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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Le 1er août 2026, la présidente costaricienne Laura Fernández a accusé la chambre constitutionnelle du pays d'avoir commis un « coup d'État » contre l'Assemblée législative. La crise a éclaté après un arrêt du 30 juillet rendu à 4 voix contre 3, visant à garantir le fonctionnement de cette instance que le parti au pouvoir PPSO bloque depuis 2025 en refusant de désigner des magistrats suppléants. Le PPSO a annoncé qu'il n'obéirait plus aux arrêts constitutionnels. Procureur général, opposition et anciens présidents condamnent la position du gouvernement.
Le 1er août 2026, d'après El País, la présidente du Costa Rica Laura Fernández a diffusé un message vidéo aux côtés de députés officiels et du ministre Rodrigo Chaves. Elle y accusait la Sala Constitucional — instance judiciaire chargée du contrôle constitutionnel au Costa Rica — de commettre un « golpe de Estado » (coup d'État) contre l'Assemblée législative.
La crise a pour déclencheur un arrêt rendu le 30 juillet 2026 par la Sala Constitucional, adopté à 4 voix contre 3. Cet arrêt visait à garantir le fonctionnement de la chambre malgré le refus du PPSO — parti au pouvoir fondé par Rodrigo Chaves en 2022 — de désigner des magistrats suppléants depuis 2025. Ce blocage a provoqué l'accumulation de plus de 100 dossiers en suspens.
Le vendredi 31 juillet 2026, Nogui Acosta, chef de la fraction parlementaire du PPSO, a déclaré à la télévision que son parti n'obéirait désormais plus aux arrêts constitutionnels, les jugeant illégitimes et illégaux.
La présidente de l'Assemblée législative, Yara Jiménez, a annoncé le dépôt d'une plainte pénale pour prévarication contre les quatre magistrats ayant voté en faveur de l'arrêt. Elle les a publiquement qualifiés de « golpistas » (putschistes) et « usurpadores » (usurpateurs).
Laura Fernández a remporté l'élection présidentielle en février 2026, prolongeant le mouvement populiste lancé par Rodrigo Chaves lors de son arrivée au pouvoir en 2022. Depuis mai 2026, le PPSO dispose d'une majorité à l'Assemblée législative. Chaves cumule aujourd'hui les fonctions de ministre de la Présidence et des Finances.
L'appareil judiciaire costaricien (Poder Judicial) instruit des dizaines de causes contre Rodrigo Chaves et des fonctionnaires de l'actuel gouvernement. Le gouvernement a par ailleurs imposé des coupes budgétaires à cet appareil judiciaire, des coupes que les autorités judiciaires estiment limitantes pour la lutte contre le crime organisé, au pire moment de violence de l'histoire récente du pays.
Le magistrat Jorge Araya a défendu l'arrêt, affirmant qu'il vise à « rétablir l'ordre constitutionnel ». Il a ajouté que « les démocraties ne se défendent pas seules ».
Les démocraties ne se défendent pas seules.
— Jorge Araya, magistrat de la Sala Constitucional
Carlo Díaz, procureur général du Costa Rica, a déclaré à El País que l'exécutif chercherait à créer un chaos pour ensuite appliquer des mesures radicales supprimant les droits individuels. Il a également reproché au gouvernement son inaction face aux bandes criminelles.
Lors d'un débat télévisé face à Nogui Acosta, le chef de l'opposition Álvaro Ramírez a estimé que l'annonce de non-obéissance aux futurs arrêts constitutionnels est encore plus grave que l'arrêt lui-même.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Plusieurs anciens présidents costariciens de diverses tendances ont condamné le gouvernement. L'un d'eux a déclaré que « le seul responsable d'amener le pays à une crise institutionnelle aux dimensions dangereuses est le Gouvernement ».
L'identité exacte de l'ancien président ou de l'ancienne présidente ayant prononcé la déclaration sur la « crise institutionnelle » n'a pas pu être établie : la source El País est tronquée sur ce point.
La signification complète de l'acronyme PPSO et la définition institutionnelle précise de la Sala Constitucional n'ont pas de sources vérifiées disponibles dans les données de cet article. Ces termes sont décrits ici à partir du seul contexte fourni par les faits.
Les suites concrètes de la déclaration de non-obéissance aux arrêts constitutionnels — réponses institutionnelles, judiciaires ou politiques — restent à ce stade inconnues.
Depuis 2025, le PPSO refuse de désigner des magistrats suppléants pour la Sala Constitucional, provoquant l'accumulation de plus de 100 dossiers en suspens. Les motivations précises de ce refus ne sont pas détaillées dans les sources disponibles.
La Sala Constitucional est l'instance judiciaire du Costa Rica chargée de rendre des arrêts constitutionnels contraignants, avec des magistrats dont la désignation implique l'Assemblée législative. Aucune définition institutionnelle complète n'a été vérifiée dans les sources de cet article.
La présidente de l'Assemblée, Yara Jiménez, a déposé une plainte pénale pour prévarication contre les quatre magistrats. Les suites judiciaires de cette procédure ne sont pas encore connues à la date de publication.
Rodrigo Chaves a fondé le mouvement politique PPSO lors de sa présidence (2022). Il est aujourd'hui ministre de la Présidence et des Finances sous Laura Fernández, et était présent lors du message vidéo du 1er août 2026. Des dizaines de causes judiciaires sont en cours contre lui et des fonctionnaires du gouvernement actuel.