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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
La Nouvelle-Galles du Sud lancera le 2 novembre le premier programme australien de rachat d’armes annoncé après l’attaque terroriste de Bondi Beach. Jusqu’à 274 000 armes et 50 000 titulaires de licence pourraient être concernés. Les paiements commenceront à 450 dollars et atteindront 1 000 dollars selon l’arme. Le dispositif ne sera pas appliqué dans toute l’Australie, plusieurs juridictions l’ayant rejeté ou ne s’étant pas engagées.
La Nouvelle-Galles du Sud, l’État australien dont Sydney est la capitale, lancera le rachat le 2 novembre. Elle sera la première juridiction du pays à appliquer ce programme annoncé après l’attaque terroriste de Bondi Beach, rapporte ABC News.
Les personnes dépassant les nouvelles limites de possession pourront remettre leurs armes contre paiement. Cette possibilité concernera aussi celles qui ne peuvent plus détenir certains types d’armes avec leur licence.
Les réformes devraient toucher jusqu’à 274 000 armes à feu, soit environ un quart des armes enregistrées dans l’État. Environ 50 000 titulaires de licence sont également concernés.
En décembre, l’État a fixé une limite d’acquisition de quatre armes pour la plupart des titulaires de licence. Le plafond atteint dix armes pour certaines catégories, dont les agriculteurs et les tireurs sportifs.
Les armes pouvant être rechargées plus rapidement ont aussi été reclassées afin d’exiger une licence plus restrictive. Cette modification n’est pas encore entrée en vigueur.
Pendant la phase initiale, le barème fixe ira de 450 dollars pour une carabine à air comprimé à 1 000 dollars pour une carabine à percussion centrale ou un revolver.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Dès le début de l’année prochaine, une procédure distincte concernera les armes dont la valeur indicative de marché dépasse 3 000 dollars. L’indemnisation pourra alors atteindre 10 000 dollars par arme.
Les munitions remises avec les armes feront l’objet d’un paiement forfaitaire. Les armuriers pourront recevoir jusqu’à 25 000 dollars de subvention et un allègement de 500 dollars sur leurs frais de licence.
Le gouvernement fédéral australien prendra en charge la destruction des armes remises. Les coûts du rachat et de son administration seront partagés à parts égales avec le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud.
Le premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, a déclaré que les autorités voulaient récupérer les armes concernées, indemniser leurs propriétaires et les détruire en toute sécurité.
Le programme ne sera pas mis en œuvre dans toute l’Australie, pays d’Océanie organisé en États et territoires. La plupart des autres juridictions s’y opposent ou ne se sont pas engagées.
Le Queensland et le Victoria ont rejeté le rachat. Le Territoire du Nord a indiqué qu’il ne financerait aucun programme de ce type.
Après un soutien de principe exprimé en janvier, l’Australie-Méridionale ne prévoit plus de modifier sa législation sur les armes à feu.
La Tasmanie et le Territoire de la capitale australienne se sont engagés à participer au programme national. Les négociations sur son financement se poursuivent.
L’Australie-Occidentale a achevé en janvier son propre rachat, mené pendant deux ans. Elle s’est dite disposée à participer à un dispositif national.
Le premier ministre australien Anthony Albanese a présenté une réforme nationale des lois sur les armes comme une mesure nécessaire contre une nouvelle attaque terroriste antisémite semblable.
L’accord avec la Nouvelle-Galles du Sud intervient plusieurs mois après l’échéance de mars manquée par le gouvernement fédéral pour obtenir un accord avec les États et territoires.
Lors d’un forum communautaire organisé samedi après-midi dans le centre de l’État, Pauline Hanson a réaffirmé son opposition générale à tout rachat d’armes.
Le député Barnaby Joyce a dénoncé une intrusion de l’État dans les droits individuels. Il a contesté le rachat d’armes détenues par des personnes n’ayant commis aucun crime.