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Desk International · · Résumé 30 s · Article 5 min
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a lancé le 13 juillet 2026 une campagne officielle pour démanteler la Cour pénale internationale (CPI), tribunal basé à La Haye. Son plan vise à faire pression sur les pays dépendant de l'aide américaine pour qu'ils abandonnent la cour, sous peine de sanctions. Des experts juridiques contestent ses arguments : la CPI, créée par le Statut de Rome (2002), n'a aucune juridiction sur les crimes commis sur le sol américain. Ses critiques l'accusent de chercher l'impunité pour des crimes de guerre américains à l'étranger sous couvert de souveraineté nationale.
Le 13 juillet 2026, Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a officiellement lancé une campagne pour démanteler la Cour pénale internationale (CPI), selon The Guardian. Il a publié un long op-ed dans le Wall Street Journal et diffusé une vidéo sur X. Rubio y évoque le risque de voir des agents du Border Patrol et des élus américains « traînés devant un tribunal international » et jugés par des magistrats étrangers.
Le plan du Département d'État, rapporté par CNN, consiste à faire pression sur les nations pour qu'elles abandonnent la CPI. Les pays refusant de rejeter l'autorité du tribunal tout en dépendant de l'aide américaine seront soumis à un « examen accru », avec possibilité de sanctions, d'interdictions de voyage et de révocations de visa.
Trois experts juridiques internationaux estiment que les déclarations de Rubio déforment les pouvoirs réels du tribunal. Kenneth Roth, ancien directeur exécutif de Human Rights Watch, affirme que la CPI ne revendique aucune juridiction sur des actes commis aux États-Unis. Il accuse Rubio de chercher l'impunité pour des crimes de guerre américains sous couvert de souveraineté nationale, en ignorant le droit souverain d'autres États à recourir à la cour.
Rubio cherche l'impunité pour des crimes de guerre américains sous couvert de souveraineté nationale, en ignorant le droit souverain d'autres États à recourir à la CPI pour des crimes commis sur leur territoire.
— Kenneth Roth, ancien directeur exécutif de Human Rights Watch, rapporté par The Guardian
La CPI, dont le siège est à La Haye, ne peut enquêter que sur des crimes commis dans des États signataires du Statut de Rome — le traité international qui crée la cour, entré en vigueur en 2002. Les États-Unis n'ont pas ratifié ce traité et la cour n'a ouvert aucune enquête sur des crimes commis sur le sol américain.
La toile de fond immédiate de cette offensive est l'enquête ouverte par Karim Khan, procureur de la CPI, sur la conduite d'Israël en Palestine — État ayant consenti à la juridiction de la cour. Cette enquête a abouti à l'émission de mandats d'arrêt contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et l'ex-ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre.
Dès le début de son second mandat, Donald Trump a signé un décret déclarant une « urgence nationale » fondée sur les « actions illégitimes » de la CPI ciblant les États-Unis et Israël. Il a imposé des sanctions à Karim Khan, ses deux adjoints et six juges du tribunal pour leurs enquêtes sur la conduite d'Israël en Palestine et sur des militaires américains en Afghanistan.
Tout au long de 2025, l'administration Trump a étendu son régime de sanctions à Francesca Albanese — rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés depuis mai 2022 — ainsi qu'à trois organisations palestiniennes de droits humains impliquées dans la collecte de preuves de possibles crimes de guerre israéliens.
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Selon des informations issues d'une source unique, un ex-responsable américain des sanctions a évoqué la possibilité de sanctionner la CPI dans son ensemble. Cette mesure interdirait aux Américains de travailler avec le tribunal et exposerait les entreprises et banques américaines à des pénalités financières ou à des peines de prison pour tout commerce avec la cour. Aucune décision officielle n'a été annoncée à ce stade.
Non. La CPI ne peut enquêter que sur des crimes commis dans des États ayant ratifié le Statut de Rome. Les États-Unis n'ont pas ratifié ce traité et la cour n'a ouvert aucune enquête sur des crimes commis sur le sol américain.
La toile de fond immédiate est l'enquête de la CPI sur la conduite d'Israël en Palestine, ayant abouti à des mandats d'arrêt contre Netanyahu et Gallant. La campagne de Rubio s'inscrit dans une escalade débutée avec les sanctions de Trump contre neuf officiels du tribunal dès début 2025.
Les nations refusant d'abandonner la CPI s'exposent à un « examen accru », à des sanctions, des interdictions de voyage et des révocations de visa, selon le plan du Département d'État.
C'est le traité international qui crée la Cour pénale internationale, entré en vigueur en 2002. Il définit les crimes relevant de la compétence de la cour — génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre, crime d'agression — et n'engage que les États l'ayant ratifié.
Selon des informations non confirmées issues d'une source unique, les Américains ne pourraient plus travailler avec le tribunal. Les entreprises et banques américaines risqueraient des pénalités financières ou des peines de prison pour tout commerce avec la cour.