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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
La sénatrice australienne Pauline Hanson, cheffe du parti national-conservateur One Nation, a qualifié la violence domestique de phénomène « à double sens » le 22 juillet 2026 sur la radio 4BC Mornings. Ces propos, tenus sur fond de vive inquiétude nationale — quatre femmes tuées en quatre jours début juillet —, ont provoqué des condamnations de la ministre des Services sociaux, du camp conservateur et de plusieurs associations. Selon l'Australian Institute of Health and Welfare, environ 25 % des femmes australiennes ont subi des violences d'un partenaire intime, contre 7,3 % des hommes.
Le 22 juillet 2026, Pauline Hanson, cheffe du parti One Nation — formation nationale-conservatrice et populiste de droite — a qualifié la violence domestique de « two-way street », soit un phénomène allant dans les deux sens, lors d'une interview sur la radio 4BC Mornings, selon ABC News.
Elle répondait au député One Nation Barnaby Joyce, qui avait déclaré le même jour qu'il n'est « pas cool de perdre le contrôle ». Hanson a invoqué les pressions économiques — coût de la vie et perte d'emploi — comme facteurs aggravant les tensions au sein des foyers.
La sénatrice a aussi conseillé aux femmes victimes de ne pas subir la violence et de quitter leur foyer si elles ne s'y sentent pas en sécurité.
La ministre des Services sociaux Tanya Plibersek a condamné ces déclarations, estimant qu'elles envoient aux victimes le message que la violence est de leur faute. Elle a rappelé que la violence n'est jamais une réponse.
Du côté conservateur, Jonno Duniam, ministre fantôme des Affaires intérieures, a condamné les propos sur ABC, jugeant qu'ils manquent d'empathie et peuvent avoir un impact négatif. Il a toutefois reconnu qu'il est « une folie » de nier que les femmes sont davantage victimes de violences conjugales.
Michelle Povah, directrice générale du refuge sydnéen Women and Children First, a rejeté le conseil de « partir ». Elle souligne que de nombreuses victimes vivent sous contrôle coercitif — surveillance des déplacements, finances contrôlées, contacts restreints — et que la séparation représente l'un des moments les plus dangereux.
Adrianne Walters, directrice exécutive de Women's Legal Services Australia, a qualifié ce propos d'« incompréhension fondamentale de la réalité » pour les femmes vivant dans la peur et sans ressources financières pour quitter leur foyer.
Nicole Yade, directrice générale du Women's and Girls' Emergency Centre, a jugé le manque d'empathie de Hanson « profondément décevant », d'autant plus que la sénatrice a elle-même vécu des violences domestiques.
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Ces déclarations surviennent dans un contexte de vive inquiétude nationale. Début juillet 2026, quatre femmes ont été tuées en quatre jours en Australie, suscitant des appels à la création d'une commission royale — organisme d'enquête publique majeure aux pouvoirs judiciaires étendus, lancé à l'instigation du gouvernement — sur les violences faites aux femmes.
Aucune réponse publique de Pauline Hanson ou de One Nation aux critiques formulées après l'interview n'a été rapportée dans les sources disponibles. La date de référence des données de l'Australian Institute of Health and Welfare sur les violences conjugales n'est pas précisée dans les informations disponibles.
Le 22 juillet 2026, la sénatrice a qualifié la violence domestique de phénomène « à double sens » lors d'une interview radio, suggérant une responsabilité partagée entre les partenaires. Elle a aussi cité les pressions économiques comme facteur aggravant et conseillé aux victimes de quitter leur foyer.
Des associations comme Women and Children First expliquent que de nombreuses victimes vivent sous contrôle coercitif — isolement financier, surveillance, contacts restreints — et ne peuvent pas facilement partir. La période de séparation est par ailleurs l'une des plus dangereuses pour les victimes de violences conjugales.
Dans les pays du Commonwealth, une commission royale est un organisme d'enquête publique majeure, lancé à l'instigation du gouvernement, doté de pouvoirs judiciaires étendus mais limités à sa mission spécifique.
Selon l'Australian Institute of Health and Welfare, environ 25 % des femmes australiennes ont subi des violences physiques ou sexuelles de la part d'un partenaire intime, contre 7,3 % des hommes.