pour défendre la démocratie face aux régimes autoritaires de la guerre froide. Sous l'administration Trump, ce bureau a été réorienté vers le financement de causes nationalistes et conservatrices en Europe.
Le programme cible des organisations caritatives, think tanks et individus européens. La Free Speech Union britannique, fondée par le journaliste Toby Young, figure parmi les bénéficiaires potentiels. Des institutions gouvernementales sont également mentionnées, mais les critères restent jugés ambigus par d'anciens responsables.