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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Pete Hegseth, secrétaire à la Défense américain, a ordonné cette semaine un dépistage annuel de la déficience en testostérone pour tous les militaires actifs et réservistes âgés de 30 ans et plus. L'objectif affiché est d'améliorer la préparation au combat, la résilience et la longévité des soldats. Le traitement éventuel restera volontaire. Cinq des six experts en santé masculine interrogés par Reuters se disent perplexes, craignant des traitements inutiles ou nocifs. Quatre d'entre eux affirment qu'aucune preuve solide ne justifie un tel dépistage systématique pour optimiser la performance au combat.
Pete Hegseth, secrétaire à la Défense américain, a ordonné cette semaine un dépistage annuel de la déficience en testostérone pour l'ensemble des militaires actifs et réservistes âgés de 30 ans et plus. Le traitement éventuel, a-t-il précisé, sera volontaire et accompagné de conseils médicaux.
Selon The Guardian, Hegseth justifie cette mesure par la volonté d'assurer la « combat readiness » — la préparation opérationnelle au combat — et d'améliorer la résilience, la longévité et les performances des soldats.
Il cite également la lutte contre l'« operator syndrome », un syndrome documenté chez les membres des forces spéciales américaines — Delta Force et Navy SEALs — qui comprend notamment un déficit en testostérone.
Le Pentagone a refusé de commenter la mesure au-delà de son bref communiqué officiel.
Le taux de testostérone baisse naturellement à partir d'environ 30 ans, à un rythme d'environ 1 % par an entre 30 et 40 ans, avant de s'accélérer avec l'âge. Ce déclin est toutefois non uniforme selon les individus, précise le Dr Haleem Mohammed.
Le Dr Steven Nissen, de la Cleveland Clinic, a mené une étude portant sur plus de 5 200 hommes âgés de 45 à 80 ans présentant un faible taux de testostérone et un risque cardiovasculaire élevé. Ces résultats ont conduit la FDA — l'agence américaine du médicament — à supprimer l'avertissement sur le risque d'infarctus ou d'AVC figurant sur les étiquettes des médicaments à base de testostérone.
Mais cette même étude a révélé des taux plus élevés d'arythmie auriculaire — fibrillation ou flutter — et de fractures osseuses chez les participants. Le Dr Nissen juge ces effets potentiellement préoccupants dans un contexte militaire.
Cinq des six experts en santé masculine contactés par Reuters se disent perplexes face à cet ordre et craignent qu'il conduise à des traitements inutiles, voire nocifs.
Quatre médecins sur six affirment qu'il n'existe aucune preuve solide que le dépistage systématique de la testostérone chez tous les militaires de 30 ans et plus optimiserait la préparation au combat.
L'American Urological Association (association américaine d'urologie) et l'Endocrine Society (société américaine d'endocrinologie) ne recommandent la supplémentation en testostérone que pour les patients présentant à la fois une déficience confirmée et des symptômes avérés. Ces symptômes incluent la baisse de libido, la dysfonction érectile, la fatigue, la perte de masse musculaire ou une faible densité osseuse.
La thérapie à la testostérone peut provoquer une atrophie testiculaire avec infertilité potentiellement irréversible — un risque jugé particulièrement préoccupant pour de jeunes militaires n'ayant pas encore fondé de famille, selon le Dr McVary. D'autres effets secondaires sont documentés : épaississement du sang, problèmes de prostate, acné, chute de cheveux, gynécomastie et instabilité de l'humeur.
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Cette mesure s'inscrit dans une série de changements de politique sanitaire sous l'administration Trump. Hegseth avait précédemment annulé l'obligation vaccinale contre la grippe dans l'armée — décision elle-même abandonnée après une épidémie de grippe. Le HHS (Department of Health and Human Services, le département américain de la santé) a parallèlement exclu 17 membres de son comité consultatif sur les vaccins et modifié ses recommandations vaccinales.
Le calendrier précis de mise en œuvre du dépistage et les protocoles de suivi n'ont pas été détaillés par le Pentagone. Les seuils de testostérone qui déclencheraient une recommandation de traitement restent également non précisés dans le communiqué officiel.
Le taux de testostérone commence à décliner naturellement vers 30 ans, à un rythme d'environ 1 % par an entre 30 et 40 ans, puis s'accélère avec l'âge. Une déficience clinique n'est reconnue que lorsque ce taux bas s'accompagne de symptômes : fatigue, perte de masse musculaire, dysfonction érectile ou faible densité osseuse.
Des effets secondaires documentés incluent une atrophie testiculaire avec infertilité potentiellement irréversible, un épaississement du sang, des problèmes de prostate, une arythmie auriculaire et des fractures osseuses. Les sociétés médicales recommandent ce traitement uniquement en présence d'une déficience confirmée associée à des symptômes avérés.
Quatre des six médecins interrogés affirment qu'aucune preuve scientifique ne démontre qu'un dépistage systématique de la testostérone chez tous les militaires de 30 ans et plus améliorerait la préparation au combat. Cinq sur six craignent que la mesure conduise à des traitements inutiles ou nocifs.
Non. Pete Hegseth a précisé que le traitement éventuel sera volontaire et accompagné de conseils médicaux. Seul le dépistage annuel est rendu obligatoire pour les militaires actifs et réservistes de 30 ans et plus.
Oui. Elle fait partie d'une série de changements sanitaires sous l'administration Trump : annulation puis rétablissement de l'obligation vaccinale grippe dans l'armée, et exclusion de 17 membres du comité consultatif vaccins du HHS, le département américain de la santé.