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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
Une analyse de crânes anciens montre que le syndrome de la tête plate existait en Italie centrale il y a au moins 2 800 ans. Les chercheurs ont identifié un aplatissement sur 11 des 26 crânes examinés. Les déformations se seraient produites durant la première année de vie. Selon l’étude, ces restes constituent les plus anciens cas connus de ce syndrome hors d’Asie.
D’après New Scientist, l’analyse indique que le syndrome de la tête plate existait en Italie centrale il y a au moins 2 800 ans.
Michael Beck De Lotto, de l’Université Sapienza de Rome, et ses collègues ont examiné 26 crânes bien conservés provenant de deux nécropoles de Matelica.
Découvertes dans les années 1990, ces nécropoles sont associées aux Picènes, des peuples italiques établis sur la côte adriatique du IXe au IIIe siècle av. J.-C. Les crânes étudiés datent des VIIIe et IXe siècles av. J.-C.
Les chercheurs ont observé un aplatissement à l’arrière sur 11 des 26 crânes. Ceux-ci appartenaient à sept hommes et quatre femmes.
L’étude présente ces 11 crânes comme les plus anciens exemples connus hors d’Asie d’un aplatissement crânien lié au développement.
Des tomodensitométries et des modèles virtuels en deux et trois dimensions n’ont montré aucune déformation survenue avant la naissance ou après la mort.
Michael Beck De Lotto estime donc que les déformations se sont produites durant la première année de vie, avant la solidification de la forme du crâne.
Le syndrome de la tête plate résulte souvent de périodes longues et répétées pendant lesquelles un nourrisson reste couché dans la même position.
Cette affection est principalement considérée comme esthétique. Elle n’est généralement pas tenue pour responsable d’une atteinte cérébrale ou d’autres symptômes.
Les cas modernes se concentrent généralement sur l’arrière de la tête. Les crânes de l’âge du Fer présentent plusieurs motifs d’aplatissement correspondant à différentes positions.
Leur forme suggère que certains nourrissons pouvaient être couchés sur le dos, la tête soutenue par des coussins, emmaillotés ou placés dans des berceaux.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Les chercheurs ne peuvent toutefois pas établir avec certitude quelles pratiques ont produit ces déformations.
Une étude italienne de 2018 a constaté ce syndrome chez 38 % des nourrissons âgés de 8 à 12 semaines.
Avant cette analyse, deux crânes présentant ce syndrome avaient été découverts au Pakistan et datés d’il y a 4 000 ans.
En Europe, la pathologie avait déjà été identifiée dans la Suisse du IVe siècle av. J.-C. et dans la République tchèque médiévale.
Une autre étude publiée la même semaine suggère que Homo erectus et Homo floresiensis présentaient également des cas de syndrome de la tête plate.
L’attention médicale portée au syndrome a fortement augmenté dans les années 1990 et au début des années 2000.
Cette hausse a suivi des campagnes recommandant de coucher les bébés sur le dos pour prévenir leur mort soudaine et inexpliquée pendant le sommeil.
Herbert Renz-Polster avance que la sédentarisation aurait favorisé des pratiques immobilisant davantage les bébés seuls sur le dos, dans des lits ou des berceaux.
La forme des crânes ne permet pas de déterminer si les nourrissons étaient emmaillotés, placés dans des berceaux ou couchés avec des coussins.
Le lien proposé entre la sédentarisation et l’immobilisation accrue des nourrissons reste une interprétation avancée par Herbert Renz-Polster.
Ils remontent aux VIIIe et IXe siècles av. J.-C., soit à au moins 2 800 ans.
Les chercheurs en ont identifié 11 parmi les 26 crânes examinés.
Elles se seraient formées durant la première année de vie, avant la solidification de la forme du crâne.
Non. Plusieurs positions ou pratiques de couchage sont envisagées, sans qu’une cause puisse être établie avec certitude.
Oui. La pathologie avait été identifiée dans des restes provenant de la Suisse du IVe siècle av. J.-C.