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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
La Federal Court australienne a rejeté, le 27 juillet 2026, l'appel de la sénatrice Pauline Hanson, du parti national-conservateur One Nation, contre sa condamnation pour discrimination raciale envers la sénatrice Greens Mehreen Faruqi. La cour de Sydney a confirmé que Hanson avait violé l'article 18C de la loi australienne sur la discrimination raciale (Racial Discrimination Act) en publiant, en septembre 2022, un tweet enjoignant Faruqi à « foutre le camp au Pakistan ». L'argument constitutionnel avancé par la défense a été rejeté. Hanson se dit « déçue » et envisage un recours devant la High Court of Australia.
La Federal Court australienne a rejeté, le 27 juillet 2026, l'appel de la sénatrice Pauline Hanson contre sa condamnation pour discrimination raciale. Selon ABC News et The Guardian, le jugement a été rendu à Sydney par les juges Melissa Perry, Geoffrey Kennett et Elizabeth Bennett.
Hanson est sénatrice de Pauline Hanson's One Nation, parti national-conservateur et de droite populiste australien. Sa plaignante, Mehreen Faruqi, est sénatrice du parti Greens.
En septembre 2022, le jour de la mort de la reine Élisabeth II, Faruqi publie un message déclarant ne pas pouvoir pleurer « le chef d'un empire raciste bâti sur des vies, des terres et des richesses volées à des peuples colonisés ».
Hanson lui répond par un tweet lui enjoignant de « faire ses valises et de foutre le camp au Pakistan » (en anglais : « pack your bags and piss off back to Pakistan »). Ce message est au cœur de la procédure judiciaire.
En novembre 2024, le juge de première instance Angus Stewart conclut que Hanson a violé l'article 18C de la loi australienne sur la discrimination raciale (Racial Discrimination Act). Il lui ordonne de supprimer le tweet litigieux.
Stewart qualifie le tweet d'« anti-musulman ou islamophobe » et estime qu'il était « écrasamment probable » que Hanson savait que Faruqi était musulmane, contrairement à ce que la sénatrice avait plaidé.
Le juge qualifie l'affaire de « cas test » : Faruqi souhaitait établir qu'une forme d'abus courant est illégale, tandis que Hanson cherchait à faire invalider l'article 18C au nom de la liberté de communication politique.
En appel, les avocats de Hanson avancent un argument constitutionnel : l'article 18C ne saurait s'appliquer aux communications politiques, qui bénéficieraient de la liberté implicite de communication politique, une protection non écrite garantie par la Constitution australienne.
La Federal Court rejette cet argument et confirme que la législation anti-discrimination peut coexister avec cette liberté constitutionnelle.
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pack your bags and piss off back to Pakistan
— Pauline Hanson, tweet de septembre 2022 adressé à Mehreen Faruqi
Absente de l'audience, Hanson a réagi via X en se disant « déçue » et en annonçant qu'elle envisageait un recours devant la High Court of Australia.
Faruqi était présente à l'audience. La juge Melissa Perry a réservé sa décision sur les dépens.
Il n'est pas encore établi si Hanson déposera effectivement un recours devant la High Court of Australia. La décision sur les dépens n'avait pas été rendue au moment du jugement d'appel.
Elle a publié en septembre 2022 un tweet demandant à la sénatrice Mehreen Faruqi de « foutre le camp au Pakistan ». Le juge a conclu que ce message violait l'article 18C de la loi australienne sur la discrimination raciale, le qualifiant d'« anti-musulman ou islamophobe ».
C'est la disposition de la loi australienne sur la discrimination raciale dont les tribunaux ont jugé que Hanson avait violé les termes. La cour d'appel a confirmé que cette loi peut coexister avec la liberté constitutionnelle de communication politique.
Oui. Elle a déclaré le 27 juillet 2026 envisager un recours devant la High Court of Australia. Aucune démarche officielle n'avait été annoncée au moment du jugement d'appel.
Selon le juge Stewart, les deux parties avaient des objectifs opposés : Faruqi souhaitait établir qu'une forme d'abus courant est illégale, tandis que Hanson cherchait à faire invalider l'article 18C au nom de la liberté de communication politique.