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International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
Après quatre vagues de chaleur en Europe cet été, plusieurs responsables politiques relancent le débat sur la réponse à la crise climatique. D’après The Guardian, Jean-Luc Mélenchon appelle à changer les façons de vivre, de produire et de commercer. Pedro Sánchez demande d’agir sur les causes, tandis que Friedrich Merz refuse de faire supporter le coût à l’industrie allemande. En France, l’environnement a gagné 12 points parmi les préoccupations électorales depuis juin.
L’Europe a subi quatre vagues de chaleur cet été, avec des records de température, des incendies sans précédent et des milliers de décès excédentaires, rapporte The Guardian.
Le continent se réchauffe deux fois plus rapidement que les autres régions du monde. Simon Stiell, responsable du climat aux Nations unies, parle de conséquences atteignant des niveaux d’urgence nationale.
Le week-end dernier, Jean-Luc Mélenchon a affirmé que cette crise imposait de changer les façons de vivre, de produire et de commercer.
Il s’exprimait au congrès d’été de La France insoumise, parti français de gauche radicale fondé par Jean-Luc Mélenchon en 2016.
Jean-Luc Mélenchon juge l’expression « changement climatique » rassurante. Il estime que les effets observés donnent plutôt l’impression d’atterrir sur une autre planète en sortant de chez soi.
À la mi-juillet, un sondage Ipsos, entreprise française de sondages implantée dans 90 pays, a mesuré une progression de 12 points depuis juin.
La protection de l’environnement occupait ainsi le quatrième rang des préoccupations des électeurs français.
Un autre sondage publié cette semaine présente Jean-Luc Mélenchon comme l’adversaire le plus probable de Marine Le Pen au second tour de la prochaine présidentielle française.
Raphaël Glucksmann a, cette semaine, défendu une transformation écologique mettant fin aux combustibles fossiles. Il promet une « révolution écologique » de 100 jours s’il devient président.
En Espagne, Pedro Sánchez affirme depuis longtemps que le changement climatique tue. Il demande désormais de réduire ses causes, plutôt que de traiter seulement ses conséquences.
En Allemagne, Friedrich Merz a déclaré cette semaine vouloir limiter le changement climatique et s’adapter à ses conséquences, sans imposer de coût à l’industrie nationale.
Il a été accusé tout l’été d’éviter le sujet par crainte de renforcer l’Alternative pour l’Allemagne, ou AfD, parti allemand d’extrême droite climatosceptique.
Au Royaume-Uni, des militants du Parti travailliste regrettent l’absence d’une impulsion gouvernementale, alors que davantage d’électeurs jugent l’action climatique nécessaire.
Le court-termisme, la polarisation politique et les inquiétudes sur le coût de la vie ont réduit la prise de parole de dirigeants européens.
Des partis populistes et d’extrême droite présentent aussi les lois écologiques comme une idéologie punitive pour les travailleurs ordinaires.
Les taxes carbone et les restrictions visant les chaudières comportent un risque électoral dans un contexte d’énergie chère, d’inflation alimentaire et de stagnation salariale.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Le climatologue français Jean Jouzel estime que la classe politique ne s’est pas encore confrontée à la réalité du réchauffement et doit l’aborder directement.
Il attribue une partie du problème au court-termisme. À ses yeux, un dirigeant doit avoir le courage de considérer le moyen et le long terme.
Le Monde décrit en France le silence de certains responsables et les déclarations inadéquates ou démagogiques d’autres élus. Cette situation affaiblit leur crédibilité à droite comme à gauche.
Le journal avertit que l’écart entre la conscience accrue de la crise et le manque d’engagement des élus nourrit une frustration et une colère croissantes.
L’Europe en a subi quatre, avec des records de température, des incendies sans précédent et des milliers de décès excédentaires.
Il appelle à changer les façons de vivre, de produire et de commercer.
À la mi-juillet, il occupait le quatrième rang après une progression de 12 points depuis juin.
Il veut limiter le changement climatique et s’y adapter sans imposer de coût à l’industrie allemande.
Le court-termisme, la polarisation politique et les craintes liées au coût de la vie y contribuent.