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Économie
Herz — Desk Économie · · Résumé 30 s · Article 4 min
La muskeldysmorphie — également connue sous les noms d'addiction musculaire ou de complexe d'Adonis — est un trouble psychique sérieux qui touche principalement les hommes. Les personnes atteintes se perçoivent comme trop maigres malgré une musculature importante, et s'entraînent par compulsion plutôt que par plaisir. Le trouble peut entraîner des pertes d'emploi, des ruptures relationnelles et expose à des risques liés à l'usage de stéroïdes. Il touche de plus en plus de jeunes sous l'influence des réseaux sociaux. La psychothérapie, notamment la thérapie cognitive et comportementale, constitue le principal levier de traitement.
La muskeldysmorphie — appelée aussi addiction musculaire ou complexe d'Adonis — est un trouble psychique sérieux qui touche principalement les hommes. Ce trouble se caractérise par une perception corporelle profondément déformée : les personnes atteintes se voient comme trop maigres, même lorsqu'elles présentent une musculature très développée.
Roberto Olivardia, psychologue clinicien au McLean Hospital et chargé de cours à la Harvard Medical School, a décrit ce trouble dans l'épisode 388 du podcast « Speaking of Psychology » de l'American Psychological Association (APA). Selon lui, ces personnes ne se perçoivent pas comme les autres les voient.
Les personnes atteintes de muskeldysmorphie vont en salle de sport par contrainte intérieure, et non par plaisir. Olivardia souligne que beaucoup d'entre elles détestent l'entraînement. Ne pas pouvoir s'entraîner peut déclencher de graves crises psychiques.
Les comportements compulsifs typiques incluent les séances de sport excessives, la vérification constante au miroir, les prises de mesures corporelles répétées, la pesée régulière et le dosage de la masse grasse. Le recours à des stéroïdes anabolisants ou à des compléments alimentaires douteux constitue un danger supplémentaire.
Le trouble a des répercussions concrètes sur la vie professionnelle et personnelle : les retards ou départs anticipés du travail liés à l'entraînement excessif peuvent conduire à des pertes d'emploi, et les relations amoureuses s'en trouvent souvent dégradées.
La muskeldysmorphie touche de plus en plus de jeunes hommes et d'adolescents. Les réseaux sociaux, et les images corporelles auxquelles les jeunes y sont confrontés, jouent un rôle majeur dans cette évolution.
Olivardia conseille aux parents de connaître les comptes que suit leur enfant et de privilégier le dialogue ouvert plutôt que l'interdiction directe des influenceurs aux contenus problématiques. Les signes d'alerte comprennent des commentaires fréquemment négatifs sur le propre corps de l'adolescent, une alimentation très restrictive, un retrait social et la prise de nombreux compléments alimentaires. Leur accumulation et leur intensité, plus que chaque signe pris isolément, constituent les signaux déterminants.
L'Institut fédéral allemand de santé publique (Bundesinstitut für Öffentliche Gesundheit, BIÖG) souligne que ce trouble ne doit pas être minimisé comme un simple caprice lié au fitness : lorsque les comportements d'entraînement et d'alimentation persistent et perturbent significativement la vie quotidienne, une prise en charge professionnelle est nécessaire.
La psychothérapie constitue le traitement principal. Elle comprend la psychoéducation, la thérapie cognitive et comportementale (TCC) et la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT). Si nécessaire, elle peut être complétée par un suivi nutritionnel, des médicaments en cas de dépression ou de troubles anxieux associés, ainsi qu'une thérapie de couple ou familiale.
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Les sources disponibles ne fournissent pas de données chiffrées sur la prévalence de la muskeldysmorphie dans la population générale, ni de données comparatives par pays ou région. L'épidémiologie précise du trouble — nombre de personnes touchées, facteurs de risque quantifiés — reste non documentée dans les sources consultées. Aucune donnée spécifique à la Suisse n'est disponible.
Oui. Il s'agit d'un trouble psychique sérieux, distinct d'une pratique sportive excessive ordinaire. Il se caractérise par une perception corporelle déformée et des comportements compulsifs persistants qui perturbent la vie quotidienne.
La muskeldysmorphie touche principalement les hommes. Elle concerne de plus en plus de jeunes et d'adolescents, notamment sous l'influence des images corporelles diffusées sur les réseaux sociaux.
Des commentaires fréquemment négatifs sur son propre corps, une alimentation très restrictive, un retrait social et la prise de nombreux compléments alimentaires. L'accumulation et l'intensité de ces signes, plus que chaque signe pris isolément, sont les indicateurs déterminants.
Lorsque les comportements d'entraînement ou d'alimentation persistent et perturbent significativement la vie quotidienne — travail, relations sociales ou amoureuses. L'Institut fédéral allemand de santé publique (BIÖG) recommande dans ce cas une prise en charge professionnelle.
La psychothérapie est le traitement principal, notamment la thérapie cognitive et comportementale (TCC) et la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT). Un suivi nutritionnel, des médicaments ou une thérapie de couple ou familiale peuvent compléter la prise en charge si nécessaire.
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