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Suisse
Herz — Desk Suisse · · Résumé 30 s · Article 4 min
Valérie Dittli, conseillère d'État vaudoise (Le Centre), a présenté le 7 août 2026 un avis de droit concluant que son droit à être entendue a été gravement violé lors de la publication du rapport Meylan. Elle a réclamé le retrait de ce rapport du site de l'État de Vaud. Le Conseil d'État a refusé sa requête quelques minutes plus tard, estimant que l'avis ne reflète pas la jurisprudence actuelle. Ce rapport, publié en avril 2026, confirmait qu'elle avait conclu un accord secret pour faire retirer une plainte pénale la visant.
Selon Le Temps, Valérie Dittli, conseillère d'État vaudoise (Le Centre), a tenu le 7 août 2026 au matin une conférence de presse. Elle y a présenté un avis de droit commandé à deux professeurs des Universités de Genève et de Zurich. Cet avis porte sur le respect de son droit à être entendue lors de la procédure de publication du rapport Meylan.
Les deux professeurs ont conclu que son droit à être entendue a été « gravement violé lors de l'établissement, de la publication et de l'utilisation du rapport Meylan et de leur transmission au ministère public ». Ils ont relevé qu'elle n'avait eu que très peu de temps pour prendre connaissance du rapport et de ses annexes avant leur publication.
gravement violé lors de l'établissement, de la publication et de l'utilisation du rapport Meylan et de leur transmission au ministère public
— Avis de droit commandé par Valérie Dittli à deux professeurs des Universités de Genève et de Zurich
Dittli avait transmis cet avis au Conseil d'État le 24 juillet 2026. Il lui a coûté environ 10'000 francs, payés de sa propre poche. Sur cette base, elle a demandé le retrait du rapport Meylan du site de l'État de Vaud ainsi que son exclusion des documents transmis au ministère public.
Quelques minutes après la fin de la conférence de presse, le Conseil d'État vaudois a annoncé ne pas donner suite à la requête. Il a estimé que Dittli avait pu s'exprimer à différentes étapes de l'élaboration du rapport, dont par une déclaration personnelle diffusée aux médias le 28 avril 2026.
Le gouvernement cantonal a jugé que l'avis de droit « ne reflète pas l'état actuel de la jurisprudence ». Il a précisé qu'aucune de ses décisions n'ayant affecté la situation juridique de Dittli, elle ne pouvait pas se prévaloir du droit d'être entendue au sens strictement juridique.
ne reflète pas l'état actuel de la jurisprudence
— Conseil d'État vaudois, 7 août 2026
Le rapport de l'ancien juge cantonal Jean-François Meylan a été publié en avril 2026. Il confirmait que Dittli avait conclu un accord secret avec Jean-Claude Mathey, alors président de la Commission foncière rurale I, pour que ce dernier retire une plainte pénale déposée contre elle.
Ce rapport a déclenché une série de conséquences : en juin 2026, le Ministère public vaudois a ouvert une enquête pénale. Le Grand Conseil vaudois avait par ailleurs demandé la démission de Dittli. Plusieurs rapports avaient aussi pointé des dysfonctionnements dans son département et de vives tensions au sein du Conseil d'État.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Le PLR vaudois a réagi en dénonçant « un profond décalage entre les appels à l'apaisement lancés par Mme Dittli et ses actes ». Le parti a affirmé que sa communication est centrée depuis plusieurs mois sur sa situation personnelle plutôt que sur ses projets pour le canton.
un profond décalage entre les appels à l'apaisement lancés par Mme Dittli et ses actes
— PLR vaudois, 7 août 2026
De son côté, Giancarlo Sergi, président du Centre Vaud, a refusé de commenter la conférence de presse. Il a toutefois confirmé le maintien du délai du 11 août 2026 : Dittli doit se prononcer d'ici là sur sa candidature à un nouveau mandat au Conseil d'État.
Le rapport de l'ancien juge cantonal Jean-François Meylan, publié en avril 2026, confirmait que Valérie Dittli avait conclu un accord secret avec Jean-Claude Mathey, alors président de la Commission foncière rurale I, pour que ce dernier retire une plainte pénale déposée contre elle.
Un avis de droit commandé à deux professeurs des Universités de Genève et de Zurich conclut que son droit à être entendue a été gravement violé lors de la procédure de publication du rapport. Elle n'aurait eu que très peu de temps pour en prendre connaissance avant sa diffusion.
L'exécutif cantonal refuse de retirer le rapport. Il estime que Dittli a pu s'exprimer à plusieurs étapes de l'élaboration du rapport et que l'avis de droit présenté ne reflète pas la jurisprudence en vigueur.
Oui. En juin 2026, le Ministère public vaudois a ouvert une enquête pénale à la suite du rapport Meylan. Dittli a demandé que ce rapport soit exclu des documents transmis à ce ministère public.
Elle doit se prononcer avant le 11 août 2026, délai fixé par le président du Centre Vaud, Giancarlo Sergi. Sa position n'était pas connue au moment de la conférence de presse du 7 août 2026.
