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Herz — Desk Tech & Science · · Résumé 30 s · Article 4 min
L’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo a causé 1'521 décès parmi 3'442 infections confirmées depuis la fin avril. D’après le Handelsblatt, elle est devenue la troisième plus meurtrière recensée et celle dont les infections augmentent le plus rapidement. Elle touche désormais cinq provinces. Plus de 80 % des nouveaux cas apparaissent hors des listes de contacts connus. L’Organisation mondiale de la santé estime que le nombre réel d’infections pourrait être deux à quatre fois supérieur au bilan confirmé.
Le gouvernement congolais recense 3'442 infections confirmées en laboratoire et 1'521 décès depuis la fin avril, rapporte le Handelsblatt.
Après quelques mois, l’épidémie est devenue la troisième plus meurtrière jamais recensée. Le nombre d’infections augmente plus rapidement que lors de toute autre épidémie d’Ebola connue.
Les autorités évaluent le taux de létalité à environ 44 %, soit presque la moitié des infections détectées.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’agence de l’ONU chargée de la santé publique, estime que le bilan réel pourrait être deux à quatre fois supérieur aux cas confirmés en laboratoire.
Plus de 80 % des nouveaux cas sont détectés hors des listes de contacts d’autres patients. Pour la plupart des nouveaux malades, le lieu de contamination reste inconnu.
Le nombre de nouveaux cas augmente chaque semaine. L’épidémie atteint cinq provinces, dont une zone directement située sur la frontière très fréquentée avec le Soudan du Sud.
L’OMS a déclaré l’urgence sanitaire à la mi-mai. Des experts pensent toutefois que le virus circulait dans la région depuis février.
Des employés de Médecins sans frontières (MSF), une organisation médicale humanitaire internationale, rapportent que de nombreux malades arrivent dans un état critique. Leurs chances de survie sont alors faibles.
D’après l’OMS, deux tiers des personnes décédées meurent dans leur communauté sans traitement dans un établissement spécialisé. Les proches qui les prennent en charge sont particulièrement exposés.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Ebola se transmet par contact corporel, notamment avec des fluides corporels. La maladie provoque une fièvre potentiellement mortelle, accompagnée de diarrhées et de saignements.
L’OMS recense près de 950 lits dans les centres d’isolement et de traitement de la zone touchée. Leur répartition ne correspond pas toujours aux besoins locaux.
Au Nord-Kivu, le taux d’occupation atteint 136 %. En Ituri, un tiers des lits reste libre, tandis que des délais d’attente sont signalés à Bunia.
Le manque d’information, la défiance envers le système de santé et les centres de traitement, ainsi que les attaques contre les intervenants entravent la lutte.
Dans l’est du pays, des centaines de milliers de déplacés vivent parfois depuis des années dans des camps de fortune. Les conditions sanitaires y sont mauvaises et les soins limités.
Le paludisme et le choléra sont aussi répandus dans la région. Certains de leurs symptômes ressemblent à ceux d’Ebola.
Des rebelles contrôlent des zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. En Ituri, un groupe armé allié à l’organisation État islamique attaque des villages.
L’organisation de collecte de données sur les conflits Acled recense au moins environ 1'100 civils tués cette année au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri.
L’épidémie est causée par la variante Bundibugyo, une variante du virus Ebola. Aucun vaccin ni médicament ciblant cette variante n’est encore disponible.
La première phase des essais humains d’un vaccin de l’Université d’Oxford contre cette variante a commencé le 24 juillet. Ses développeurs indiquent disposer déjà de 620'000 doses.
L’OMS avait relevé un taux de létalité de 30 % lors d’une épidémie liée à cette variante en Ouganda en 2007. Il avait atteint 50 % au Congo en 2012.
Carl Skau, directeur adjoint du Programme alimentaire mondial, l’organisme d’aide alimentaire de l’ONU, décrit l’épidémie comme celle dont la croissance est la plus rapide jamais observée.
Il a rappelé mercredi que l’épidémie d’Afrique de l’Ouest avait mis huit mois à atteindre 1'000 morts.
L’épidémie d’Afrique de l’Ouest de 2014-2015 a causé plus de 11'000 morts. Celle de 2018 à 2020 dans l’est du Congo, deuxième plus meurtrière recensée, en a causé environ 2'300.
Le nombre total d’infections demeure incertain. L’estimation de l’OMS situe le bilan réel entre deux et quatre fois le nombre de cas confirmés en laboratoire.
Le lieu de contamination reste inconnu pour la plupart des nouveaux malades. La date exacte du début de la circulation n’est pas établie, même si des experts la situent en février.
Le gouvernement congolais fait état de 3'442 infections confirmées en laboratoire et de 1'521 décès depuis la fin avril.
L’épidémie touche cinq provinces, dont une zone située directement à la frontière très fréquentée avec le Soudan du Sud.
Plus de 80 % des nouveaux cas sont détectés hors des listes de contacts connus. L’OMS estime que les infections réelles pourraient représenter deux à quatre fois le bilan confirmé.
Aucun vaccin ciblé n’est encore disponible. Une première phase d’essais humains a commencé le 24 juillet, et les développeurs annoncent 620'000 doses disponibles.
Le virus se transmet par contact corporel, notamment avec des fluides corporels.