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International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
L'Union européenne a rejeté le 14 juillet 2026 les arguments de Washington contre la Cour pénale internationale (CPI). Un jour plus tôt, le gouvernement américain avait annoncé son intention de « désactiver systématiquement » le tribunal. Le porte-parole de l'UE Anouar El Anouni a affirmé que la CPI « n'a pas pour cible les États souverains » et que les attaques contre ses responsables sont « tout simplement inacceptables ». Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, 11 responsables du tribunal ont été sanctionnés par Washington, dont le procureur en chef et 8 juges.
L'Union européenne a rejeté le 14 juillet 2026 les allégations américaines contre la Cour pénale internationale (CPI), juridiction pénale internationale créée en 1998 pour juger les crimes de génocide, contre l'humanité, de guerre et d'agression. Selon The Guardian, Washington avait annoncé la veille son intention de « désactiver systématiquement » le tribunal.
Le porte-parole de l'UE Anouar El Anouni a déclaré que la CPI « n'a pas pour cible les États souverains » et « exerce sa juridiction sur des individus, auteurs des crimes les plus graves ». Les attaques ou menaces contre ses responsables « sont tout simplement inacceptables ».
Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a publié le 13 juillet 2026 une vidéo affirmant que la CPI « menace chaque aspect de notre système politique et juridique ». Dans un éditorial, il a évoqué des agents des frontières et des élus américains « traînés devant un tribunal international ».
Le Département d'État a indiqué que sa campagne inclurait des pressions pour que d'autres nations se retirent de la CPI. Les pays qui refuseraient tout en bénéficiant de l'aide américaine feraient l'objet d'un « contrôle accru ».
Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, les États-Unis ont placé 11 responsables de la CPI sous sanctions, dont le procureur en chef et 8 juges. Ces mesures ont entraîné des annulations de cartes de crédit, de comptes Amazon et Google, et des interdictions de voyage aux États-Unis.
La CPI ne peut enquêter que sur des crimes commis dans des États parties au Statut de Rome — le traité international adopté en 1998 qui a créé le tribunal. Les États-Unis n'ayant pas ratifié ce traité, ils contestent toute autorité du tribunal sur leurs ressortissants.
Environ 100 pays ont par ailleurs signé des accords bilatéraux avec Washington s'engageant à ne pas livrer de ressortissants américains à la CPI.
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La CPI ne revendique pas de juridiction sur les actes commis aux États-Unis.
Roth a également accusé Rubio de dissimuler sa quête d'impunité pour de potentiels crimes de guerre américains derrière l'argument de la souveraineté nationale.
Un ancien haut responsable américain des sanctions — dont l'identité n'est pas précisée — a suggéré que la campagne contre la CPI aurait un caractère préventif, visant à bloquer toute enquête potentielle sur des actions américaines au Venezuela ou ailleurs à l'étranger. Cette information ne provient que d'une seule source et n'est pas confirmée.
Non directement sur le sol américain. La CPI ne peut exercer sa juridiction que sur des crimes commis dans des États parties au Statut de Rome. Les États-Unis n'ayant pas ratifié ce traité, le tribunal ne revendique pas de juridiction sur des actes commis sur le territoire américain.
L'UE affirme rester fermement attachée à la CPI. Elle considère que le tribunal juge des individus — et non des États souverains — et que les attaques contre ses responsables sont inacceptables.
Les 11 responsables sanctionnés ont vu leurs cartes de crédit annulées, leurs comptes sur des plateformes numériques (Amazon, Google) fermés et se sont vu interdire l'entrée aux États-Unis.
La CPI a ouvert en 2022 une enquête sur de possibles crimes de guerre en Ukraine après l'invasion russe. L'Ukraine figure parmi les pays potentiellement exposés aux pressions américaines visant à pousser des États à se retirer du tribunal.
Selon le Département d'État américain, les pays qui refusent de se retirer de la CPI tout en bénéficiant de l'aide de Washington feront l'objet d'un « contrôle accru ».