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Desk Tech & Science · · Résumé 30 s · Article 4 min
Le 12 juillet 2026, une maison de paris en ligne a diffusé par erreur sur plusieurs chaînes argentines la version de son spot publicitaire prévue uniquement en cas de défaite de la sélection nationale lors de la Coupe du monde 2026. Cette publicité met en scène la voix de Diego Maradona, décédé en 2020, recréée par intelligence artificielle. La famille du footballeur avait accordé son consentement et perçu des droits pour cette utilisation. La campagne était déjà controversée avant l'incident, et cette diffusion accidentelle risque de se transformer en boomerang commercial pour la marque.
Le 12 juillet 2026, une maison de paris en ligne — dont le nom n'a pas été rendu public — a diffusé par erreur sur plusieurs chaînes de télévision argentines la version de son spot conçue pour une défaite de la sélection nationale, selon l'agence de presse italienne ANSA.
Ce spot met en scène la voix de Diego Maradona (footballeur argentin, 1960-2020), recréée grâce au clonage vocal par intelligence artificielle — technologie permettant de reproduire la voix d'une personne à partir d'enregistrements existants, y compris après son décès.
La maison de paris avait préparé deux versions du même spot selon une stratégie de versioning conditionnel : une version « victoire » et une version « défaite », chacune conçue pour n'être diffusée que si le scénario correspondant se réalisait. C'est la version « défaite » qui a été diffusée accidentellement.
Dans la version destinée à la défaite, la voix synthétique de Maradona s'adressait aux supporteurs argentins. Elle les invitait à ne pas désespérer, soulignant que « supporter les chutes et se relever » est une marque de caractère argentin et que cela aussi « demande du cran ».
…sopportare le cadute e rimettersi in piedi, e anche questo significa avere attributi.
— Voix synthétique de Diego Maradona, version « défaite » du spot (en espagnol dans l'original ; rapporté en italien par ANSA)
La version prévue pour la victoire appelait les Argentins à montrer pourquoi ils possèdent de « si grands attributs ». Elle se concluait par un défi : si le monde voulait leur « couper les jambes », ils lui montreraient « qu'ici on joue avec les couilles ».
Avant même l'incident du 12 juillet, la campagne faisait l'objet de critiques en Argentine. L'utilisation de l'effigie de Maradona — icône du football mondial — dans une publicité pour une maison de paris en ligne était jugée problématique.
La famille de Diego Maradona avait pourtant accordé son consentement préalable et perçu des droits pour cette utilisation. Ce mécanisme juridique — le droit à l'image post-mortem — permet aux héritiers d'autoriser et de monnayer l'exploitation commerciale de l'image ou de la voix d'un défunt.
La diffusion accidentelle de la version « défaite » aggrave une situation déjà délicate et risque de produire un effet boomerang commercial pour la marque.
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Le nom de la maison de paris en ligne impliquée n'a pas été rendu public dans les informations disponibles. Les circonstances exactes de l'erreur de diffusion — technique, humaine ou autre — ne sont pas précisées par la source.
L'impact commercial concret sur la marque et les éventuelles réactions officielles — fédération argentine, autorités de régulation publicitaire — n'étaient pas encore connus au moment de la publication.
C'est une technologie d'IA générative qui reproduit la voix d'une personne à partir d'enregistrements audio existants. Elle permet de lui faire prononcer des textes entièrement inédits, même après son décès. C'est cette technologie qui a été utilisée pour recréer la voix de Diego Maradona, mort en 2020.
Oui. Le droit à l'image post-mortem permet aux héritiers d'une personnalité décédée d'autoriser et de monnayer l'exploitation commerciale de son image, de sa voix ou de sa ressemblance. La famille Maradona a exercé ce droit et a perçu une rémunération en échange de son consentement.
Il s'agit du versioning conditionnel : une stratégie publicitaire consistant à produire plusieurs variantes d'un spot selon des scénarios alternatifs, comme la victoire ou la défaite d'une équipe. Chaque version est conçue pour n'être diffusée que si le scénario prévu se réalise. Dans ce cas, une erreur a conduit à la diffusion de la mauvaise version.
L'utilisation de l'image et de la voix de Maradona — figure iconique du football argentin — dans une campagne pour une maison de paris en ligne avait suscité des critiques. La publicité pour les jeux d'argent fait l'objet de débats éthiques croissants dans de nombreux pays.
Un deepfake est un contenu audiovisuel fabriqué ou altéré par intelligence artificielle pour reproduire la voix, le visage ou la ressemblance d'une personne réelle. Dans ce cas, la voix de Maradona a été recréée par IA pour lui faire prononcer des textes qu'il n'a jamais prononcés de son vivant, dans un cadre commercial.