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International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 5 min
Equinor, la compagnie pétrolière nationale norvégienne, a enregistré 11,5 milliards de dollars de profits ajustés au deuxième trimestre 2026, quasi le double des 6,5 milliards réalisés un an plus tôt. Le groupe dépasse le consensus des analystes (11,37 milliards) grâce à la flambée du brent — le pétrole brut de référence internationale — liée au conflit américano-israélien contre l'Iran. La quasi-interruption du trafic dans le détroit d'Ormuz a conduit Equinor à augmenter sa production pour combler la demande. Ce 22 juillet 2026, le brent progresse de 3,3 % à 94,30 dollars le baril.
Equinor, la compagnie pétrolière nationale norvégienne fondée en 1972, a publié le 22 juillet 2026 des résultats trimestriels record. Ses profits ajustés atteignent 11,5 milliards de dollars (8,6 milliards de livres sterling) au deuxième trimestre 2026, soit près du double des 6,5 milliards enregistrés à la même période en 2025, selon The Guardian.
Le groupe dépasse les prévisions du marché : les analystes anticipaient un bénéfice ajusté de 11,37 milliards de dollars pour le trimestre.
Dès le début du conflit américano-israélien contre l'Iran, Equinor a augmenté sa production de pétrole et de gaz. La quasi-interruption du trafic dans le détroit d'Ormuz — détroit du golfe Persique reliant ce golfe au golfe d'Oman, passage stratégique pour le transit mondial de pétrole — avait laissé un vide dans l'approvisionnement mondial que le groupe a comblé.
Le brent — type de pétrole brut servant de référence internationale pour la fixation des prix — a oscillé entre 75 et plus de 100 dollars le baril entre avril et juin 2026. Un an plus tôt, il évoluait entre 60 et 70 dollars.
En juin 2026, les États-Unis et l'Iran ont signé un mémorandum d'entente. Les prix du pétrole avaient alors baissé temporairement, avant que les hostilités ne reprennent et que les cours ne repartent à la hausse.
Le 22 juillet 2026 au matin (heure de Londres), le brent progressait de 3,3 % à environ 94,30 dollars le baril. L'armée américaine venait de mener sa 11e nuit consécutive de frappes sur l'Iran, ciblant des hangars d'avions et des sites de stockage de drones.
Les Houthis yéménites — organisation islamiste chiite zaydite disposant d'une branche armée, classée terroriste par de nombreux États et alignée sur l'Iran — ont annoncé le 22 juillet 2026 un blocus naval contre l'Arabie saoudite. Ce pays dépend d'un pipeline vers la mer Rouge pour exporter ses millions de barils, la voie du détroit d'Ormuz restant restreinte.
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La forte production au deuxième trimestre nous a permis de capter de la valeur grâce à des prix plus élevés.
— Anders Opedal, PDG d'Equinor, le 22 juillet 2026
Anders Opedal a également souligné le rôle de l'énergie fiable dans un monde volatile.
Susannah Streeter, stratégiste en chef des investissements de la plateforme Wealth Club, indique que le brent a atteint environ 93 dollars le baril, son plus haut niveau en six semaines, en raison des risques croissants d'approvisionnement liés au blocage du détroit d'Ormuz et à la paralysie de pétroliers dans et autour du couloir maritime.
La durée et l'issue du conflit entre les États-Unis/Israël et l'Iran ne sont pas établies. Il n'est pas précisé si le mémorandum d'entente signé en juin 2026 est toujours formellement en vigueur ni si de nouvelles négociations sont en cours.
L'impact réel du blocus naval annoncé par les Houthis sur les exportations pétrolières saoudiennes n'est pas encore évalué à l'heure de la publication de cet article.
Deux facteurs principaux : la flambée des cours du brent (entre 75 et plus de 100 dollars le baril au T2 2026, contre 60–70 dollars un an plus tôt) et l'augmentation de la production d'Equinor pour combler la quasi-interruption des flux pétroliers du Golfe liée au conflit américano-israélien contre l'Iran.
Le détroit d'Ormuz est un passage maritime du golfe Persique, bordé par l'Iran au nord et les Émirats arabes unis et le sultanat d'Oman au sud. Il constitue l'une des voies de transit les plus importantes au monde pour le pétrole brut. Sa quasi-fermeture en 2026 perturbe directement l'approvisionnement mondial.
Les Houthis sont une organisation islamiste chiite zaydite yéménite disposant d'une branche armée, classée terroriste par de nombreux États et alignée sur l'Iran. Ils contrôlent le littoral à l'entrée de la mer Rouge et ont annoncé le 22 juillet 2026 un blocus naval contre l'Arabie saoudite, menaçant ses exportations pétrolières par pipeline.
Oui, en grande partie. L'État norvégien détient 70,26 % du capital d'Equinor (dont 3,26 % via Folketrygdfondet, le fonds national d'assurances). Les bénéfices record du groupe profitent donc majoritairement à l'État norvégien. Equinor est par ailleurs coté à la bourse d'Oslo et au NYSE.
Les deux pays ont signé un mémorandum d'entente en juin 2026, entraînant une baisse temporaire des prix du pétrole. Les hostilités ont repris par la suite, et les cours sont repartis à la hausse. Le 22 juillet 2026, le brent atteignait 94,30 dollars le baril, en hausse de 3,3 % en une matinée.