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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Jens Spahn, qui présidait le groupe parlementaire de l'Union (CDU/CSU) au Bundestag, a démissionné le 18 juillet 2026 après la révélation qu'il avait eu recours à une mère porteuse aux États-Unis pour devenir père. La gestation pour autrui (GPA) est formellement interdite en Allemagne. Spahn n'a pas encore pris position publiquement sur les circonstances de sa démarche. Les réactions politiques sont contrastées : certains élus CDU/CSU ont exprimé leur désapprobation, tandis que des voix d'opposition ont évoqué une double morale.
Jens Spahn a démissionné le 18 juillet 2026 de la présidence du groupe parlementaire de l'Union (CDU/CSU) au Bundestag, le parlement fédéral allemand. Cette annonce fait suite aux révélations selon lesquelles il avait eu recours à une mère porteuse aux États-Unis pour devenir père, selon le Süddeutsche Zeitung.
La gestation pour autrui (GPA) — pratique par laquelle une femme porte un enfant pour le compte d'un tiers — est formellement interdite en Allemagne. Spahn a contourné cette interdiction en ayant recours à ce procédé aux États-Unis, où il est légal.
Spahn n'a, jusqu'à présent, pris aucune position publique sur les circonstances exactes de cette démarche.
Karin Prien, vice-présidente de la CDU et ministre fédérale de la Famille, a remercié Spahn pour leur « bonne et confiante collaboration » et jugé sur X que sa démission au service de la crédibilité du parti méritait le respect.
Sa démission au service de la crédibilité de la CDU mérite le respect.
— Karin Prien, vice-présidente de la CDU et ministre fédérale de la Famille, sur X
Michael Brand (CDU), secrétaire d'État parlementaire au sein du gouvernement fédéral (Bundesregierung) au ministère de la Famille, s'est montré plus sévère dans la Fuldaer Zeitung. Il a qualifié le comportement de Spahn d'une « vraie imposition et incroyable » et estimé qu'il y avait là « non formellement, mais moralement une violation claire de la loi ».
Non formellement, mais moralement une violation claire de la loi.
— Michael Brand (CDU), secrétaire d'État parlementaire au ministère fédéral de la Famille, dans la Fuldaer Zeitung
Ulrike Scharf, présidente de l'Union des femmes de la CSU et ministre bavaroise des Affaires sociales, a rappelé sur le Bayerischer Rundfunk que l'interdiction de la GPA reste en vigueur en Allemagne. Elle a déclaré que « les moyens financiers ne doivent pas être placés au-dessus des principes moraux ».
Klaus Holetschek, chef du groupe parlementaire de la CSU au Landtag de Bavière, a dit attendre sur le Bayerischer Rundfunk que Spahn explique « pourquoi il a fait cela » et en tire « les bonnes conclusions pour lui-même ».
L'ancien ministre-président de Hesse Roland Koch (CDU) a pris la défense de Spahn sur LinkedIn. Il a estimé que la polémique perdait « toute mesure » et rappelé que la CDU est un parti politique, non une communauté religieuse.
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Matthias Miersch, président du groupe SPD au Bundestag, a exprimé son respect pour Spahn. Il a évoqué une coopération « très étroite et confiante » au sein de la coalition et lui a souhaité « tout le meilleur » à lui et sa famille.
Franziska Brantner, co-présidente des Verts, a estimé dans la Rheinische Post que la démission était « tardive ». La crédibilité de Spahn avait déjà « massivement souffert » de cas antérieurs plus graves, a-t-elle ajouté.
Wolfgang Kubicki, président du FDP, a déclaré à la Rheinische Post que l'affaire représentait « un nouveau point bas moral de la CDU ». Il a regretté que Spahn n'ait pas expliqué avoir changé de position sur la GPA à la lumière de sa propre expérience.
Luigi Pantisano, président de Die Linke, a qualifié la démission de « depuis longtemps attendue » dans la Rheinische Post. Il a accusé Spahn d'avoir « brûlé des milliards d'euros d'argent public » et de montrer une « double morale » en contournant à l'étranger des interdictions qu'il impose aux autres.
Kathrin Gebel, vice-présidente de Die Linke au Bundestag, a dénoncé une contradiction : selon elle, Spahn aurait soumis à des contraintes légales les femmes cherchant une contraception d'urgence ou un avortement, tout en utilisant ses ressources financières pour recourir à une GPA à l'étranger.
Spahn n'a pas exposé publiquement ses motivations ni les modalités précises du recours à la mère porteuse. Wolfgang Kubicki (FDP) a relevé qu'il n'avait pas non plus expliqué d'éventuels changements de position sur la GPA à la lumière de sa propre expérience.
La suite de l'engagement politique de Spahn au Bundestag n'est pas précisée dans les sources disponibles à ce stade.
Jens Spahn a quitté la présidence du groupe parlementaire CDU/CSU au Bundestag le 18 juillet 2026, après la révélation qu'il avait eu recours à une mère porteuse aux États-Unis, pratique interdite en Allemagne.
Non. La GPA est formellement interdite en Allemagne. Spahn a eu recours à ce procédé aux États-Unis, où il est légal.
Les réactions sont partagées. Karin Prien a salué le geste comme méritant le respect. Michael Brand a évoqué une violation morale de la loi. Klaus Holetschek attend des explications de Spahn. Roland Koch a défendu Spahn et jugé les critiques excessives.
Jens Spahn n'a, jusqu'à présent, pris aucune position publique sur les circonstances exactes de son recours à une mère porteuse.
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