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Herz — Desk Tech & Science · · Résumé 30 s · Article 3 min
IBM et ses partenaires revendiquent trois nouveaux cas d’avantage quantique, dont deux simulations de matériaux, avec des méthodes pour évaluer la fiabilité des résultats. Selon New Scientist, un ordinateur quantique a notamment révélé des oscillations inconnues dans un modèle d’aimant. Des calculs classiques n’ont pas produit de résultat pour ce modèle ou n’ont pas égalé la machine quantique sous certains paramètres. Un chercheur de l’ETH Zurich estime toutefois que les contrôles restent liés aux particularités des ordinateurs testés.
IBM et ses partenaires revendiquent trois nouveaux cas d’avantage quantique, accompagnés de méthodes destinées à évaluer la fiabilité des calculs.
L’avantage quantique désigne ici une situation où un ordinateur classique ne peut plus reproduire efficacement un calcul quantique équivalent. Deux des trois cas portent sur des modèles mathématiques intéressant la recherche sur les matériaux.
La première simulation étudie le comportement d’un type d’aimant quantique exposé à une lumière laser. L’ordinateur quantique a révélé des oscillations jusque-là inconnues de certaines propriétés de l’aimant.
Des simulations du même modèle sur Fugaku, un superordinateur japonais développé pour l’institut RIKEN, n’ont pas produit de résultat. Un processeur graphique Nvidia, ou GPU, n’en a pas produit non plus.
Emanuele Dalla Torre, de l’université Bar-Ilan, juge ces résultats importants pour la recherche fondamentale. Il relève toutefois que le modèle reste idéalisé par rapport aux aimants réels et n’a pas nécessairement d’application claire à ce stade.
La deuxième simulation examine comment l’information se brouille dans un matériau très irrégulier. Ce phénomène peut éclairer certains processus chaotiques, notamment lorsqu’un catalyseur accélère une réaction chimique.
Pour certains paramètres, une méthode de pointe destinée aux ordinateurs classiques n’a pas égalé l’ordinateur quantique. Cette méthode avait déjà réfuté d’autres revendications d’avantage quantique.
Pour contrôler les deux simulations de matériaux, l’équipe les a répétées sur plusieurs ordinateurs quantiques présentant différents niveaux de bruit. Elle a aussi ajouté délibérément du bruit à certains calculs.
Abhinav Kandala, d’IBM, explique que cette comparaison permet de quantifier la part fiable des résultats et celle qui provient du bruit.
Le troisième cas concerne l’échantillonnage des sorties de nombreux circuits quantiques. Un circuit quantique est une suite d’opérations, de mesures et d’initialisations appliquées à des qubits.
Les circuits testés possèdent des caractéristiques prédéfinies, dont la distribution de leurs opérations mathématiques. L’équipe a modifié puis répété le calcul afin de quantifier la fidélité de la réponse obtenue.
Dominik Hangleiter, de l’ETH Zurich et extérieur à l’équipe, estime que ces méthodes permettent d’évaluer la qualité des essais expérimentaux. Elles ne sont toutefois pas encore entièrement indépendantes des particularités de l’ordinateur quantique utilisé.
La définition vérifiée fournie pour « fidélité quantique » ne décrit pas cette notion. L’article emploie donc uniquement la formulation factuelle de fidélité de la réponse, sans lui attribuer une définition supplémentaire.
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Jay Gambetta, d’IBM, affirme que l’équipe développe d’abord des outils permettant de faire confiance aux résultats des ordinateurs quantiques, avant d’en rechercher des applications.
Dominik Hangleiter, chercheur à l’ETH Zurich, apporte l’évaluation suisse mentionnée dans les informations disponibles. Il souligne la valeur des contrôles, mais aussi leur dépendance persistante aux machines testées.
Ils revendiquent trois nouveaux cas d’avantage quantique, avec des méthodes pour évaluer la fiabilité des calculs.
Elles portent sur des modèles mathématiques liés à la recherche sur les matériaux.
Les calculs ont été répétés sur plusieurs machines et avec des niveaux de bruit différents, parfois ajoutés délibérément.
Les méthodes de contrôle ne sont pas encore entièrement indépendantes des particularités de chaque ordinateur quantique.