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Suisse
Herz — Desk Suisse · · Résumé 30 s · Article 2 min
Le soir de son élection comme général de l'armée suisse, Henri Guisan rencontre un agent de liaison français et amorce une coopération militaire secrète avec la France contre une possible invasion allemande. Ce pacte, ignoré du Conseil fédéral et de l'état-major, n'implique que quatre Romands. Le 15 mai 1940, un détachement de l'armée française se présente à la douane de Lucelle pour entrer en Suisse « conformément aux ordres ». Le lieutenant-colonel Roger Masson, chef du renseignement suisse, écarte discrètement l'incident. Les Français font demi-tour sans qu'aucune autorité ne soit formellement alertée.
Le soir même de son élection au poste de général de l'armée suisse, Henri Guisan rencontre un agent de liaison de l'armée française. Cette rencontre déclenche un scénario secret de coopération militaire franco-suisse, prévu en cas d'invasion allemande, selon Le Temps.
La coopération n'implique que quatre Romands. Elle est conduite à l'insu du Conseil fédéral et de l'état-major suisse.
Lucelle, bourgade frontalière à cheval sur la frontière franco-suisse, sert de lieu d'échanges secrets entre les deux armées au début du conflit. Cette localité se situe 17 km au nord de Delémont.
Le capitaine commandant le détachement déclare avoir une mission de liaison entre l'armée suisse et l'armée Garchery — la VIIIe armée française, unité de l'armée de terre ayant combattu lors des deux guerres mondiales, du nom de son général commandant. Cette armée est alors déployée dans la trouée de Belfort, passage entre les Vosges et le Jura reliant l'Alsace à la Franche-Comté.
Roger Masson, né le 1er juillet 1894 à Zurich et mort le 19 octobre 1967 à Lausanne, est l'officier de l'armée suisse à la tête du renseignement militaire qui reçoit l'alerte du responsable du poste douanier. Il prie le détachement de ne pas insister. Ni l'état-major ni aucune autorité civile ne s'impliquent dans l'incident.
Les sources disponibles ne précisent pas le contenu des accords secrets conclus entre les deux armées. On ignore également pour quelle raison le Conseil fédéral et l'état-major suisse n'ont pas été mis dans la confidence.
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Non. Quatre Romands participaient à ce pacte, selon Le Temps. Ni le Conseil fédéral ni l'état-major suisse n'en avaient connaissance.
Le capitaine commandant le détachement invoquait des ordres de liaison avec la VIIIe armée française, chargée de défendre la trouée de Belfort, le passage entre les Vosges et le Jura reliant l'Alsace à la Franche-Comté.
Roger Masson, chef du renseignement suisse, a simplement prié le détachement de repartir. Les Français ont obtempéré. Aucune procédure officielle n'a été engagée.