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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 5 min
Le chancelier Friedrich Merz (CDU) a tenu le 15 juillet 2026 sa première Sommerpressekonferenz — conférence de presse estivale traditionnelle du chef du gouvernement — à Berlin. Il a affirmé que sa coalition CDU/CSU-SPD « a trouvé son rythme », tout en reconnaissant que les réformes progressent plus lentement que prévu. Merz a défendu le recours à la nouvelle dette publique au nom de la guerre en Ukraine, réitéré le refus catégorique de toute coopération avec l'AfD et reconnu l'absence actuelle de majorité électorale en faveur du gouvernement.
Friedrich Merz (CDU) a tenu le 15 juillet 2026 sa première Sommerpressekonferenz à la Bundespressekonferenz, une association indépendante de journalistes parlementaires basée à Berlin qui organise ces rendez-vous gouvernementaux annuels. Durant environ deux heures et sans cadre thématique imposé, le chancelier répond librement aux questions des journalistes accrédités.
Merz a affiché un bilan globalement positif, déclarant : « Die Koalition hat Tritt gefasst » — la coalition a trouvé son rythme. Il a estimé que le gouvernement a « livré », tout en admettant qu'il reste « encore beaucoup à faire ».
Die Koalition hat Tritt gefasst.
— Friedrich Merz, chancelier fédéral, conférence de presse estivale, Berlin, 15 juillet 2026
Parmi les réalisations, Merz a cité la réforme de la gesetzliche Krankenversicherung (assurance maladie légale obligatoire). Il a reconnu toutefois que les réformes prennent plus de temps « que prévu » et que l'Allemagne n'a pas encore atteint le niveau de compétitivité économique souhaité.
Ses mauvais sondages le préoccupent, a-t-il admis. Des attentes de la population n'ont pas encore été satisfaites et il n'existerait actuellement aucune majorité électorale en faveur de la coalition. Merz a qualifié cette situation d'« aiguillon » pour poursuivre le travail.
La collaboration entre les ministères et avec les co-présidents du SPD, Lars Klingbeil et Bärbel Bas, fonctionne bien, a-t-il indiqué.
À l'approche d'élections régionales dans l'est de l'Allemagne — le Sachsen-Anhalt a été évoqué —, Merz a réaffirmé le refus catégorique de tout accord avec l'Alternative für Deutschland (AfD, parti politique d'extrême droite fondé en 2013) ou avec die Linke. Ce refus s'appuie sur des résolutions de congrès de la CDU. Il s'est dit optimiste pour empêcher une majorité AfD dans les Parlements régionaux.
Merz a distingué les cadres de l'AfD — cibles de son opposition — des électeurs du parti, qu'il a invités à ne pas s'informer uniquement via les réseaux sociaux. Il a rejeté l'idée d'intégrer l'AfD dans une coalition pour la « domestiquer », en invoquant la spécificité de l'histoire allemande.
Merz a défendu le recours à une forte Neuverschuldung (nouvelle dette publique) dans le budget fédéral, en invoquant la guerre de la Russie contre l'Ukraine. Il a admis que ce revirement représente une « charge importante pour sa crédibilité personnelle », mais l'a jugé acceptable si l'Allemagne reste une « ancre de stabilité » dans l'union monétaire européenne et réduit parallèlement la bureaucratie.
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Sur la réforme de la Schuldenbremse — règle inscrite dans la Loi fondamentale depuis 2009, qui plafonne le déficit structurel fédéral à 0,35 % du PIB —, Merz a jugé la situation difficile. La commission d'experts mandatée présentera deux ou trois propositions. Toute révision constitutionnelle nécessiterait une position unifiée au sein de la coalition — absente pour l'instant — ainsi que le soutien des Verts et d'autres groupes parlementaires.
Cette conférence intervient environ 16 mois après la prise de fonctions de Merz, au printemps 2025, à la tête d'une grande coalition CDU/CSU-SPD. Le gouvernement est issu des élections fédérales anticipées du 23 février 2025, convoquées après l'effondrement de la coalition Ampel (SPD-Verts-FDP) en novembre 2024.
Lors de la conférence, Merz a adressé un avertissement au gouvernement américain. Le contenu précis de cette mise en garde n'est pas disponible dans les informations publiées à ce stade.
L'avenir de la Schuldenbremse reste ouvert. La commission d'experts formulera ses propositions, mais toute révision constitutionnelle dépend d'un accord interne à la coalition et d'un soutien parlementaire élargi — deux conditions que Merz n'a pas jugées réunies à ce jour.
C'est une tradition républicaine annuelle : le chancelier fédéral répond librement, pendant environ deux heures, aux questions des journalistes accrédités à la Bundespressekonferenz, sans cadre thématique imposé. La séance du 15 juillet 2026 est la première de ce type pour Friedrich Merz depuis sa prise de fonctions.
Il invoque la guerre de la Russie contre l'Ukraine comme circonstance exceptionnelle. Il a lui-même reconnu que ce revirement représente une « charge importante pour sa crédibilité personnelle ».
La Schuldenbremse est une règle inscrite dans la Loi fondamentale depuis 2009, qui plafonne le déficit structurel fédéral à 0,35 % du PIB. Sa modification nécessite une majorité des deux tiers au Bundestag et au Bundesrat, ainsi qu'un consensus politique élargi — absent selon Merz à ce stade.
Il s'appuie sur des résolutions de congrès de la CDU et invoque la spécificité de l'histoire allemande. Il distingue les cadres du parti, qu'il rejette, des électeurs de l'AfD, qu'il cherche à reconquérir.
Merz a reconnu l'absence d'une majorité électorale en faveur de la coalition CDU/CSU-SPD et des sondages personnels défavorables. Il voit cette situation comme un stimulant pour poursuivre les réformes.