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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
L'OMS estime, le 14 juillet 2026, que le nombre réel de cas d'Ebola en République démocratique du Congo est deux à quatre fois supérieur aux 1 926 cas officiels. L'épidémie, déclarée il y a deux mois en Ituri, a causé 702 décès et s'est étendue à quatre provinces supplémentaires ainsi qu'en Ouganda. L'OMS la classe troisième plus grave de l'histoire et la plus rapide sur un mois. De nombreux malades meurent dans leur communauté sans jamais atteindre un établissement de santé, signal jugé alarmant par l'organisation.
Le 14 juillet 2026, selon France 24, Chikwe Ihekweazu, directeur du programme de gestion des urgences sanitaires à l'OMS, a estimé que l'ampleur réelle de l'épidémie d'Ebola en RDC représente au moins deux à quatre fois le nombre de cas officiels. La détection des cas progresse cependant chaque jour.
Le bilan officiel du gouvernement congolais recense 1 926 personnes infectées et 702 décès depuis le début de l'épidémie.
L'épidémie a été déclarée il y a deux mois en Ituri, province du nord-est de la RDC frontalière du Soudan du Sud et de l'Ouganda. Elle s'est depuis étendue à Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo et Haut-Uélé. Vingt cas ont par ailleurs été répertoriés en Ouganda.
L'OMS juge alarmant qu'un nombre important de nouveaux cas concernent des personnes décédées au sein de leur communauté, sans jamais avoir atteint un établissement de santé ni reçu de soins.
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Plus de 90 % des cas restent concentrés en Ituri. Le taux de suivi des contacts approche 80 %, 700 lits de traitement ont été déployés et les installations de laboratoire sont passées de 1 à 14 depuis le début de l'épidémie.
Deux traitements sont en cours d'essai sur le terrain. L'INRB (Institut national de recherche biomédicale de la RDC, créé sur le modèle des Instituts Pasteur), l'ANRS MIE (Maladies infectieuses émergentes, agence autonome de l'Inserm dédiée à la recherche sur les épidémies) et l'ONG Alima doivent prochainement annoncer un essai clinique supplémentaire.
Cet essai testera la prophylaxie post-exposition — un traitement préventif administré après une exposition potentielle à un agent infectieux pour prévenir l'installation de la maladie — à base de l'antiviral obeldesivir, chez les contacts proches de cas confirmés.
L'OMS classe cette épidémie au troisième rang des plus importantes de l'histoire des flambées d'Ebola et comme la plus rapide en termes de progression sur un seul mois parmi toutes les épidémies connues.
L'Ituri, province du nord-est de la RDC créée en 2015, partage ses frontières avec l'Ouganda et le Soudan du Sud. Sa position transfrontalière a favorisé la diffusion du virus au-delà du territoire congolais.
Le nombre exact de cas non détectés reste inconnu par définition. L'OMS reconnaît elle-même que la détection évolue d'un jour à l'autre, rendant tout bilan provisoire.
Les modalités précises de l'essai clinique de prophylaxie post-exposition à l'obeldesivir n'ont pas encore été publiées ; l'annonce officielle des organisateurs est attendue prochainement.
La maladie à virus Ebola — également appelée fièvre hémorragique Ebola — est provoquée par le virus Ebola, qui touche les primates et d'autres animaux tels que le porc.
De nombreux malades décèdent dans leur communauté sans avoir été testés ni pris en charge. Ces cas n'entrent pas dans les statistiques officielles. L'OMS estime le nombre réel deux à quatre fois supérieur au bilan publié.
Non. L'OMS la classe au troisième rang des épidémies d'Ebola les plus importantes jamais enregistrées. Elle est cependant la plus rapide en progression sur un seul mois parmi toutes les épidémies connues.
Deux traitements sont en cours d'essai sur le terrain. Un essai clinique supplémentaire portant sur l'antiviral obeldesivir, administré en prévention après exposition, est en cours de préparation pour les contacts de cas confirmés.
Oui. Vingt cas ont été répertoriés en Ouganda, pays frontalier de la province d'Ituri où l'épidémie a débuté.