…
…
International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié le 22 juillet 2026 une nouvelle norme pour le TFA — le composé le plus petit et le plus persistant de la famille des PFAS, substances organofluorées synthétiques aussi appelées polluants éternels. La dose journalière admissible passe de 0,05 à 0,014 mg/kg de poids corporel par jour, soit 3,5 fois moins qu'en 2017. Le TFA a été détecté dans 92 % des échantillons d'eau en France. La France et l'Allemagne devront réviser leur seuil de 60 microgrammes par litre dans l'eau potable.
L'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments, chargée de l'évaluation des risques alimentaires pour l'UE) a fixé le 22 juillet 2026 une nouvelle dose journalière admissible (DJA) pour le TFA, à 0,014 mg/kg de poids corporel par jour, selon Le Temps. Ce seuil est 3,5 fois plus bas que la limite de 0,05 mg/kg établie en 2017.
Pour la première fois, l'EFSA a également défini une dose aiguë de référence pour le TFA, fixée à 0,07 mg/kg de poids corporel. Il s'agit de la quantité maximale pouvant être ingérée sans risque notable en moins de 24 heures.
Le TFA est le composé le plus petit et le plus persistant de la famille des PFAS — substances organofluorées synthétiques, aussi appelées polluants éternels en raison de leur très longue persistance dans l'environnement. Il se forme par dégradation de pesticides ou de gaz industriels et se retrouve dans les sols, les nappes phréatiques, les cultures agricoles, l'eau potable et l'alimentation humaine.
En décembre 2025, l'Agence nationale de sécurité sanitaire française a détecté du TFA dans 92 % des échantillons d'eau analysés en France.
L'EFSA justifie ce durcissement par de récentes expérimentations animales révélant des effets néfastes du TFA sur le développement, la reproduction et les niveaux de thyroxine, une hormone thyroïdienne essentielle au métabolisme. L'agence conclut néanmoins qu'il est peu probable que le TFA soit génotoxique — c'est-à-dire capable de compromettre l'intégrité physique ou fonctionnelle du génome.
Des zones d'ombre persistent sur la toxicité à long terme et le potentiel cancérogène du TFA, en raison d'un manque de données. L'agence a appliqué un facteur d'incertitude supplémentaire dans ses calculs de seuils.
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.
La France et l'Allemagne appliquent actuellement un seuil de 60 microgrammes par litre (μg/L) pour le TFA dans l'eau potable. Ce seuil devrait être révisé à la baisse à la suite de la publication de l'EFSA. L'agence sanitaire française a été saisie par ses ministères de tutelle pour élaborer de nouvelles normes.
Le Danemark et les Pays-Bas ont déjà adopté des seuils plus stricts que les 60 μg/L appliqués par la France et l'Allemagne.
Les effets à long terme du TFA sur la santé humaine restent mal connus, de même que son potentiel cancérogène. Le manque de données a conduit l'EFSA à intégrer un facteur d'incertitude supplémentaire dans ses seuils.
Hans-Peter Arp, professeur en chimie de l'environnement et spécialiste des PFAS, estime que les nouveaux seuils seront probablement révisés à la baisse dans le futur. Il cite des données émergentes sur l'immunotoxicité et la perturbation endocrinienne, ainsi que l'augmentation prévisible de la concentration de TFA dans l'alimentation.
Le TFA est le composé le plus petit et le plus persistant de la famille des PFAS (polluants éternels). Il se forme par dégradation de pesticides ou de gaz industriels et se retrouve dans les sols, les nappes phréatiques, les cultures agricoles et l'eau potable.
La dose journalière admissible est la quantité d'une substance qu'une personne peut ingérer chaque jour sans risque notable pour la santé. L'EFSA a fixé celle du TFA à 0,014 mg/kg de poids corporel par jour en 2026, contre 0,05 mg/kg en 2017.
En décembre 2025, l'agence sanitaire française a détecté du TFA dans 92 % des échantillons d'eau analysés en France. Les seuils actuels en France et en Allemagne (60 μg/L) devraient être abaissés à la suite de la décision de l'EFSA.
Des expériences animales révèlent des effets néfastes sur le développement, la reproduction et les hormones thyroïdiennes. L'EFSA juge peu probable qu'il soit génotoxique. Sa toxicité à long terme et son potentiel cancérogène restent incertains faute de données suffisantes.
L'agence sanitaire française a été saisie par ses ministères de tutelle pour élaborer de nouveaux seuils dans l'eau potable. Des experts estiment que les limites seront encore abaissées à l'avenir, notamment au vu de données émergentes sur l'immunotoxicité du TFA.