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International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 5 min
EasyJet, compagnie aérienne à bas prix britannique, a publié le 23 juillet 2026 un bénéfice avant impôt de £85m pour le trimestre avril-juin 2026, en chute de 70% sur un an. La guerre en Iran, déclenchée fin février 2026, a alourdi la facture carburant de £105m. Le conseil d'administration recommande désormais une offre de rachat d'Apollo Global Management, société américaine de gestion d'actifs alternatifs, à £5,7 mrd — surenchérissant sur Castlelake à £5,5 mrd. Les règles européennes (51% de capital local obligatoire pour les droits de trafic intra-UE) font peser un doute sur les deux offres.
EasyJet, compagnie aérienne à bas prix britannique et deuxième compagnie européenne par nombre de passagers, a publié le 23 juillet 2026 un bénéfice avant impôt de £85m pour le trimestre avril-juin 2026. C'est une chute de 70% par rapport aux £286m du même trimestre en 2025, selon The Guardian.
La cause principale : une hausse de £105m des coûts de carburant sur la période. La flambée des prix de l'énergie a suivi le déclenchement des hostilités en Iran fin février 2026.
Le conseil d'administration d'easyJet a d'abord accepté une cinquième offre de Castlelake — fonds d'investissement américain spécialisé dans le crédit privé et le financement d'actifs aéronautiques — à £5,5 mrd. Apollo Global Management, société américaine de gestion d'actifs alternatifs, a ensuite surenchéri à £5,7 mrd (plus de £7 par action), et le conseil recommande désormais cette dernière offre.
Garry White, commentateur en chef des investissements chez Raymond James, estime que cette surenchère confirme la thèse du conseil : le marché sous-évalue easyJet depuis longtemps.
L'existence même d'une guerre d'enchères illustre ce que le conseil d'easyJet soutient depuis longtemps : que le marché sous-évalue l'entreprise et ses perspectives de croissance.
— Garry White, commentateur en chef des investissements, Raymond James
La réglementation européenne sur le marché unique aérien exige que 51% du capital des compagnies opérant dans l'UE soit détenu par des ressortissants ou entités locales — condition nécessaire pour conserver les droits de trafic intra-européens. Castlelake a proposé de nommer des co-investisseurs citoyens européens pour y satisfaire. Apollo n'a pas précisé comment il entend respecter cette obligation.
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Le 22 juillet 2026, un responsable européen anonyme a déclaré à Reuters qu'une révision de ces règles « protégerait l'autonomie stratégique » et maintiendrait le contrôle des compagnies régionales en Europe.
EasyJet n'est pas seule à souffrir. Ryanair a annoncé le lundi 21 juillet 2026 une chute de 34% de son bénéfice trimestriel, à €538m (£457m) pour la même période d'avril à fin juin 2026. Chez Ryanair, le prix du carburant a doublé sur les 20% de ses besoins non protégés par des contrats de couverture à prix fixe — les 80% restants avaient été sécurisés à l'avance, limitant l'exposition.
Kenton Jarvis, directeur général d'easyJet, indique que « la tarification a été attractive, générant une forte demande de réservations tardives pour les vols et les séjours ». Les passagers ont massivement adopté le mode de réservation de dernière minute plutôt qu'à l'avance.
EasyJet indique que les réservations commencent à s'améliorer. Les perspectives pour le reste de l'exercice dépendent toutefois des « réservations importantes restantes et des prix du carburant, qui restent volatils ».
Le titre easyJet a progressé de plus de 5% en début de séance le jeudi 23 juillet 2026. Il rattrapait ainsi en partie la chute de 10% enregistrée la veille, consécutive aux informations sur un possible durcissement des règles européennes de propriété aérienne.
Apollo n'a pas expliqué comment il compte respecter la règle européenne des 51% de propriété locale. La faisabilité réglementaire de son offre reste ouverte.
Les perspectives financières d'easyJet dépendent en grande partie de l'évolution des prix du carburant, que la compagnie elle-même qualifie de « volatils ».
Une éventuelle révision des règles européennes de propriété aérienne, évoquée par un responsable anonyme le 22 juillet 2026, n'a pas encore de calendrier précis ni de texte officiel connu.
Le coût du carburant a bondi de £105m en un trimestre, à cause de la flambée des prix du pétrole consécutive à la guerre en Iran, déclenchée fin février 2026. Cette hausse a absorbé une grande partie des revenus.
La réglementation européenne sur le marché unique aérien impose que 51% du capital d'une compagnie opérant dans l'UE soit détenu par des ressortissants ou entités européennes. Sans cela, la compagnie perd ses droits de trafic intra-européens.
Castlelake, fonds d'investissement américain actif dans le financement aéronautique, a formulé au moins cinq offres successives, dont une cinquième à £5,5 mrd initialement acceptée. Apollo Global Management, société américaine de gestion d'actifs alternatifs, a surenchéri à £5,7 mrd (plus de £7 par action), offre que le conseil recommande désormais.
Il s'agit d'une technique financière par laquelle une compagnie achète à l'avance du carburant à prix fixe pour se protéger des hausses de cours. Ryanair avait couvert 80% de ses besoins ; les 20% restants, non protégés, ont subi de plein fouet le doublement des prix.
Après une chute de 10% le 22 juillet 2026, liée aux inquiétudes sur les règles européennes de propriété, le titre a rebondi de plus de 5% le 23 juillet 2026 en début de séance.