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Climat
Herz — Desk Climat · · Résumé 30 s · Article 5 min
Une étude du World Weather Attribution (WWA) publiée le 31 juillet 2026 conclut que le réchauffement climatique a rendu les conditions propices aux incendies au moins 20 fois plus probables en Espagne et au moins deux fois plus probables en France. Depuis début juillet, les feux ont tué des personnes, détruit des milliers de maisons et contraint plus de 300 000 personnes à fuir. La fumée a provoqué des pics de pollution jusqu'à 20 fois le seuil acceptable, ressentis jusqu'à 400 km des foyers. Trois pompiers ont péri en Grèce.
Le World Weather Attribution (WWA), réseau scientifique international fondé en 2014 pour quantifier la responsabilité du réchauffement climatique dans les événements météorologiques extrêmes, a publié le 31 juillet 2026 une étude sur les incendies qui frappent l'Europe. Selon ce travail, relayé par The Guardian, le réchauffement a rendu les conditions chaudes, sèches et venteuses propices aux feux au moins 20 fois plus probables en Espagne, et au moins deux fois plus probables en France.
Depuis début juillet 2026, de graves incendies brûlent en Espagne et en France. Ils ont tué des personnes, détruit des milliers de maisons et contraint plus de 300 000 personnes à fuir leurs domiciles.
De grands incendies ont également éclaté au Royaume-Uni et en Grèce. En Grèce, trois pompiers ont perdu la vie.
Pour établir ces chiffres, le WWA a utilisé le Daily Severity Rating (DSR), un indice qui mesure la gravité potentielle d'un incendie s'il venait à se déclencher, en intégrant des paramètres météorologiques tels que le vent, l'humidité et la température. Les chercheurs ont retenu la période de sept jours consécutifs affichant les DSR les plus élevés pour chaque pays. Ils ont ensuite comparé le monde actuel — à 1,4 °C de réchauffement par rapport à l'ère pré-industrielle — à un scénario sans influence humaine sur le climat.
Les incendies ont été aggravés par ce que les chercheurs nomment l'effet de fouet climatique : un hiver et un printemps anormalement humides ont stimulé la croissance de la végétation, qui s'est ensuite rapidement asséchée sous un été chaud et sec. Cette biomasse abondante et desséchée a fourni un combustible anormalement élevé aux incendies. Le réchauffement climatique amplifie ce mécanisme en rendant les hivers européens plus humides et les étés plus chauds et arides.
Le Dr Augustin Colette, de l'Institut national français de l'environnement industriel et des risques (INERIS), a documenté des pics de pollution particulaire atteignant 20 fois le seuil de qualité d'air acceptable. Une très mauvaise qualité de l'air a été ressentie jusqu'à 400 km des foyers d'incendie.
À l'échelle mondiale, environ 1,5 million de personnes voient leur vie écourtée chaque année par la fumée des incendies de forêt.
Une précédente étude du WWA avait établi que la canicule de fin juin 2026 — estimée à environ 20 000 morts en Europe — n'aurait pas pu se produire sans la chaleur supplémentaire piégée par la pollution carbone humaine. Les mégafeux de juillet constituent ainsi un deuxième signal d'attribution climatique pour l'été 2026.
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Ces mégafeux montrent la rapidité avec laquelle la chaleur extrême liée au climat peut transformer des incendies en catastrophes nationales dévastatrices.
— Simon Stiell, chef du climat de l'ONU
Simon Stiell a également appelé tous les pays à accélérer la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables.
Le nombre exact de victimes humaines des incendies en Espagne et en France n'est pas précisé dans les données disponibles. Le total définitif des maisons détruites reste à établir. Les valeurs du WWA constituent des seuils minimaux (« au moins 20 fois » en Espagne, « au moins deux fois » en France) : l'impact réel du réchauffement sur la probabilité de ces conditions pourrait être supérieur.
Le WWA est un réseau scientifique international fondé en 2014. Il mène des études pour quantifier la part du réchauffement climatique dans les événements météorologiques extrêmes, permettant d'établir un lien de causalité entre les émissions humaines et un phénomène climatique précis.
Les chercheurs ont utilisé le Daily Severity Rating (DSR), un indice mesurant la gravité potentielle d'un incendie selon des paramètres météorologiques (vent, humidité, température). Ils ont comparé les niveaux de DSR des sept jours les plus sévères dans le climat actuel (1,4 °C de réchauffement) à ceux d'un monde sans influence humaine sur le climat.
C'est l'alternance rapide entre conditions météorologiques opposées : un hiver et un printemps humides stimulent la végétation, qui s'assèche ensuite sous un été chaud et sec. Cette biomasse abondante et desséchée devient un combustible idéal pour les incendies. Le réchauffement climatique amplifie ce mécanisme.
La fumée peut faire grimper les niveaux de pollution particulaire jusqu'à 20 fois le seuil acceptable, avec des effets ressentis jusqu'à 400 km des foyers. À l'échelle mondiale, environ 1,5 million de personnes voient leur vie écourtée chaque année par la fumée des incendies de forêt.
Simon Stiell, chef du climat de l'ONU, a déclaré que ces mégafeux illustrent la rapidité avec laquelle la chaleur extrême peut transformer des incendies en catastrophes nationales. Il a appelé tous les pays à accélérer la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables.