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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Dans un entretien paru le 22 juillet 2026 dans Paris Match, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce vouloir engager des « réformes structurelles, même modestes » dans le prochain budget, sans attendre l'élection présidentielle de 2027. Il juge le niveau de la dette et du déficit français « préoccupant, grave même » et se dit « pas très optimiste » sur le respect de la cible de 5 % du PIB pour 2026. Parmi ses pistes : révision du remboursement de certains médicaments, bonus-malus numérique entre ministères et verdissement d'un fonds destiné aux collectivités locales. La ministre de l'Écologie Monique Barbut est par ailleurs susceptible de quitter le gouvernement.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu déclare vouloir engager des « réformes structurelles, même modestes » dans le prochain budget français. Il tient ces propos dans un entretien paru le 22 juillet 2026 dans Paris Match, rapporté par France 24. Sa démarche vise à agir sans attendre l'élection présidentielle de 2027.
Lecornu veut faire adopter ce budget « dans l'hiver », afin de ne pas entraver le futur président dès son entrée en fonction. Il avertit que les candidats qui empêcheraient tout budget à l'automne « prendraient la responsabilité de condamner leur propre première année de quinquennat ».
Le Premier ministre juge la dette et le déficit français « préoccupant, grave même ». Ce niveau, dit-il, « limite notre liberté d'action et nous place en situation de vulnérabilité ». Il se dit « pas très optimiste » sur les objectifs de déficit pour 2026 et 2027.
Le ministre de l'Économie Roland Lescure avait déjà jugé début juillet 2026 que la cible de 5 % du PIB pour 2026 était « difficile à atteindre ».
Lecornu cite deux facteurs externes pesant sur les finances publiques. D'abord, la guerre en Iran et son impact sur les prix de l'énergie. Ensuite, le surcoût de l'engagement des forces armées françaises dans le Golfe.
Sur les recettes, le Premier ministre prône la stabilité fiscale. Il n'exclut pas d'interroger l'efficacité de certaines niches fiscales — des avantages permettant aux contribuables de réduire leur impôt, comme des réductions ou crédits d'impôt. Il entend aussi intensifier la lutte contre la fraude.
Côté santé, Lecornu propose de réduire le remboursement des médicaments à faible bénéfice thérapeutique. Il envisage aussi de demander un effort aux assurés achetant plus de 50 boîtes de médicaments par an ou consultant un médecin plus de 25 fois par an. Les personnes les plus fragiles socialement seraient protégées.
Pour inciter les ministères à investir dans le numérique et l'intelligence artificielle, Lecornu propose un bonus-malus budgétaire entre administrations.
Il plaide aussi pour « verdir » le FCTVA, le fonds de compensation pour la TVA. Ce mécanisme est un prélèvement sur les recettes de l'État destiné à financer les investissements des collectivités territoriales. Lecornu veut y valoriser les dépenses consacrées à l'adaptation au changement climatique.
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préoccupant, grave même
— Sébastien Lecornu, Premier ministre, sur le niveau de la dette et du déficit français, Paris Match, 22 juillet 2026
limite notre liberté d'action et nous place en situation de vulnérabilité
— Sébastien Lecornu, Premier ministre, Paris Match, 22 juillet 2026
La ministre de la Transition écologique Monique Barbut est susceptible de quitter le gouvernement. Elle s'oppose à une disposition d'une loi agricole adoptée au Parlement. Ce texte ouvre la porte à la réintroduction en France d'un pesticide autorisé dans l'Union européenne mais interdit sur le territoire national.
Lecornu assure la ministre de sa confiance. Il estime néanmoins que les membres du gouvernement doivent concilier leurs convictions personnelles et les compromis nécessaires avec les parlementaires.
Il n'est pas précisé si Monique Barbut quittera effectivement le gouvernement. La loi agricole visée par ce désaccord n'est pas nommée dans les sources disponibles.
Les sources ne détaillent pas les économies attendues des mesures proposées. La capacité du gouvernement à faire adopter un budget avant la fin de l'hiver 2026-2027 n'est pas établie.
Lecornu estime qu'attendre les élections bloquerait l'action du futur gouvernement dès sa première année. Il veut un budget adopté « dans l'hiver » pour ne pas contraindre le prochain président élu en mai 2027.
La cible officielle pour 2026 est de 5 % du PIB. Le ministre de l'Économie Roland Lescure l'avait jugée « difficile à atteindre » début juillet 2026. Lecornu se dit lui-même « pas très optimiste » sur ce point.
Il propose de réduire le remboursement des médicaments à faible bénéfice thérapeutique. Les assurés achetant plus de 50 boîtes par an ou consultant un médecin plus de 25 fois par an pourraient être mis à contribution, sauf les personnes les plus fragiles socialement.
Le FCTVA (fonds de compensation pour la TVA) est un prélèvement sur les recettes de l'État destiné à financer les investissements des collectivités territoriales. Lecornu veut y favoriser les dépenses consacrées à l'adaptation au changement climatique.
Monique Barbut s'oppose à une disposition de loi agricole permettant la réintroduction d'un pesticide autorisé dans l'UE mais interdit en France. Lecornu lui exprime sa confiance tout en rappelant qu'un ministre doit trouver l'équilibre entre ses convictions et les compromis parlementaires.