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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
Le Népal a alerté vendredi sur le risque de rupture d’une vaste retenue d’eau formée au Tibet chinois après un effondrement glaciaire survenu deux jours plus tôt. La catastrophe a déclenché une crue et des glissements de terrain. Les bilans publiés divergent fortement, allant d’au moins 163 à 579 morts et de 1 400 à près de 2 000 disparus. Au Népal, 104 personnes ont été sauvées, mais la boue et les routes bloquées compliquent les secours.
Le Népal a alerté vendredi sur le risque de rupture d’une vaste retenue d’eau au Tibet chinois, rapporte France 24 avec l’AFP. Celle-ci s’est formée après l’effondrement d’une partie d’un glacier, survenu deux jours plus tôt.
L’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), organisme gouvernemental américain consacré aux sciences de la Terre, attribue la crue à cet effondrement glaciaire. Sa violence a été enregistrée comme un séisme de magnitude 5,2 et a provoqué de nombreux glissements de terrain.
Un précédent article de Lost in the Jungle décrit une avalanche de glace et de débris, suivie d’une vague de crue. Les deux publications présentent toutefois des bilans humains différents.
Les secours ont sauvé 104 personnes au Népal. La boue et les routes bloquées compliquent l’accès à la zone frontalière ainsi que les opérations.
Le 27 août 2026, des membres des forces de sécurité et un chien de recherche fouillaient les lieux à Trishuli, dans le district népalais de Nuwakot.
Le chercheur Simon Cox estime que le retrait d’un morceau de montagne peut avoir déstabilisé des matériaux voisins. Un nouvel effondrement pourrait survenir immédiatement dans la zone d’origine.
Le glaciologue Étienne Berthier n’exclut pas un phénomène comparable ailleurs. Il estime cependant que le relief et l’activité tectonique de l’Himalaya augmentent la probabilité d’un événement de cette ampleur.
L’Alaska possède aussi des glaciers dynamiques, précise-t-il. Les phénomènes comparables s’y produisent toutefois dans des régions complètement inhabitées.
Tristram Hales, professeur spécialisé dans les risques environnementaux à l’université de Cardiff, constate depuis environ dix ans une hausse du nombre de flux extrêmement dangereux. Il cite notamment l’Himalaya et la Suisse.
Les scientifiques jugent les éboulements et les glissements de terrain plus probables que le décrochement d’un pan entier de montagne. Des séismes ou la fonte du permafrost accélérée par le changement climatique peuvent les déclencher.
Les risques augmentent pour les populations lorsque des zones urbanisées, des routes ou des complexes touristiques se trouvent près des secteurs exposés.
Le géomorphologue Ludovic Ravanel rapporte un nombre record d’éboulements durant l’été caniculaire dans les Alpes. Certains ont été mortels et une large majorité est, selon lui, imputable à la crise climatique.
À Randa, en Suisse, la commune d’environ 400 habitants craint l’effondrement d’un glacier dans les jours à venir. Elle a instauré des périmètres de sécurité après plusieurs éboulements.
Étienne Berthier juge la prévisibilité de la catastrophe himalayenne très faible. L’analyse des mouvements rocheux devra déterminer si des fragilités étaient visibles durant les semaines ou les mois précédents.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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La formation de lacs glaciaires constitue un risque plus visible. Ces lacs peuvent subir une vidange brutale, appelée GLOF, lorsqu’un barrage naturel de glace se rompt et libère soudainement leur eau.
Bernard Francou, ancien glaciologue et directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), souligne que les Alpes disposent de systèmes de surveillance. L’IRD est un établissement public scientifique et technologique français.
Ces dispositifs servent à évaluer les risques de débordement et de vidange des lacs glaciaires dans les Alpes.
Plusieurs scientifiques appellent à la prudence avant d’attribuer cette catastrophe au changement climatique, même si certains experts établissent déjà un lien.
Il est encore trop tôt pour déterminer le rôle du réchauffement dans cet événement précis. Une étude d’attribution approfondie devra établir ou écarter ce lien.
Une vaste retenue d’eau formée au Tibet chinois après l’effondrement glaciaire risque de céder.
L’effondrement d’un glacier a déclenché une avalanche de glace et de débris, puis une vague de crue.
Les secours ont sauvé 104 personnes au Népal.
Son rôle dans cet événement précis n’est pas établi. Une étude d’attribution approfondie reste nécessaire.
Des flux dangereux ont été observés en Suisse, et Randa a instauré des périmètres de sécurité.