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International
Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
Cinq ans après leur prise de pouvoir en Afghanistan, les talibans cherchent à sortir de leur isolement diplomatique. Plusieurs pays ont récemment accueilli leurs responsables ou ouvert de nouveaux canaux de communication. La Russie a signé un accord de coopération militaire et des représentants européens ont abordé les retours de demandeurs d’asile déboutés. Des militants craignent que ces contacts affaiblissent la pression internationale en faveur des droits humains.
Cinq ans après leur retour au pouvoir, les talibans mènent un effort diplomatique pour réduire leur isolement, rapporte The Guardian. Plusieurs pays renouent avec eux ou intensifient leurs contacts.
Les talibans ont pris Kaboul en 2021, après vingt ans d’insurrection. La politique d’isolement adoptée après cette prise de pouvoir se fragmente depuis lors.
L’Inde, le Qatar, la Chine, l’Iran et plusieurs États d’Asie centrale ont récemment accueilli des responsables talibans ou établi de nouveaux canaux de communication.
Cette évolution conduit à une reconnaissance informelle ou de facto, c’est-à-dire présente dans la pratique sans nécessairement l’être juridiquement. Certains commentateurs occidentaux défendent une reconnaissance élargie ou davantage de dialogue discret.
La Russie, qui avait reconnu le gouvernement taliban un peu plus d’un an auparavant, a signé un accord de coopération militaire le mois dernier.
En juin, des représentants européens ont rencontré des responsables talibans à Bruxelles. Les discussions ont porté sur le renvoi en Afghanistan de demandeurs d’asile déboutés.
Il s’agissait de la première rencontre formelle de ce type depuis 2021. La partie européenne a présenté les échanges comme techniques et centrés sur les retours.
Un porte-parole taliban a au contraire décrit cette rencontre comme historique. Il y voit une étape vers une normalisation des relations consulaires avec les pays européens.
Plusieurs pays européens ont aussi approfondi individuellement leurs contacts avec Kaboul.
Le rapprochement repose notamment sur des préoccupations de sécurité régionale et sur la volonté occidentale de réduire l’immigration illégale.
Il est aussi alimenté par l’idée que les talibans resteront probablement au pouvoir dans un avenir prévisible.
Cette année, des responsables du Tadjikistan, du Turkménistan, du Kirghizstan, de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan ont visité Kaboul ou d’autres villes afghanes.
Ils recherchent des routes commerciales et des accords de gazoducs. Ces projets doivent donner à leurs pays enclavés un accès aux ports maritimes ou à des pays tiers.
L’Inde a également renforcé des relations refroidies après la prise de Kaboul en 2021. Cette démarche intervient sur fond de nouvelles tensions entre les talibans et le Pakistan.
Les Nations unies rapportent une récente « cascade » d’édits et de lois talibans. Ces mesures interdisent l’université et la plupart des emplois aux femmes.
Les adolescentes sont privées d’éducation et des codes vestimentaires stricts ont été imposés. Les minorités sont persécutées, tandis que militants et journalistes subissent la répression.
En mars, les Nations unies ont qualifié l’Afghanistan de « cimetière des droits humains ».
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Des militants craignent que la multiplication des relations bilatérales affaiblisse une exigence internationale cohérente d’amélioration des droits humains contre toute concession diplomatique.
Fereshta Abbasi estime que le dialogue peut aider les organismes d’aide à atténuer la crise humanitaire. Elle demande toutefois de conditionner tout rapprochement à des progrès réels sur les droits humains.
Ils cherchent à sortir de leur isolement cinq ans après leur prise de pouvoir en Afghanistan.
L’Inde, le Qatar, la Chine, l’Iran et plusieurs États d’Asie centrale ont établi ou renforcé des contacts.
Elles ont concerné le renvoi en Afghanistan de demandeurs d’asile déboutés.
Ils craignent une pression internationale moins cohérente concernant les droits des femmes et les autres droits humains.