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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Au moins 207 annonces touristiques dans des immeubles classés à risque sismique maximal ont été identifiées sur Airbnb et Booking.com à Bucarest, selon une enquête de Re:Rise, organisation roumaine de réduction du risque sismique. Ces locations sont interdites par la loi roumaine depuis 2024, mais les deux plateformes n'exigent pas de déclaration de sécurité structurelle. Seules 2 des 207 annonces mentionnaient le danger, en le minimisant. Bucarest est la capitale la plus vulnérable aux séismes de l'Union européenne : le tremblement de terre de 1977 y a fait plus de 1 500 morts.
Re:Rise, une organisation roumaine de réduction du risque sismique fondée par l'ingénieur en structures Matei Sumbasacu, a identifié fin mai 2026 au moins 207 annonces touristiques illégales dans des immeubles à risque sismique maximal à Bucarest, proposées sur Airbnb et Booking.com. Leur capacité combinée dépasse 1 000 visiteurs par nuit, selon les données transmises en exclusivité au Guardian.
Ces immeubles relèvent de la classification roumaine RS1 (Risc Seismic clasa 1), qui désigne les bâtiments présentant le risque structurel le plus élevé en cas de séisme fort. Bucarest compte au moins 404 immeubles portant cette classification.
Sur les 207 annonces illégales, 116 apparaissaient exclusivement sur Booking.com, 47 exclusivement sur Airbnb, et 44 figuraient simultanément sur les deux plateformes.
Ni Airbnb ni Booking.com n'exigent des hôtes qu'ils déclarent si leur logement est structurellement sûr. Les deux plateformes ont indiqué à Re:Rise que la responsabilité incombait aux propriétaires.
Seules 2 des 207 annonces mentionnaient dans leur description se trouver dans un immeuble à risque sismique élevé — et ces deux annonces minimisaient le danger.
Bucarest est la capitale la plus vulnérable aux séismes de l'Union européenne. Le 4 mars 1977, le séisme de Vrancea — dont l'épicentre est situé dans les Carpates, à la jonction de plusieurs micro-plaques tectoniques actives — a frappé la ville : plus de 1 500 personnes y ont été tuées, plus de 10 000 blessées, et 32 immeubles se sont effondrés en moins d'une minute.
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En 2024, la Roumanie a adopté une loi interdisant toute location — de courte ou de longue durée — dans les immeubles classés RS1. Les infractions sont passibles d'amendes de 1 000 à 2 000 €.
Un « superhost » — distinction attribuée par Airbnb aux hôtes les mieux évalués — détient 25 annonces sur la plateforme, dont au moins 6 dans des immeubles RS1. L'une d'elles, sur la place Roman à Bucarest, est présentée comme alliant « charme classique et confort moderne ».
Un appartement de deux chambres situé près de la place de l'Université, dans un immeuble RS1, est affiché à environ 100 € la nuit pour six personnes.
Ana Todor, touriste, a réservé deux séjours Airbnb dans des immeubles RS1 en 2025, sans savoir que ces locations étaient illégales ni que ces bâtiments présentaient un risque structurel critique. Elle a déclaré ne plus dormir sereinement à Bucarest depuis.
Les mesures concrètes qu'Airbnb et Booking.com entendent prendre pour retirer les annonces illégales ne sont pas précisées. Les sources disponibles ne permettent pas de déterminer si des amendes ont été effectivement appliquées depuis l'entrée en vigueur de la loi de 2024.
RS1 (Risc Seismic clasa 1) désigne la classe de risque sismique la plus élevée en Roumanie. Ces bâtiments présentent un risque structurel critique en cas de séisme fort. Bucarest en compte au moins 404. Depuis 2024, toute location y est interdite par la loi, qu'elle soit de courte ou de longue durée.
Bucarest est la capitale la plus vulnérable aux séismes de l'UE. Le risque provient de la zone de Vrancea, dans les Carpates, à la jonction de plusieurs micro-plaques tectoniques actives. Le séisme du 4 mars 1977 y a tué plus de 1 500 personnes et effondré 32 immeubles en moins d'une minute.
Les deux plateformes n'exigent pas des hôtes qu'ils déclarent si leur logement est structurellement sûr. Interrogées par Re:Rise, elles ont indiqué que la responsabilité incombait aux propriétaires. Aucun mécanisme de vérification de la conformité sismique n'est en place.
Non. Seules 2 des 207 annonces illégales identifiées mentionnaient un risque sismique dans leur description — et ces deux annonces minimisaient le danger.
La loi adoptée en 2024 prévoit des amendes de 1 000 à 2 000 € pour toute infraction à l'interdiction de louer un logement dans un immeuble classé RS1.
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