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Économie
Desk Économie · · Résumé 30 s · Article 5 min
Le brut WTI a bondi de 4,1 % à 74,33 dollars le baril et le Brent de 3,88 % à 78,96 dollars le 12 juillet 2026 au soir, après une quatrième vague de frappes américaines contre l'Iran en l'espace d'une semaine. L'armée américaine a répondu à une attaque des Gardiens de la révolution iraniens (IRGC) contre un porte-conteneurs dans le détroit d'Ormuz. L'Iran a déclaré le détroit fermé « jusqu'à nouvel ordre » et frappé des bases américaines en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn et à Oman. Le commandement militaire américain (Centcom) dément la fermeture.
Les cours du pétrole ont fortement progressé le 12 juillet 2026 à la suite d'une nouvelle escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran autour du détroit d'Ormuz. Le brut WTI a bondi de 4,1 % à 74,33 dollars le baril et le Brent de 3,88 % à 78,96 dollars à 21 h 15 (heure de l'Est), selon CNBC et Bloomberg.
L'armée américaine — via le Centcom (Commandement central des États-Unis, responsable des opérations militaires américaines au Moyen-Orient, basé au Qatar) — a lancé le 12 juillet 2026 une quatrième série de frappes contre l'Iran en l'espace d'une semaine. La veille, 140 cibles iraniennes avaient déjà été atteintes.
Ces frappes répondaient à une attaque des Gardiens de la révolution islamique (IRGC, force paramilitaire de la République islamique d'Iran placée sous l'autorité directe du Guide suprême) contre un porte-conteneurs en transit dans le détroit d'Ormuz.
En représailles, l'Iran a frappé le même jour des installations militaires américaines en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn et à Oman, selon Tasnim, agence de presse iranienne fondée en 2012, qualifiée d'agence semi-officielle de la République islamique d'Iran.
L'Iran a déclaré la fermeture du détroit d'Ormuz — voie maritime reliant le golfe Persique au golfe d'Oman — « jusqu'à nouvel ordre ». Téhéran exige en outre que les navires empruntent une route nord à travers ses eaux territoriales, revendiquant ainsi le contrôle du passage.
jusqu'à nouvel ordre
— Iran, déclarant la fermeture du détroit d'Ormuz, 12 juillet 2026
Le Centcom a formellement démenti cette affirmation, assurant que le trafic se poursuivait et que le détroit restait « ouvert à tout navire souhaitant transiter légalement ». Donald Trump a tenu le même discours dans une interview diffusée le 12 juillet 2026 sur NBC News (émission Meet the Press).
Des données partielles confirment un trafic résiduel : la société Windward — spécialisée dans le renseignement maritime par intelligence artificielle et suivi de navires par données AIS — avait identifié 9 navires en transit dans le détroit le 11 juillet 2026. Le Joint Maritime Information Center (JMIC), centre d'information maritime conjoint dirigé par les États-Unis et basé à Bahreïn, a confirmé que la route sud via les eaux omanaises restait ouverte dans les deux sens, tout en qualifiant la situation sécuritaire de « sévère » et en appelant les marins à une « vigilance extrême ».
Au-delà du pétrole brut, le gaz naturel européen a ajouté jusqu'à 2,7 % lors de la même séance. Ces hausses s'inscrivent dans une tendance déjà marquée : le Brent avait progressé de 5,4 % au cours de la seule semaine précédant le 12 juillet 2026, selon Bloomberg, reflet d'une prime de risque géopolitique croissante.
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Le conflit remonte aux frappes conjointes américano-israéliennes contre l'Iran du 28 février 2026. Avant cet événement, environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole transitaient par le détroit d'Ormuz, faisant de ce passage l'une des voies maritimes les plus stratégiques pour l'énergie mondiale.
L'Iran a commencé à attaquer des navires commerciaux en mars 2026, provoquant l'effondrement du trafic dans le détroit. Un accord de paix intérimaire signé le 17 juin 2026 avait permis une reprise partielle du transit. La crise du week-end des 11-12 juillet découle d'interprétations divergentes des termes de cet accord.
Le statut effectif du détroit d'Ormuz demeure la principale inconnue. L'Iran en affirme la fermeture ; le Centcom et Washington la démentent. Les données de navigation disponibles — 9 navires en transit le 11 juillet 2026 — ne permettent pas de trancher. La route nord exigée par Téhéran et la route sud défendue par Washington renvoient à deux interprétations incompatibles de l'accord du 17 juin 2026.
Les bilans humains et matériels des frappes du 12 juillet 2026 — américaines contre l'Iran comme iraniennes sur les installations en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn et à Oman — ne sont pas disponibles dans les sources consultées.
Avant la crise de 2026, environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole y transitaient quotidiennement. Ce bras de mer entre le golfe Persique et le golfe d'Oman constitue la principale sortie maritime pour les exportations pétrolières de la région.
Les positions divergent. L'Iran le déclare fermé « jusqu'à nouvel ordre ». Le Centcom et Donald Trump affirment que le trafic se poursuit. Le JMIC confirme la praticabilité de la route sud via les eaux omanaises, et Windward avait suivi 9 navires en transit le 11 juillet 2026.
Environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole transitaient par le détroit avant la crise. La quatrième vague de frappes en une semaine et les déclarations iraniennes de fermeture ont amplifié les craintes d'une disruption de l'approvisionnement mondial.
Un accord de paix intérimaire entre les États-Unis et l'Iran, censé définir les modalités de réouverture du détroit d'Ormuz. Les deux parties en ont interprété les termes de façon divergente, alimentant la crise de juillet 2026.
Selon Tasnim, agence de presse semi-officielle iranienne, l'Iran a visé des installations militaires américaines en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn et à Oman.