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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Le 21 juillet 2026, la deuxième cour d'appel fédérale des États-Unis (Second Circuit, New York) a annulé à l'unanimité l'ordonnance d'un juge fédéral du Vermont qui avait ordonné la remise en liberté de Mohsen Mahdawi, militant pro-palestinien et étudiant à Columbia University. La cour a jugé que ce juge avait outrepassé son autorité en intervenant avant l'épuisement des recours en immigration. L'arrêt ouvre la voie à une nouvelle arrestation de Mahdawi par l'administration Trump, qui cherche à l'expulser depuis plus d'un an pour ses critiques d'Israël.
Le 21 juillet 2026, la deuxième cour d'appel fédérale des États-Unis — connue sous le nom de Second Circuit et siégeant à New York — a rendu à l'unanimité un arrêt annulant la décision d'un juge fédéral du Vermont. Ce juge avait ordonné la remise en liberté de Mohsen Mahdawi, militant pro-palestinien et étudiant à Columbia University, selon le Guardian.
Le panel d'appel a estimé que le juge du Vermont avait outrepassé son autorité en intervenant dans le dossier de Mahdawi avant que celui-ci ait épuisé ses recours devant les tribunaux d'immigration.
La cour n'a pas statué sur le fond. L'argument de Mahdawi selon lequel il aurait été ciblé de manière inconstitutionnelle pour avoir critiqué Israël reste en suspens. Il pourra le soumettre aux tribunaux fédéraux une fois ses recours en immigration épuisés.
L'arrêt ouvre la voie à une nouvelle arrestation de Mahdawi. L'administration Trump cherche à l'expulser depuis plus d'un an dans le cadre d'une campagne ciblant des non-citoyens ayant critiqué Israël ou manifesté contre la guerre à Gaza.
Mohsen Mahdawi a 35 ans. Né dans un camp de réfugiés en Cisjordanie occupée par Israël, il est devenu résident permanent légal aux États-Unis en 2015.
En avril 2025, des agents de l'immigration l'ont arrêté lors d'un entretien de naturalisation. Libéré deux semaines plus tard, il a ensuite obtenu son diplôme de Columbia University.
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Mahdawi fait actuellement appel d'une ordonnance d'expulsion émise par la commission fédérale d'appel en matière d'immigration (Board of Immigration Appeals). L'ACLU (American Civil Liberties Union), organisation américaine de défense des libertés civiles qui le représente, affirme que le gouvernement ne peut ni le détenir ni l'expulser pendant cette procédure d'appel.
a grave setback
— Mohsen Mahdawi, dans un communiqué, 21 juillet 2026
Dans un communiqué, Mahdawi a qualifié la décision de « grave recul ». Il a estimé qu'elle donnerait au gouvernement le pouvoir d'« intimider, censurer et punir la dissidence sans contrainte réelle ».
Cet arrêt fait écho à une décision similaire rendue plus tôt en 2026 par un autre panel du Second Circuit contre Mahmoud Khalil, ancien camarade de Mahdawi à Columbia University.
Le Second Circuit doit encore statuer sur le cas de Rümeysa Öztürk, doctorante turque à Tufts University. Des agents fédéraux masqués l'ont arrêtée après qu'elle a cosigné une tribune critique d'Israël.
Il n'est pas précisé à quel moment les autorités pourraient procéder à une nouvelle arrestation de Mahdawi. L'ACLU conteste ce droit pendant la procédure d'appel en immigration.
La cour d'appel ne s'étant pas prononcée sur le fond, l'issue du volet constitutionnel — le ciblage présumé de Mahdawi pour ses opinions politiques — reste entièrement ouverte.
La cour a estimé qu'il avait outrepassé son autorité en ordonnant la remise en liberté de Mahdawi avant que celui-ci ait épuisé tous ses recours devant les tribunaux d'immigration.
Oui, l'arrêt ouvre la voie à une nouvelle arrestation. L'ACLU soutient cependant que le gouvernement ne peut ni le détenir ni l'expulser tant que son appel en immigration est en cours.
Oui. La cour d'appel n'a pas tranché sur le fond. Mahdawi pourra saisir les tribunaux fédéraux sur l'argument d'un ciblage inconstitutionnel une fois ses recours en immigration épuisés.
Mahmoud Khalil est un ancien camarade de Mahdawi à Columbia University. Le Second Circuit a rendu un arrêt similaire contre lui plus tôt en 2026, dans un contexte analogue.
Rümeysa Öztürk est une doctorante turque à Tufts University. Des agents fédéraux masqués l'ont arrêtée après qu'elle a cosigné une tribune critique d'Israël. Le Second Circuit doit encore rendre sa décision dans son dossier.
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