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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
En Belgique, un nombre croissant d’organisations criminelles utilisent des locations de courte durée pour cacher de l’argent, des drogues, des armes ou des personnes. La commissaire nationale aux drogues Ine Van Wymersch alerte aussi sur leur utilisation pour stocker et conditionner des stupéfiants. Début août, la police a saisi 3,3 kg de cocaïne et 4 845 euros dans un appartement Airbnb à Bruxelles. Les autorités ne disposent toutefois d’aucune estimation précise de l’ampleur du phénomène.
Un nombre croissant d’organisations criminelles détournent des locations de courte durée en Belgique, rapporte The Guardian, citant Ine Van Wymersch.
Ces hébergements servent à dissimuler de l’argent, des drogues, des armes ou des personnes. Ils permettent aussi de stocker et conditionner des stupéfiants.
La flexibilité des réservations et des annulations aide les trafiquants à s’adapter à l’arrivée incertaine des cargaisons, notamment entre Anvers et Marseille.
Lors d’un week-end au début du mois d’août, la police a perquisitionné un appartement Airbnb soupçonné de servir au stockage et au conditionnement.
Les policiers y ont saisi 3,3 kg de cocaïne et 4 845 euros en espèces.
En 2024, onze personnes ont aussi été condamnées pour un vaste trafic de drogues entre la Belgique et le Royaume-Uni.
Dans cette affaire, des stupéfiants estimés à 21 millions d’euros avaient été saisis dans une location Airbnb à Staden, en Flandre-Occidentale.
Clément Eulry, responsable d’Airbnb pour la France et le Benelux, affirme que les réservations criminelles restent une infime minorité.
L’entreprise traite des millions de réservations chaque année. Elle utilise notamment l’intelligence artificielle pour repérer les opérations suspectes.
Airbnb signale à la police et aux autorités locales les cas impliquant des locataires problématiques.
Ine Van Wymersch estime que l’essor du commerce électronique facilite fortement les activités du crime organisé.
Elle cite les adresses électroniques anonymes, les communications chiffrées, les cryptomonnaies et la généralisation des livraisons de colis.
Les entreprises de livraison risquent aussi d’être instrumentalisées. Le passage de camionnettes et la remise de colis sont devenus des scènes ordinaires.
Ine Van Wymersch est devenue en 2023 la première commissaire nationale aux drogues de Belgique.
Sa nomination est intervenue après qu’Anvers s’est imposée comme l’une des principales portes d’entrée de la cocaïne en Europe.
Elle a également suivi une vague de violences et de menaces liées à la drogue dans le pays.
En 2022, le ministre belge de la Justice de l’époque a vécu sous protection policière après la découverte d’un projet présumé d’enlèvement.
Anvers a connu des attaques à la grenade. Une fille de 11 ans a été tuée par balle dans un conflit entre bandes rivales de trafiquants.
L’année dernière, un juge d’instruction anonyme a vécu quatre mois dans une maison sécurisée. Il a averti d’un risque de narco-État.
Van Wymersch maintient que ce risque existe si aucune mesure n’est prise.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Sa stratégie donne la priorité au ciblage de l’argent criminel et des petits commerces utilisés pour le blanchiment.
Elle mentionne notamment les salons de coiffure, les bars à ongles et les magasins de nuit.
Elle demande aux autorités locales d’inspecter les commerces suspects, présentés comme les éléments de réseaux plus vastes.
Elles servent à cacher de l’argent, des drogues, des armes ou des personnes, ainsi qu’à stocker et conditionner des stupéfiants.
La police a saisi 3,3 kg de cocaïne et 4 845 euros dans un appartement du centre-ville.
L’entreprise affirme utiliser l’intelligence artificielle pour détecter les réservations suspectes et signaler certains cas aux autorités.
Non. Elles ne disposent pas d’une estimation précise de cette utilisation criminelle.